www.dhnet.be

Aller en bas

Annonce www.dhnet.be

Message par Cédric Istasse le Ven 16 Juin 2006 - 13:48

Jour après jour, toutes les informations parues sur le site Internet du journal belge "le Dernière Heure"
avatar
Cédric Istasse
[ Administrateur ]
[ Administrateur ]

Masculin
Nombre de messages : 230
Age : 37
Ville : Namur
Emploi : Enseignant
Date d'inscription : 15/06/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Annonce Dimanche 11 juin 2006

Message par Cédric Istasse le Ven 16 Juin 2006 - 13:53

Deux disparitions à Liège
(11/06/2006)

Deux soeurs de 8 et 11 ans ne donnent plus de nouvelle
LIEGE Deux fillettes ont disparu à Liège samedi depuis 02h00. Il s'agit de demi-soeurs Nathalie Mahy, 11 ans, et Stacy Lemmens, 8 ans, toutes deux de Liège, a-t-on appris de source policière.

Les demi-soeurs se trouvaient en compagnie de leurs parents ainsi que de quatre frères ou soeurs à la braderie du quartier Saint-Léonard, à Liège. Vers 01h00, le père a quitté les lieux, laissant sur place sa compagne et les six enfants.

Vers 03h00, lorsque la compagne a voulu rentrer qu'elle a constaté la disparition des deux fillettes. La police a été prévenue et a lancé des recherches, mais sans résultat.

Samedi vers 15h00, les deux enfants étaient toujours introuvables.


=========================

Disparition de 2 fillettes à Liège: appel au ravisseur éventuel
(11/06/2006)

Toujours sans nouvelle des deux fillettes

LIEGE Le parquet de Liège a lancé dimanche un appel au ravisseur éventuel des deux demi-soeurs Nathalie Mahy, 11 ans, et Stacy Lemmens, 8 ans, disparues à Liège samedi depuis 02h00.

Lors d'une conférence de presse convoquée au palais de justice de Liège, le premier substitut du procureur du Roi, Christian Pâque, a rappelé qu'en matière d'enlèvement, les sanctions pénales étaient très sévères et que, si quelqu'un retenait les deux petites filles disparues, il aurait tout intérêt à les rendre le plus rapidement possible et en bonne santé.

Pendant les recherches menées dans la nuit de vendredi à samedi, les libérés conditionnels condamnés pour maltraitance d'enfance ou faits des moeurs envers des enfants ont été contrôlés, sauf un qui n'a toujours pas été retrouvé.

Ce dernier se trouvait dans le café avec la famille des deux disparues dans la nuit de vendredi à samedi. " Cette personne est actuellement recherchée", a indiqué le parquet.

Quant aux petites filles, les recherchers sont activement poursuivies. Si, d'ici lundi, aucune découverte n'est faite, la police étendra le périmètre de ses fouilles, notamment au site de l'ancien hôpital de Bavière.

Child Focus a imprimé 7.800 affiches diffusées en Belgique et principalement à Liège.

Les enquêteurs ont prévu d'examiner dès lundi un GSM qui appartient à l'une des deux disparues ainsi que son ordinateur afin d'y dénicher une éventuelle piste intéressante pour l'investigation.

Deux camarades de jeu de la petite Nathalie ont été entendus. A la suite du témoignage d'un petit garçon, les enquêteurs ont ainsi noté que c'était dès deux heures du matin, que les petites filles n'avaient plus été vues.

L'enquête de voisinage doit aussi reprendre dans le quartier Saint-Léonard et la police a fait appel à un hélicoptère afin d'effectuer divers survols et retrouver une piste exploitable par les limiers de l'ex-police judiciaire.
avatar
Cédric Istasse
[ Administrateur ]
[ Administrateur ]

Masculin
Nombre de messages : 230
Age : 37
Ville : Namur
Emploi : Enseignant
Date d'inscription : 15/06/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Annonce Lundi 12 juin 2006

Message par Cédric Istasse le Ven 16 Juin 2006 - 13:55

Les parents des fillettes sont sous le choc
(12/06/2006)

Rendez nos enfants

LIÈGE Ce n’est pas leur faire injure que d’écrire que Stacy et Nathalie sont issues d’un milieu social et familial compliqué. Stacy ainsi que son frère Sullivan (8 ans) sont confiés à leur père Thierry Lemmens, leur mère, fréquentant visiblement un milieu interlope, étant complètement absente. Elle ne s’est d’ailleurs manifestée que tard dans la journée de dimanche. Nathalie et ses quatre frères et sœurs sont eux aussi confiés à la garde de leur papa, Didier Mahy.

Au moment de la disparition des fillettes, Nathalie était donc en droit de visite chez sa mère Catherine Dizier, comme tous les week-ends. Celle-ci a connu des problèmes de surendettement, perdu la garde de ses enfants et vit dans un modeste appartement de Chênée avec Thierry Lemmens, qui lui a donné son sixième enfant il y a un an.

Ce dimanche, elle ne croyait cependant pas du tout à la thèse de la fugue?: “Ce n’est pas une fugue?! Nathalie et Stacy n’avaient aucun problème avec Thierry et moi, ni avec leurs frères et sœurs. Ce sont, comme tous nos enfants, deux gamines très débrouillardes et quand il y a des problèmes, on s’entraide pour trouver les solutions. Ce sont certainement des fêlés qui ont pris nos enfants. Il faut qu’ils nous les rendent?! On ne touche pas à un enfant”.

Longuement entendue samedi matin par les enquêteurs, tout comme son compagnon (ce fut encore le cas le lendemain pour lui), Catherine leur a d’ailleurs parlé de véhicules suspects?: “J’ai vu un mobile home tourner plusieurs fois autour du podium où jouaient les enfants et une voiture traîner dans les environs aussi”.

Et alors que certains enquêteurs affirmaient que Catherine était ivre quand elle a appelé la police, elle réfute tout défaut de surveillance?: “Écoutez, nous avons passé la plus grande partie de la soirée sur la terrasse. Quand on a rangé celle-ci, nous sommes en effet rentrés dans le café, mais nous pouvions voir le podium de là où nous étions. Nous ne l’avons quitté des yeux qu’une dizaine de minutes, au moment de partir. Toute la soirée, les enfants ont couru à droite et à gauche, pour aller du podium au château gonflable, aller chercher à boire, une saucisse… Cela aurait pu arriver à n’importe qui !”.
P. Mo.


=====================

Le patron du café "Les Armuriers" est sous le choc
(12/06/2006)

"C’est terrible!"

LIÈGE C’est parce que son patron, Julio Blazquez, est un cousin de Thierry Lemmens que ce dernier et sa compagne Catherine ont choisi cet endroit comme point de chute à la braderie de St-Léonard, quartier où Catherine a longtemps habité avant de déménager à Chênée, complètement à l’autre bout de la ville. Julio a donc passé toute la soirée avec les parents des petites disparues.

“Les petits sont restés longtemps dans le café, mais les plus grands, dont Stacy et Nathalie, ont longtemps joué sur le podium et le château gonflable dans la rue juste à côté. Mais je n’ai rien vu. Il faut vous dire qu’il restait encore pas mal de monde dans le café quand Thierry et Catherine ont décidé de partir, un peu après 2 h du matin. Moi, je n’ai vu personne de suspect, mais, comme je l’ai dit aux policiers, il y a quand même eu une voiture qui est restée longtemps garée dans la rue avec le coffre ouvert.”

Connaissant bien la famille, Julio ne croit guère, lui non plus, à la thèse de la fugue : “Les deux petites s’entendaient très bien, et je ne pense pas qu’elles avaient de gros problèmes avec leurs parents”. Et s’il confirme que les parents, à l’heure avancée de la disparition des fillettes, “étaient très saouls”, il tempère?: “C’est vrai que Thierry et Catherine avaient bu, et on peut sans doute aussi avec raison signaler que de si jeunes enfants n’avaient rien à faire si tard dans un café. Mais tout de même, si on ne peut même plus faire un tour, tard le soir, avec ses enfants sans craindre que quelqu’un ne les enlève, c’est terrible?!”.
P. Mo.


=========================

Où sont Nathalie et Stacy ?
(12/06/2006)

Les fillettes restent introuvables. Appel aux éventuels ravisseurs. Un homme, connu pour des faits de mœurs, est activement recherché

LIÈGE Tout au long d’un week-end d’angoisse à Liège, il était difficile de ne pas repenser à Julie et Mélissa, tragiquement disparues il y a onze ans déjà à peu près à la même période de l’année. Depuis 2 h dans la nuit de vendredi à samedi, deux fillettes, Stacy Lemmens, âgée 7 ans, et sa belle-sœur Nathalie Mahy, âgée de 10 ans, n’ont plus donné signe de vie.

Nathalie et Stacy avaient passé la fin d’après-midi, ce vendredi, à la brocante du quartier St-Léonard avec la mère de Nathalie, Catherine Dizier, et son compagnon Thierry Lemmens, qui est le père de Stacy. Quatre autres enfants du couple, qui n’en a qu’un en commun, accompagnaient leurs parents. Tandis que ceux-ci se trouvaient au café Les Armuriers de la rue St-Léonard, les enfants ont passé le plus clair de la soirée à jouer sur un podium et un château gonflable tout proches.

Quand Catherine et Thierry ont voulu rentrer chez eux vers 2 h du matin, ils se sont rendu compte que Natahlie et Stacy manquaient à l’appel. Après avoir appelé et cherché en vain dans les environs, les parents ont appelé la police vers 3 h du matin. Tout le week-end, les forces de l’ordre ont alors multiplié les devoirs d’enquête?: les parents, bien sûr, mais aussi des copines des deux fillettes et certains de leurs enseignants ont été entendus.

Leurs résidences respectives ainsi que celles de leurs familles ont été fouillées. Une enquête de voisinage poussée a été menée, et on a également vérifié les alibis de certains libérés conditionnels condamnés pour faits de mœurs habitant le quartier. Des maisons ont été perquisitionnées dans la rue St-Léonard. Le parc Astrid, le bois des Coteaux de la Citadelle, les berges de la Meuse mais aussi les nombreux bâtiments désaffectés du quartier St-Léonard ont été passés au peigne fin. Sans aucun résultat malheureusement.

Et lors d’un point presse organisé ce dimanche au parquet de Liège, le 1er substitut Christian Paque reconnaissait que “l’hypothèse de la fugue devient de moins en moins probable au fil des heures, même si nous ne l’écartons pas”. Et M. Paque lançait aussi un appel aux éventuels ravisseurs?: “Le parquet a saisi la juge d’instruction Pascale Goossens d’un dossier d’enlèvement de mineures d’âge. Ce sont des faits qui entraînent des sanctions pénales très lourdes !”.

Un homme connu de la justice pour des faits de mœurs et qui a été aperçu dans le café lors de la soirée de vendredi est actuellement activement recherché, même s’il est sans doute un peu tôt pour parler de suspect.
Pierre Morel

===

Une énorme mobilisation
LIÈGE La leçon de la disparition de Julie et Mélissa a été retenue. Au parquet comme à la police de Liège, on a très vite pris la double disparition très, très au sérieux, et les devoirs d’enquête furent très nombreux tout au long du week-end.

Les parents eux-mêmes ne sont pas restés inactifs : sitôt la disparition constatée, Catherine Dizier a contacté ses deux aînés Jocelyn (21 ans) et Stéphane (16 ans), absents au moment de la disparition, et ceux-ci ont commencé à apposer des affichettes photocopiées dès 6?h?30 samedi matin dans tout le quartier St-Léonard.

Thierry Lemmens, lui, a contacté ses amis motards pour effectuer un tour du quartier dans les heures qui ont suivi la disparition. Lors de la brocante, qui battait son plein samedi, les haut-parleurs diffusaient régulièrement un avis de recherche. Les premières affichettes Child Focus ont également été apposées samedi dans la journée dans le quartier St-Léonard.

Dimanche, ce sont 7.800 affichettes qui ont été apposées dans toute la ville de Liège, mais aussi les principales gares du pays. Il va sans dire que toute personne pouvant fournir des renseignements sur cette double disparition est priée de prendre contact avec le numéro gratuit 0800/91.119, avec Child Focus au numéro 110 ou avec le service de police le plus proche.

Rappelons que Nathalie est de corpulence mince, mesure 1,40 m et a des cheveux châtains mi-longs. Elle était vêtue d’un tee-shirt rose portant des inscriptions argentées, d’un jeans bleu et de bottes brunes avec une partie orange.

Stacy mesure 1,40 m et a des cheveux mi-longs foncés. Elle portait un tee-shirt blanc et des baskets roses et un pantalon beige (et non pas une jupe rose comme annoncé dans le premier avis de recherche).

Child Focus : 0800/91.119.
avatar
Cédric Istasse
[ Administrateur ]
[ Administrateur ]

Masculin
Nombre de messages : 230
Age : 37
Ville : Namur
Emploi : Enseignant
Date d'inscription : 15/06/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Annonce Mardi 13 juin 2006

Message par Cédric Istasse le Ven 16 Juin 2006 - 13:58

Nathalie et Stacy : la terrible angoisse!
(13/06/2006)

Les enquêteurs recherchent l’ami de la serveuse du café où la famille des disparues a passé la soirée de vendredi

LIEGE Une cellule de crise, 13 enquêteurs, 60 policiers de la réserve fédérale: la justice liégeoise s’est donné les moyens pour retrouver Nathalie et Stacy, saines et sauves.
Pourtant, malgré tous ces efforts, les deux jeunes Liégeoises sont introuvables. Les fouilles, entreprises aux alentours de l’hôpital de la Citadelle et le long des berges de la Meuse, sont restées vaines.
Ne sachant plus où chercher, les enquêteurs ont arrêté les frais. Les policiers de la réserve fédérale ont regagné Bruxelles et l’hélicoptère qui survolait la zone est rentré à sa base.
Les policiers vont donc passer dans une seconde phase, l’enquête policière au sens propre.
Dans cet esprit, des devoirs d’enquête ont eu lieu un peu partout, des enfants ont été entendus, qu’ils viennent des écoles fréquentées par Nathalie et Stacy ou qu’ils aient participé à la fête de vendredi soir, des vérifications ont été faites à Vottem, Neupré, Visé, Fléron, là où les enfants auraient été aperçus par des témoins. En vain.

Mise en garde au ravisseur
Le même bilan négatif a dû être tiré des recherches sur l’ordinateur et le GSM dont se servait régulièrement Nathalie, même si elle n’avait pas son portable avec elle au moment de sa disparition.
À l’heure actuelle, nous n’écartons aucune possibilité” explique Anne Bourguignont, le procureur du Roi de Liège. "Mais, tonne la magistrate,je tiens à rappeler de manière très ferme que l’enlèvement d’un enfant de moins de 10 ans est puni très sévèrement. J’en appelle donc aux éventuels ravisseurs et tiens à leur signaler que si les enfants sont rendus dans les 5 jours qui suivent leur disparition, les peines sont de 2 à 5 ans au lieu de 5 à 10 ans. J’en appelle également aux clients qui se trouvaient dans le café de l’Armurerie. Qu’ils prennent contact avec la police. J’en appelle spécialement à l’ami de la serveuse qui est un témoin privilégié et qui était présent dans le café au moins jusqu’à 1 h 30.”
Un suspect Me Bourguignont ne le dira pas. Mais l’homme est plus qu’un témoin. À l’heure actuelle, on peut même le qualifier de suspect. Depuis son départ du café, l’homme est introuvable. Il vit non loin du lieu de la disparition et ne s’est plus présenté à son domicile depuis lors.
L’homme, âgé de 41 ans, est en outre connu de la justice pour une quinzaine de méfaits, dont un relatif à des faits de mœurs.
Actuellement, la police le cherche un peu partout, faisant le tour de ses éventuels points de chute, en vain.
Ceci dit, ayant déjà eu maille à partir avec la justice, l’homme a peut-être pris la poudre d’escampette pour ne pas avoir de problèmes, espérant sans doute que les deux fillettes soient retrouvées avant son retour.
En attendant, le signalement disparition des deux fillettes a été étendu. Ainsi des affiches ont été posées un peu partout dans le pays.
Child Focus en a imprimé 30.000. Dans la foulée, les gamines ont été signalées à rechercher au niveau international via Interpol.

Jean-Michel Crespin


====================

“Il faut qu’elles gardent courage”

La maman de Nathalie,et le papa de Stacy veulent rester positifs

LIEGE C’est une maman nerveusement et physiquement fatiguée qui gentiment a répondu à nos questions.“C’est vrai que c’est éprouvant, mais il faut tenir le coup pour les enfants,”explique Catherine Dizier, la maman de Nathalie“À l’heure actuelle, nous n’avons aucune nouvelle, mais j’ai passé beaucoup de temps en auditions et avec les journalistes. Plus on en parle, plus on a de chance de retrouver les enfants… En plus, peut-être nous verra-t-elle à la télé ou dans les journaux. Elle saura, et Stacy aussi, qu’on les cherche. Il faut qu’elles gardent courage.
Catherine privilégie la thèse de l’enlèvement.
“C’est vrai que je pense à cela. Nathalie connaît les règles. Elle sait, même en balade, qu’elle ne doit parler à personne. Elle n’aurait suivi personne comme cela. Les enquêteurs, eux aussi, semblent privilégier cette piste. Ils vérifient tout. Ils ont, par exemple, reçu un appel disant qu’on avait vu les gamines en sous-vêtements du côté de Vottem et tout a été vérifié. Ils nous demandent également plein de détails pour leur permettre d’avancer. Nous avons eu des contacts avec le chef d’enquête. Il garde espoir et nous aussi.”
Thierry Lemmens, pour conjurer le sort, se refuse à ouvrir la mallette de sa fille Stacy.
“Les policiers l’ont fouillée à la recherche d’indices. Je sais qu’elle a fabriqué un cadeau pour la fête des pères. C’est elle qui me l’offrira lorsqu’elle reviendra..


===========================

Vaste déploiement de forces
(13/06/2006)

Plus d’une centaine de policiers et un hélicoptère ont passé au crible les alentours de la Citadelle

LIEGE Ce lundi, les personnes présentes dans le parc de la clinique de la Citadelle, pour profiter du soleil, ont été impressionnées par le déploiement de force de la police.
En effet, une centaine d’hommes s’est dispersée sur le secteur pour tenter de retrouver le moindre indice se rapportant à la disparition de Nathalie et Stacy.
Les forces de l’ordre étaient aidées par un hélicoptère de la police fédérale.“C’est normal que de tels moyens soient mis en place pour retrouver les deux malheureuses”, explique Jeanine.
Chaque minute compte ! Évidemment, je dois bien avouer que je ne m’attendais pas à voir débarquer autant de policiers autour de moi mais leur bonne volonté affichée m’a fait chaud au cœur...”
Pour Patrick, 32 ans, la colère a remplacé sa quiétude traditionnelle.
“De nos jours, nous ne sommes plus en sécurité nulle part. Même si on ne sait pas encore s’il s’agit d’une fugue ou d’un enlèvement, je pense que nous sommes entourés de malades. J’espère qu’avec cet important dispositif policier, on va retrouver les enfants assez rapidement. Je suis impressionné par tous les moyens mis en œuvre et notamment par la présence de l’hélicoptère qui a certainement pu mieux guider les policiers dans leurs tâches.”
Du côté des forces de l’ordre, on n’est vraiment pas prêts à baisser les bras. Malgré la chaleur qui a régné sur la Principauté, personne n’a rechigné à la tâche dans l’espoir de trouver l’indice permettant de remonter jusqu’aux enfants. Après les fouilles de ce lundi, les agents s’orientent vers le porte-à-porte, dans le voisinage. Un témoin crucial pourrait faire avancer leur enquête.

Sébastien Yernaux


===============================

Le poignant appel d'un père déchiré
(13/06/2006)

Didier Mahy est le papa de Nathalie

LIEGE Didier, le papa de Nathalie, a 48 ans. Didier Mahy est fonctionnaire à la Région wallonne. Mais, depuis ce week-end, Didier n’est plus qu’un papa qui cherche sa fille de dix ans et demi disparue à Liège la nuit de vendredi à samedi en compagnie de Stacy qui n’a que 7 ans et demi.
Didier ne vit plus. Didier a la trouille. Didier vit ce qu’il ne voudrait souhaiter à aucun parent. Parfois, Didier se lève pour ne pas montrer ses larmes. Mais Didier, par-dessus tout, a la rage. Il ne le dit pas pour ne pas aggraver la situation mais il en veut, à mort, à celle et à celui qui, samedi, à 2 h du matin, s’enivraient dans un café sans se soucier le moins du monde de deux enfants de 7 et 10 ans seules en rue. Son ex, dit-il, s’occupait si mal de ses gosses qu’au divorce en janvier 2004, c’est lui qui avait obtenu la garde des enfants. Les aînés ne voulaient plus retourner chez leur mère. “Ca s’était surtout aggravé, dit l’aîné, Jocelyn, depuis que ma mère s’était mise avec Thierry Lemmens. Parfois Lemmens était brutal. Moi, j’ai cessé d’aller chez lui le jour où il a voulu m’en coller une. Ma petite sœur, je ne crois pas qu’il aurait osé la toucher mais je sais que Nathalie a assisté à des scènes. Elle a vu Lemmens qui frappait notre mère. Moi, j’avais le choix de ne plus y aller. Pas Nathalie malheureusement. Il ne faut pas croire qu’elle y allait de bon cœur. Elle y allait parce qu’il le fallait et ça étonne d’entendre que Nathalie et Stacy s’entendaient si bien que cela. Le juge avait décidé qu’elle devait passer deux nuits par semaine chez sa mère, celle du mercredi et celle du vendredi. Quand elle rentrait, le jeudi et le vendredi, elle ne parlait jamais de Tracy et n’en parlait certainement pas comme de sa grande copine…”
Institutrice maternelle de formation, Catherine, sa mère, s’occupait surtout de ses cinq enfants. Vendredi, Catherine va donc chercher sa fille à l’école. Elle se rend avec elle chez le dentiste. Après quoi, c’est la braderie et les enfants qui jouent dehors sur un podium, au moins jusqu’à 23h30, pendant que les adultes trinquent au café. A manger, leur mère leur offre un pain de saucisse. A 3h30 du matin, quand elle téléphone à Didier, elle a ces mots : “Nathalie a disparu. La police est là”.
Didier Mahy entame les recherches rues St-Gilles et St-Lambert, rue Cathédrale, rue de la Régence, rue Féronstrée. Il s’attarde place St-Etienne : Nathalie aime rêver devant les vitrines de la galerie St-Lambert. Mais pas de petites filles. “En fait, dit-il, il n’y a plus grand monde sauf au café où mon ex boit. En outre, je n’ai jamais vu M. Lemmens. Soi-disant qu’il était parti chercher des amis motards. Je n’ai jamais vu non plus un seul motard.”
Nathalie possède un GSM mais elle ne l’a pas pris : il ne restait plus d’unités sur la carte prépayée. Son père a deux hypothèses. Une dont il refuse de parler (sauf à la police). Et l’autre, l’enlèvement, mais elles ont dû être enlevées de force – et comment alors personne n’a-t-il rien entendu ? – ou alors elles ont suivi quelqu’un qu’elles connaissaient. “Sans cela, elles ne seraient jamais montées dans une voiture…”
La Meuse, il n’y croit pas. La fugue ? Totalement exclu à ses yeux.
Les petits frères ont 6 et 7 ans et demi. D’abord leur père leur a menti : “Nathalie joue chez une copine”. Mais depuis dimanche midi, les enfants savent que leur sœur a disparu comme Julie et Melissa il y a dix ans. “Je vois ce que fait la police, dit le papa de Nathalie : ils ne pourraient pas faire davantage. Ce n’est plus comme du temps de Dutroux. Mais…”
Mais Didier Mahy qui croit au double rapt, Didier tremble. et s’écroule : “La personne qui a pris nos enfants, qu’elle les dépose là où Stacy et Nathalie seront en sécurité. Devant une grande surface, un hôpital, le CHR, qu’elle ne les laisse pas toutes seules au milieu d’un champ, qu’elle leur donne à manger, qu’elle ne leur fasse pas de mal, qu’elle ne leur fasse pas peur. Tout peut s’arranger. Elles sont si gentilles. Je vous supplie… Je vous supplie” Affreux.

Gilbert Dupont


=============================
Sylvain, 1 an, était encore au café
(13/06/2006)

LIEGE Il ne sert à rien de se voiler la face. Beaucoup de lecteurs nous ont appelé pour s’indigner de la présence d’enfants aussi jeunes dans des cafés à des heures aussi avancées de la nuit.
“A 7 et 10 ans, les enfants doivent être au lit. Il n’y a rien d’autre à dire. En plus, nous sommes au mois de juin, l’aînée des deux doit avoir bientôt des examens.”
Le ton des appelants était donc relativement sévère. Mais d’autres personnes ont carrément joint le geste à la parole. Samedi, au lendemain de la disparition des deux gamines, Catherine, la maman de Nathalie, était de nouveau dans son café favori, accompagnée, entre autres, de Sylvain, son dernier enfant.
Incrédule et choqué par cette attitude, un commerçant du quartier qui connaît le couple a pris la décision d’emporter le benjamin avec lui et de le ramener à son domicile pour permettre à l’enfant de dormir dans des conditions acceptables.
Sachant sans doute qu’il commettait là un acte dangereux, vu les événements, le commerçant a appelé la police. “Ce n’est pas un enlèvement d’enfant”, leur a-t-il expliqué. “Si j’ai pris Sylvain, c’est parce que sa place n’est pas dans un café. Vous pouvez d’ailleurs venir le prendre.”
Le lendemain matin, les services sociaux sont donc venus reprendre Sylvain. L’enfant n’a pas été rendu à ses parents mais a été placé aux bons soins du Service d’Aide à la Jeunesse.

J.M.C.


==========================

Stacy et Nathalie - Diffusion d'une photo et d'une identité
(13/06/2006)

Ait Oud Abdellah, née à La Hestre, 38 ans, a été une nouvelle fois invitée à se présenter dans les plus brefs délais auprès d'un service de police
LIEGE Les autorités judiciaires de Liège ont décidé, mardi en fin de matinée, de diffuser la photo et l'identité de l'ami de la serveuse de l'établissement dans lequel les parents de Stacy et Nathalie ont passé la soirée de vendredi à samedi, afin de permettre à toute personne pouvant donner des renseignements de nature à localiser cet individu de se manifester.

Cette personne, Ait Oud Abdellah, née à La Hestre, 38 ans, a été une nouvelle fois invitée à se présenter dans les plus brefs délais auprès d'un service de police pour y être entendu. Des fouilles ont été menées au domicile de l'individu (231 rue St-Léonard), déjà connu notamment pour des faits de moeurs. Dans le même temps les recherches ont repris sur les berges de l'Ile Monsin. Elles devaient aussi se poursuivre en aval le long de la Meuse jusqu'au barrage où les courants auraient pu transporter d'éventuels corps.

L'enquête poursuivrait de nombreuses pistes. L'hypothèse de la fugue devient cependant improbable, reconnaît le Procureur du Roi de Liège Anne Bourguignont, qui précise néanmoins qu'il "faut garder l'espoir de retrouver les enfants saines et sauve"

Un profil inquiétant
Abdellah Ait Oud, la personne désignée par le parquet de Liège comme étant "suspecte" dans la disparition des petites liégeoises Stacy et Nathalie, a un passé judiciaire, notamment pour des faits de viol et d'enlèvement. En avril 1994, il a été placé sous mandat d'arrêt pour le viol de sa nièce, alors âgée de 14 ans. Les faits avaient débuté quand la fillette était âgée de 6 ans. Dans le journal intime de la petite, on avait retrouvé les mots: "je hais mon oncle parce qu'il me viole".
Pour ces faits, Ait Oud avait été condamné à une peine de 5 ans d'emprisonnement assortie d'un sursis probatoire pour un an.
Le 7 septembre 1997, il a été arrêté pour faits de vols et a réintégré la prison.
Le 24 avril 2001, alors qu'il était en liberté conditionnelle, il a été de nouveau placé sous mandat d'arrêt pour des faits de viol, coups et rapt qui s'étaient passés à Flémalle un mois plus tôt.
Ce jour-là, il a abordé une fillette de 14 ans qui promenait son chien pour lui demander un renseignement.
Il a ensuite frappé l'adolescente sur la tête avec une pierre et l'a poussée de force dans sa voiture. Comme la victime tentait de sortir du véhicule, il lui a encore porté un coup de pierre à la tête et a démarré. Il a amené l'adolescente dans un chemin de terre entouré de champs, situé à Grâce-Hollogne.
Il a ensuite violé à cet endroit sa passagère et l'a abandonnée sur place. L'adolescente a alors quitté les lieux à pied et a appelé à l'aide.
Le parquet de Liège a diffusé mardi une photo de l'homme qu'elle considère comme suspect dans le cadre de la disparition de Stacy et de Nathalie et lui a demandé de se présenter dans les plus brefs délais auprès d'un service de police.
avatar
Cédric Istasse
[ Administrateur ]
[ Administrateur ]

Masculin
Nombre de messages : 230
Age : 37
Ville : Namur
Emploi : Enseignant
Date d'inscription : 15/06/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Annonce mercredi 14 juin 2006 (1)

Message par Cédric Istasse le Ven 16 Juin 2006 - 14:02

Une terrible émotion
(14/06/2006)

Christiane Granziero, la maman de Stacy, ne dort plus depuis deux jours. Elle nourrit l’espoir de revoir sa petite fille saine et sauve

LIEGE”Voilà deux jours que je ne mange pas, que je ne dors pas! Je regarde sans cesse la télévision dans l’espoir de voir un flash qui me donnerait des nouvelles”, confie Christiane Granziero, la maman de Stacy. L’attente est insoutenable. Christiane est très inquiète. Elle parle avec des sanglots dans la voix.
C’est en effet seulement dimanche après midi que Christiane a appris que sa petite Stacy avait disparu. C’est sa maman qui a entendu parler du drame aux informations et qui l’a contactée. Sur le coup, Christiane ne réalise pas. Elle ne peut croire cette terrible nouvelle. “C’est seulement pendant la nuit que j’ai commencé à réaliser quand j’ai regardé le reportage TV en boucle”, avoue-t-elle. Une fois informée, Christiane s’est rendue au commissariat de police de Liège pour obtenir des informations. Un enquêteur l’a entendue. Ensuite, une perquisition a été réalisée à son domicile afin de s’assurer qu’elle ne cachait pas les fillettes.
Depuis qu’elle sait que sa petite fille a disparu, Christiane nourrit l’espoir d’entendre quelqu’un lui annoncer que Stacy est saine et sauve. “Si elle s’en sort, elle sera détruite, salie, abîmée à jamais. Je demande à la personne qui l’a enlevée de me la rendre”, dit-elle, les larmes aux yeux.
Christiane n’a plus eu de contact avec sa fille depuis 5 ans, depuis qu’elle l’a cachée pour empêcher qu’on la lui prenne. “Oui, j’ai fait des erreurs dans ma vie. Oui, j’avais de mauvaises fréquentations. Mais j’ai refait ma vie il y a un an et demi. Je suis mariée et j’ai une vie normale. Le passé, c’est le passé ! Et puis, cela n’a rien à voir avec la disparition de ma fille. Même si j’ai été absente dans la vie de ma fille, la moindre des choses quand même est de me tenir informée”, souligne Christiane. “Toutes les informations que j’ai, je les tiens de la TV, du télétexte et de la radio !”
Non seulement elle reproche un manque d’attention et d’encadrement à son égard, mais elle avoue en vouloir terriblement au père de Stacy et à la compagne de celui-ci. “J’ai commencé à éprouver de la rancœur à leur égard quand j’ai appris ce qui s’est réellement passé. Une personne m’a raconté que les gamines demandaient déjà pour retourner deux heures avant de disparaître. On m’a aussi expliqué qu’ils étaient ivres, qu’ils s’étaient disputés et qu’ils s’étaient retrouvés dans deux cafés différents. Ce sont eux qui sont responsables !”, clame-t-elle.
Christiane, sa maman et sa sœur se chargent de coller d’autres affiches. Il ne leur reste plus qu’à attendre et espérer. Espérer un dénouement heureux !

Jessica Defgnée


================================

Nathalie et Stacy : chasse à l’homme !
(14/06/2006)

Un pervers déjà condamné pour des viols sur des mineures

LIEGE Comme nous l’indiquions dans notre édition d’hier, l’ami de Christel, la serveuse du café des Armuriers était plus qu’un témoin. Officiellement, il est en effet passé du rang de personnes à entendre au statut de suspect n° 1.
En fin de matinée, les autorités judiciaires de Liège ont décidé, de diffuser la photo et l’identité de cet homme, Il s’agit d’Abdallah Ait Oud, un homme de 38 ans et domicilié au 231 de la rue Saint-Léonard, à quelques dizaines de mètres du lieu de disparition des deux gamines.
L’homme était également présent dans le café. Il en est parti fâché, une heure avant le rapt. On comprend dès lors assez mal comment la justice ne l’a pas traité immédiatement de suspect et n’a pas lancé d’appel à témoins plus tôt et ce, compte tenu de ses antécédents judiciaires plus qu’inquiétants. “On voulait d’abord exploiter toutes les pistes connues. On a fait des perquisitions, chez lui, dans son entourage. S’il se savait ouvertement recherché, il aurait pris la fuite et peut-être fait du mal aux enfants. Maintenant, on a épuisé nos pistes et on change de tactique.”
Les enfants retirés à la maman de Nathalie
Abdallah a donc 38 ans. Le 2 avril 1994, il est placé sous mandat d’arrêt par le juge d’instruction Piron. Il l’inculpe de viol. L’homme est condamné à 5 ans dont un avec sursis pour avoir violé sa nièce. La pauvre était âgée de 6 ans au moment du début de son calvaire, un calvaire qui durera 8 ans. La victime qui écrit un journal intime y écrira : “Je hais mon oncle parce qu’il me viole !”
L’homme ne restera guère en prison. Il est libéré conditionnel. Mais il se fait prendre en septembre 1997 pour vol. Sa libération est donc suspendue et il réintègre la prison.
De nouveau dehors, comme on le lira ci-contre, Abdallah récidive de manière sordide. Il agresse une Flémalloise de 14 ans et lui fait subir le dernier des outrages.
Interpellé un mois plus tard, Abdallah n’est pas incarcéré, mais interné ! Estimé fou, il prend la direction de l’Établissement de Défense Sociale de Paifve.
Mais il est guéri, du moins selon les experts qui se sont occupés de lui. Ainsi, le 14 décembre 2005; il recouvre l’air frais, à l’essai. Cette période d’essai est arrivée à échéance et l’homme est définitivement libre. Il est maintenant en cavale.
Quant à la maman de Nathalie, qui se trouvait au café lorsque sa fille a disparu, elle s’est vue retirer hier la garde de ses autres enfants.

Jean-Michel Crespin


===================================

Il kidnappe et viole une ado
(14/06/2006)

Abdallah collectionne les condamnations en matière de mœurs

LIÈGE Dans le système judiciaire, la libération conditionnelle n’est pas une mauvaise chose, mais pour qu’elle ne heurte pas l’opinion publique, il faudrait qu’elle soit appliquée à bon escient. Abdallah en est malheureusement la preuve vivante.
Condamné à cinq ans de prison pour le viol d’une mineure de moins de 16 ans, l’homme s’est retrouvé à Lantin, d’où il est sorti plus tôt que prévu, bénéficiant d’une libération conditionnelle.
Ainsi, le 10 mars 2001, il circulait en voiture à Flémalle lorsqu’il a aperçu Sophie, une jeune fille de 14 ans, qui promenait ses deux petits chiens. Il était 9 h 30 du matin. Il s’est arrêté à sa hauteur et lui a demandé son chemin. Sophie le lui a expliqué et, pour l’attirer vers lui, Abdallah lui a demandé de lui dessiner un croquis. Sophie s’est approchée et Abdallah l’a empoignée, frappée sur le crâne avec une pierre et l’a embarquée de force dans sa voiture. Sophie a voulu s’échapper mais a reçu un second coup à la tête, sans toutefois perdre connaissance. Abdallah a alors démarré et a roulé jusqu’à un chemin boueux, au milieu des champs, à Grâce-Hollogne.
Là, il a déshabillé Sophie et l’a violée. Il l’a ensuite jetée hors du véhicule et est parti. La malheureuse gamine, choquée et terrorisée, a marché jusqu’à trouver une habitation, où elle a demandé du secours. Elle a alors été prise en charge. Chargée de l’enquête, la police a finalement identifié le violeur comme étant Abdallah. Il était recherché et, le 24 avril 2001, les enquêteurs sont parvenus à le localiser et l’ont interpellé.
Bien que niant énergiquement les faits, Abdallah avait été inculpé de viol sur une mineure de moins de 16 ans et placé sous mandat d’arrêt. Il avait été écroué à Lantin.

J.-M. C


=================================

Un homme très gentil en apparence
(14/06/2006)

LIEGE Le principal suspect de l’enlèvement de Stacy et Nathalie est donc né à La Hestre le 23 juillet 1967. Si son parcours familial n’est pas très clair, Abdallah Aït Oud est issu de parents établis en Belgique dans les années 1960. Son père, Omar Aït Oud, qui provenait de Telmet (Maroc), est décédé en 2002, à l’âge de 72 ans. Sur la fin de sa vie, il s’était remarié avec une femme de trente ans plus jeune qui lui a même donné un enfant, âgé à présent de 11 ans, un demi-frère donc pour Abdallah.
La mère d’Abdallah a regagné le Maroc. Si elle vit encore, Yamina a 82 ans. Elle a eu de très nombreux enfants. Sauf erreur, Abdallah a neuf frères et sœurs établis, pour la plupart, dans la région de Liège. Son père Omar était arrivé en Belgique pour y travailler dans nos mines. À l’état civil, Abdallah Aït Oud a déclaré la profession de tourneur. Son passé judiciaire ne lui a en tout cas pas permis de l’exercer de façon très continue.
Au patron du café des Armuriers, Abdallah Aït Oud n’a jamais donné l’impression d’un homme capable de faire du mal à un enfant. “En apparence, c’est au contraire quelqu’un de disponible et très gentil. Je n’avais jamais vu les deux hommes qui l’accompagnaient dans la Chrysler. Il est vrai qu’avec les lunettes de soleil qu’ils portaient à 1 h du matin, j’étais bien incapable de les reconnaître. En tout cas, la voiture, cette très jolie Chrysler Le Baron noire, n’appartenait pas à Abdallah. En quatre mois, je ne l’avais jamais vu en voiture. Prédateur pédophile ? Pour moi, il sortait avec une serveuse, Christel, qui a 32 ans. Vendredi soir, il n’était pas prévu que Christel me donne un coup de main pour la braderie. Je ne le lui ai demandé que comme il y avait foule. Elle ne venait aux Armuriers que pour faire la fête avec son copain.”
Hier soir, pourtant Christel était bel et bien dans le café. En voyant le journal télévisé, elle a même hurlé que Abdallah devait rendre les gamines !

Gilbert Dupont


=============================

Stacy et Nathalie: l'homme recherché se présente à la police
(14/06/2006)

Il s'est reconnu mardi soir dans un JT

LIEGE Abdellah Ait Oud, l'homme suspecté dans le cadre de la disparition de Stacy et Nathalie dans la nuit de vendredi à samedi à Liège, s'est rendu à la police. Le suspect, dont l'identité et la photo ont été diffusées ce mardi, était introuvable depuis les faits. Il s'est reconnu mardi soir lors d'un journal télévisé.

L'homme s'est immédiatement présenté à la police de Liège avant d'être transféré au Palais de Justice, dans les locaux de la police judiciaire. Il est toujours entendu ce mercredi matin.

Un profil inquiétant
BRUXELLES Abdellah Ait Oud, la personne désignée par le parquet de Liège comme étant "suspecte" dans la disparition des petites liégeoises Stacy et Nathalie, a un passé judiciaire, notamment pour des faits de viol et d'enlèvement. En avril 1994, il a été placé sous mandat d'arrêt pour le viol de sa nièce, alors âgée de 14 ans. Les faits avaient débuté quand la fillette était âgée de 6 ans. Dans le journal intime de la petite, on avait retrouvé les mots: "je hais mon oncle parce qu'il me viole".
Pour ces faits, Ait Oud avait été condamné à une peine de 5 ans d'emprisonnement assortie d'un sursis probatoire pour un an.
Le 7 septembre 1997, il a été arrêté pour faits de vols et a réintégré la prison.
Le 24 avril 2001, alors qu'il était en liberté conditionnelle, il a été de nouveau placé sous mandat d'arrêt pour des faits de viol, coups et rapt qui s'étaient passés à Flémalle un mois plus tôt.
Ce jour-là, il a abordé une fillette de 14 ans qui promenait son chien pour lui demander un renseignement.
Il a ensuite frappé l'adolescente sur la tête avec une pierre et l'a poussée de force dans sa voiture. Comme la victime tentait de sortir du véhicule, il lui a encore porté un coup de pierre à la tête et a démarré. Il a amené l'adolescente dans un chemin de terre entouré de champs, situé à Grâce-Hollogne.
Il a ensuite violé à cet endroit sa passagère et l'a abandonnée sur place. L'adolescente a alors quitté les lieux à pied et a appelé à l'aide.
Le parquet de Liège a diffusé mardi une photo de l'homme qu'elle considère comme suspect dans le cadre de la disparition de Stacy et de Nathalie et lui a demandé de se présenter dans les plus brefs délais auprès d'un service de police.
avatar
Cédric Istasse
[ Administrateur ]
[ Administrateur ]

Masculin
Nombre de messages : 230
Age : 37
Ville : Namur
Emploi : Enseignant
Date d'inscription : 15/06/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Annonce mercredi 14 juin 2006 (2)

Message par Cédric Istasse le Ven 16 Juin 2006 - 14:02

Stacy et Nathalie - Fin des fouilles dans la Meuse
(14/06/2006)

Le suspect principal est toujours entendu par les services de police

LIEGE Les fouilles se poursuivaient mercredi en fin de journée dans le quartier Saint-Léonard, à Liège, dans le périmètre de la disparition de Stacy et de Nathalie. Le RIB (Rigid Inflatable Boat), équipé d'un sonar, qui a sondé la Meuse durant l'après-midi, a regagné les rives peu après 17h00. Il a permis la localisation de 9 véhicules. Sept d'entre eux ont été sortis des eaux. Il s'agit de véhicules qui se trouvent dans l'eau depuis longtemps. Deux autres voitures seront émergées demain/jeudi. Les fouilles se poursuivront sur la Meuse.

Sur terre, plusieurs maisons inoccupées ont été visitées. Les enquêteurs ont repris l'enquête à zéro, repassant systématiquement dans tous les endroits du quartier de Vivegnis qui avaient été visités durant le week-end. Les recherches étaient toujours en cours à 17h45. Elles se déroulaient le long de la voie de chemin de fer Liège-Liers.

Elles pourraient se terminer vers 18h15 mercredi mais reprendre jeudi. Abdallah Ait Oud a pour sa part été entendu une partie de la journée au Palais de Justice de Liège. Il aurait quitté le palais en compagnie d'enquêteurs vers 14h00 mais en fin de journée, il devait être entendu par la juge d'instruction, Pascale Goossens. Celle-ci devra décider, avant 21h00, si elle place ou non le suspect sous mandat d'arrêt.

Le suspect serait très taiseux, donnant peu d'informations. Il nie avoir joué un quelconque rôle dans la disparition des fillettes. Déjà condamné à 5 ans de prison avec sursis probatoire d'un an pour des faits de viol sur sa nièce, Abdallah Ait Oud a toujours nié ou minimisé les faits. A l'époque, il avait reconnu des attouchements mais avait réduit la période infractionnelle en disant que la petite fille était âgée de 11 ans au moment du début des faits. L'enquête révélait qu'elle avait 6 ans et que les faits avaient duré 8 ans.

Abdallah Ait Oud avait été libéré après 21 mois de détention. En 2001, il a été interné à la suite de faits de rapt, de coups et de viol d'une adolescente de 14 ans. Il avait également nié les faits.

Les motifs de l'internement sont, selon certaines rumeurs, assez floues. Il a quitté l'Etablissement de Défense Sociale (EDS) de Paifve en décembre 2005. Les internés peuvent retrouver leur liberté quand la commission de défense sociale estime qu'ils ne représentent plus de danger ni pour eux ni pour autrui.

Les parents on rencontré les autorités judiciaires
La maman de Nathalie et le papa de Stacy ont quitté le Palais de Justice de Liège mercredi après-midi, vers 16h10, après avoir rencontré les autorités judiciaires pendant environ une heure. Ils ont été reçus par le procureur du roi Anne Bourguignont, la juge d'instruction en charge de l'enquête Pascale Goossens et des assistants sociaux.
A leur sortie, ils ont expliqué qu'ils avaient simplement été mis au courant de l'évolution de l'enquête. On leur a ainsi confirmé que des fouilles avaient repris dans le quartier Saint-Léonard mercredi après-midi.
"Nous sommes touchés du fait d'avoir été reçus par le procureur du roi. On voit qu'on veut nous tenir au courant", a expliqué Thierry Demens, le papa de Stacy, à sa sortie du Palais de Justice de Liège.
Les parents ont déclaré qu'ils croyaient encore retrouver leur petite fille vivante.
"Si on sème le doute dans l'esprit des parents, cela n'ira plus du tout. Les gens qui pleurent devant moi, cela ne sert à rien. J'ai besoin de gens forts pour y croire", a expliqué pour sa part Catherine Dizier, la maman de Nathalie.


==================================

Nathalie et Stacy: le suspect inculpé
(14/06/2006)

Abdallah Ait Oud a été inculpé d'enlèvements d'enfants de moins de 12 ans et de détention arbitraire

LIEGE Quelques minutes avant 21H00 mercredi, la juge d'instuction de Liège Pascale Goossens a placé sous mandat d'arrêt, l'individu considéré commme suspect dans le dossier de disparition des deux fillettes au quartier Saint Léonard à Liège.

Abdallah Ait Oud a été inculpé d'enlèvements d'enfants de moins de 12 ans et de détention arbitraire. Il nie toujours les faits. Dans les minutes qui ont suivi sa mise sous mandat d'arrêt l'inculpé devait être conduit à la prison de Lantin.
avatar
Cédric Istasse
[ Administrateur ]
[ Administrateur ]

Masculin
Nombre de messages : 230
Age : 37
Ville : Namur
Emploi : Enseignant
Date d'inscription : 15/06/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Annonce jeudi 15 juin 2006 (1)

Message par Cédric Istasse le Ven 16 Juin 2006 - 14:10

Une ville sens dessus dessous
(15/06/2006)

Les enquêteurs ont fouillé des dizaines de caves, immeubles et autres chancres urbains

LIÈGE Manifestement, les enquêteurs liégeois ne basent pas toute leur enquête sur la seule interpellation d’Abdallah Ait Oud.
Ainsi, alors que le suspect niait tout en bloc, des fouilles ont été entreprises dans le quartier Saint-Léonard, là où Nathalie et Stacy ont disparu.
Avec ordre et méthode, une soixantaine de policiers ont ainsi fouillé tous les chancres urbains du quartier. Ils ont visité toutes les habitations abandonnées et celles, inoccupées, qui étaient accessibles sans mandat de perquisition. Pour les endroits qui ne leur ont pas été ouverts, les policiers retourneront plus tard, si cela est nécessaire. Le quadrillage systématique terminé, il a bien fallu se rendre à l’évidence : toute cette débauche d’énergie n’a malheureusement rien donné.
Parallèlement, les berges de la Meuse ont une fois de plus été examinées. Il faut dire que des vêtements d’enfants y avaient été découverts.
Des bateaux sont également arrivés sur le fleuve. L’un d’entre eux, le Rigid Inflatable boat, venait de Namur. Il se trouvait là dans le cadre des vastes fouilles organisées pour retrouver trois personnes disparues.
Muni d’un sonar, le bateau a détecté neuf voitures dont sept ont déjà été extraites des eaux mosanes, les deux autres devraient être sorties jeudi. Une pêche certes excellente, mais qui, malheureusement, n’a pas permis de retrouver les deux fillettes. Elle n’a pas non plus permis de mettre la main sur la fameuse Chrysler noire qui a été aperçue peu avant la disparition des deux Liégeoises.
Signalons enfin que les policiers ont vérifié beaucoup d’appels en provenance de témoins de bonne foi. Les forces de l’ordre ont ainsi reçu une cinquantaine d’informations signalant les fillettes aux quatre coins de la province, voire du pays.
Dans cette optique, Child focus qui avait d’ailleurs étendu son affichage à tout le pays a décidé de continuer son action tant que Nathalie et Stacy n’avaient pas rejoint leur famille.

J.-M. C.


===============================

Stacy et Nathalie: fin des fouilles sur l'eau, tjs en cours sur terre
LIEGE 14/06 (BELGA)

Les fouilles se poursuivaient mercredi en fin de journée dans le quartier Saint-Léonard, à Liège, dans le périmètre de la disparition de Stacy et de Nathalie.
Le RIB (Rigid Inflatable Boat), équipé d'un sonar, qui a sondé la Meuse durant l'après-midi, a regagné les rives peu après 17h00. Il a permis la localisation de 9 véhicules. Sept d'entre eux ont été sortis des eaux. Il s'agit de véhicules qui se trouvent dans l'eau depuis longtemps. Deux autres voitures seront émergées demain/jeudi. Les fouilles se poursuivront sur la Meuse.
Sur terre, plusieurs maisons inoccupées ont été visitées. Les enquêteurs ont repris l'enquête à zéro, repassant systématiquement dans tous les endroits du quartier de Vivegnis qui avaient été visités durant le week-end. Les recherches étaient toujours en cours à 17h45. Elles se déroulaient le long de la voie de chemin de fer Liège-Liers. Elles pourraient se terminer vers 18h15 mercredi mais reprendre jeudi.
Abdallah Ait Oud a pour sa part été entendu une partie de la journée au Palais de Justice de Liège. Il aurait quitté le palais en compagnie d'enquêteurs vers 14h00 mais en fin de journée, il devait être entendu par la juge d'instruction, Pascale Goossens. Celle-ci devra décider, avant 21h00, si elle place ou non le suspect sous mandat d'arrêt.
Le suspect serait très taiseux, donnant peu d'informations. Il nie avoir joué un quelconque rôle dans la disparition des fillettes. Déjà condamné à 5 ans de prison avec sursis probatoire d'un an pour des faits de viol sur sa nièce, Abdallah Ait Oud a toujours nié ou minimisé les faits.
A l'époque, il avait reconnu des attouchements mais avait réduit la période infractionnelle en disant que la petite fille était âgée de 11 ans au moment du début des faits. L'enquête révélait qu'elle avait 6 ans et que les faits avaient duré 8 ans.
Abdallah Ait Oud avait été libéré après 21 mois de détention. En 2001, il a été interné à la suite de faits de rapt, de coups et de viol d'une adolescente de 14 ans. Il avait également nié les faits.
Les motifs de l'internement sont, selon certaines rumeurs, assez floues. Il a quitté l'Etablissement de Défense Sociale (EDS) de Paifve en décembre 2005. Les internés peuvent retrouver leur liberté quand la commission de défense sociale estime qu'ils ne représentent plus de danger ni pour eux ni pour autrui.


=====================================

Abdallah savait…
(15/06/2006)

LIÈGE Essentiel, le témoignage de Christel, 20 ans, serveuse occasionnelle au café Aux Armuriers, mais qui surtout depuis cinq mois fréquentait Abdallah Aït Oud qu’elle considérait comme l’homme de sa vie, celui qu’elle attendait.

Hier après midi encore, Christel a été interrogée sur le comportement troublant d’Abdallah. Aït Oud prétend le contraire mais, depuis le dimanche matin, il savait, par sa fiancée, que la police cherchait son témoignage.
Depuis la disparition et jusqu’à ce qu’il se livre à la justice, Abdallah Aït-Oud, selon sa fiancée, a eu plusieurs comportements très anormaux, qui ne prouvent rien mais ne plaident pas en sa faveur.

Enfin, Christel confirme la présence, peu avant la disparition des deux jeunes filles, et tout près du café, d’un véhicule noir avec deux hommes à bord. Les amis d’Abdallah, dit-elle, ont disparu aux mêmes heures que Stacy et Nathalie.

Christel et Abdallah se connaissent depuis le vendredi 13 janvier. Ils se sont rencontrés aux Armuriers. Abdallah vient de sortir de Paifve. Abdallah n’a jamais précisé à Christel qu’il avait été condamné pour faits de mœurs sur des fillettes. Il préfère parler de violences sur des policiers. Le couple a des projets. Christel décrit un homme tendre, attentionné, pas du tout violent. Sur le plan sexuel, ses appétits sont importants mais normaux pour un homme qui a passé dix ans derrière les verrous. Les deux s’aiment, vraiment.

Vendredi soir, Christel et Abdallah arrivent aux Armuriers vers 17h. Vu la foule, Christel est engagée comme serveuse extra. Abdallah reste à l’extérieur où jouent les enfants. Personne ne remarque rien d’anormal. Vers 1h30 du matin, c’est le fameux incident de la voiture noire. Christel ne connaît pas les deux hommes qui parlent à Abdallah. Depuis le début, Aït-Oud n’a pas pour habitude de présenter ses amis.

À la disparition des deux petites, Christel s’étonne de ne pas revoir son copain. Elle lui en veut, d’ailleurs, de l’avoir laissée en plan sans la prévenir. Ce n’est pas dans ses habitudes. Jusqu’au matin, Christel participe aux recherches : pas d’Abdallah qui ne réapparaît pas de tout le samedi. Et si Abdallah était dans le coup ? Christel a beau téléphoner : Abdallah ne décroche pas. Le dimanche matin, Christel, qui veut en avoir le cœur net, va frapper chez lui, au 231 de la rue Saint-Léonard. Abdallah, qui est présent, lui propose de monter. Avec la façon dont il se comporte depuis la veille, Christel se contente de lui parler depuis le trottoir. Elle lui précise que la police le recherche. Abdallah n’a pas de réaction de panique. De la fenêtre du premier, il remet, dans un sac, les affaires de Christel, puis disparaît pour Dieu sait où.

Tout l’après-midi, Christel cherche à l’atteindre : Abdallah ne décroche plus. Et la serveuse reste 2 jours et demi sans nouvelles de lui. Bref, sur les lieux et aux heures d’une double disparition d’enfants se trouvait un pédophile dangereux connu depuis 15 ans et qui, après la disparition, n’a subitement plus eu, même vis-à-vis de sa fiancée, le comportement attentionné qu’il avait depuis qu’ils se connaissaient.

Gilbert Dupont


===================================

Les deux fillettes sont -elles vivantes ?
(15/06/2006)

Thierry et Catherine ne cessent de s’adresser des reproches depuis vendredi

LIÈGE D’accord, Catherine et Thierry ne sont sans doute pas des parents exemplaires. Mais tant Thierry Lemmens que Catherine Dizier adorent leurs gosses et faisaient tout pour eux, c’est évident. Depuis le week-end, ils s’adressent tous les reproches. “On n’aurait pas dû ceci, on n’aurait pas dû cela. On ne cesse de se le répéter mais, dites-nous, connaissez-vous des parents qui ne font jamais d’erreur ? On prétend que Catherine avait bu : elle n’avait même pas pris un seul péquet. On prétend que nous ne surveillions pas les enfants : on avait constamment l’œil sur eux. On nous reproche de n’être pas rentrés plus tôt : il faisait beau, c’était la première belle soirée de week-end après un hiver et un printemps ratés; il y avait une belle ambiance et Tito, qui tient les Armuriers, est mon cousin. N’arrive-t-il jamais à aucun parent de rentrer à 1 h du matin ? La presse a été injuste. On nous a condamnés sans nous avoir écoutés.”
Mais ça change. Depuis hier, le couple reçoit des messages de soutien et de sympathie. “Tenez le coup.” Il récuse les accusations de violence : “Le pire, disent-ils, c’est que les enfants étaient battus là où ils se trouvaient il y a trois ans et que nous, nous avons tout fait pour les sortir de là”. Et Thierry, le papa, nous en apporte la preuve, avec des documents qui prouvent en effet qu’à certaines périodes de leur existence, Stacy mais aussi ses frères ont été maltraités. Et même victimes de sévices, mot que nous osons utiliser.
Rue du Confluent, les familles recomposées vivaient un bonheur limité, c’est sans doute vrai, par un train de vie précaire. Aujourd’hui, Catherine et Thierry regrettent de n’avoir jamais pu offrir un GSM aux deux petites. “Sûr que cela aurait aidé.” Mais ces gens sont heureux.

Comme sa mère, Nathalie, qu’on appelle Nath, adore le dessin. Et la poésie. Le vendredi soir, les adultes sont allés chercher les enfants à l’école. Après un crochet par le dentiste, ils se sont donc rendus aux Armuriers rue Saint-Léonard. De 17 à 23 h, Nathalie, Stacy qu’on appelle Stasse, mais aussi Sullivan, Florence, Quentin et Victor, l’amoureux de Nathalie, jouent en rue, sous les yeux de Catherine.

À un moment, Stacy s’est fait mal au poignet en tombant du château gonflable. Catherine est intervenue et l’a consolée. Et c’est reparti. Les gosses ont joué à cache-cache. Catherine, qui a été institutrice de maternelle pendant 3 ans, dit ne les avoir jamais perdus de vue. Les enfants ont bu du Coca-Cola. Ils ont soupé de pains de saucisse au ketchup. Vers 23 h, Thierry et Catherine sont rentrés dans l’établissement. Rien ne change. Catherine surveille par la grande fenêtre. Une cliente l’aide. Quand celle-ci s’en va, elle prévient Catherine de son départ. “Maintenant, tu es seule.”

Catherine : “Je ne dirais pas que je regardais constamment, mais très fréquemment”. Les enfants reçoivent des chips, chacun un sachet, certains au sel, d’autres au paprika.

Vers 1h30, on se décide à rentrer. Mais Thierry et Catherine qui n’ont qu’une petite voiture doivent ramener les six gosses sans oublier le petit Sylvain dans son Maxy Cosy, Philippe (le papa de Victor), les affaires d’école et valises d’internat des enfants. Ils rappellent Florence, Sullivan, Quentin et Victor. Seules Nath et Stacy jouent en rue, à trois ou quatre mètres, et le trottoir est éclairé : les petites ont disparu dans cette courte période, “moins de deux minutes”, qu’ils se reprochent, bien sûr, évidemment, trop tard.

Déjà à bout de forces, Catherine et Thierry Lemmens n’en peuvent plus. Catherine nous montre la dernière poésie de Nath : “Il était une fois un jardinier qui avait un vieux jardin. Il pleurait et un jour il a acheté des fleurs. Il y avait des roses, des tulipes, des fleurs grimpantes. Il les planta dans son jardin, les arrosa, et les fleurs dansèrent pour lui. Des papillons arrivèrent. Les fleurs rirent ensemble”.

De sa main menue, Nath avait ajouté : Fin. Le seul mot auquel on ne veut pas croire. Affreux.

Gilbert Dupont


=================================

Stacy et Nathalie - L'inculpé nie toujours
(15/06/2006)

Il doit s'expliquer sur sa disparition subite du quartier Saint-Léonard

LIEGE Le suspect inculpé mercredi soir pour l'enlèvement et la séquestration de Stacy et de Nathalie, nie toujours farouchement les faits, ont déclaré ce jeudi les autorités judiciaires liégeoises. La juge d'instruction en charge du dossier, Pascale Goossens, a cependant estimé qu'il existait "des indices suffisants de culpabilité", comme sa présence sur les lieux au moment de la disparition des enfants et le fait qu'il ait quitté son domicile rapidement et soit resté introuvable pendant plusieurs jours. L'emploi du temps de l'individu est contrôlé et le sera encore lors de devoirs qui seront effectués ce jeudi après-midi.

De nombreuses auditions sont également programmées. Le parquet a précisé que d'autres pistes étaient examinées mais n'a pas souhaité dire lesquelles. L'une conduirait vers un autre pédophile résidant dans le quartier. Le conseil de l'inculpé, Me Jean-Dominique Franchimont, a pour sa part rencontré son client jeudi matin. Celui-ci a expliqué à son avocat que, s'il avait fui vendredi soir, c'était pour dissimuler un fait de vol de voiture et de carburant. Il s'est livré à la police en voyant sa photo diffusée sur la télévision à la mi-temps du match de football France-Suisse.
Un second juge d'instruction
Un second juge d'instruction a été désigné pour épauler Pascale Goossens dans le dossier de la disparition de Stacy et de Nathalie, a déclaré le procureur du roi de Liège, Anne Bourguignont. Micheline Rusinowski participe aux réunions et est tenue au courant en temps réel de l'évolution du dossier.
La cellule d'enquête est pour sa part composée en permanence de 7 policiers fédéraux, dont un analyste criminel opérationnel, et de 4 policiers locaux. Le cellule travaille dans un bâtiment de la police fédérale sous la direction d'un seul chef d'enquête, comissaire à la police judiciaire fédérale.
Les enquêteurs et les magistrats se réunissent tous les jours, en présence du procureur du roi, Anne Bourguignont, pour faire le point sur l'évolution du dossier. La dernière réunion s'est tenue ce jeudi à 10H30.
Le dossier suscite beaucoup d'émotion et est très médiatisé. Des media venus de France, d'Allemagne, mais également de Suède sont présents dans le quartier Saint-Léonard mais aussi dans la cour du palais de justice de Liège où une soixantaine de journalistes étaient massés jeudi matin.
Dans le public aussi, ce dossier suscite un vif intérêt. Il n'est pas sans rappeler celui de la disparition de Julie et de Melissa, qui s'était également ouvert en juin dans la région liégeoise. Jusqu'à présent, les enquêteurs ont d'ailleurs reçu près de 250 appels via le 101, Child Focus ou la ligne 0800/91.119 ouverte à la police fédérale.
Le parquet a conclu ce jeudi matin que le but essentiel est de retrouver les fillettes saines et sauves. "Nous espérons qu'elles sont vivantes, nous n'avons aucun élément pour prouver qu'elles ne le sont pas", a conclu Anne Bourguignont
avatar
Cédric Istasse
[ Administrateur ]
[ Administrateur ]

Masculin
Nombre de messages : 230
Age : 37
Ville : Namur
Emploi : Enseignant
Date d'inscription : 15/06/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Annonce jeudi 15 juin 2006 (2)

Message par Cédric Istasse le Ven 16 Juin 2006 - 14:10

Stacy et Nathalie: des fouilles dans la maison de l'inculpé
(15/06/2006)

La maison où est situé son appartement dispose de plusieurs étages et d'une vingtaine de caves

LIEGE Des fouilles ont encore eu lieu ce jeudi dans le quartier Saint-Léonard, à Liège, où ont disparu Stacy et Nathalie. Elles se sont particulièrement déroulées au domicile de l'inculpé, Abdellah Ait Oud, et dans les eaux de la Meuse. Elles n'ont pas permis de retrouver la trace des fillettes.

Une partie de la rue Saint-Léonard a été fermée à la circulation afin de permettre aux enquêteurs de fouiller l'habitation de l'inculpé, au numéro 231 de la rue. Celui-ci habite au premier étage de l'habitation mais la maison dispose de plusieurs étages et d'une vingtaine de caves.

Une vingtaine d'enquêteurs du labo, du DVI, de la protection civile, de la cellule disparition et des services de police étaient sur place. La réserve de la police fédérale ne s'est pas rendue sur les lieux ce jeudi.

"Nous nous donnons les moyens qu'il faut pour ne rien rater. Nous procédons dans l'ordre et de manière systématique", a expliqué Alain Remue, le chef de la cellule des personnes disparues du service central agression de la police fédérale. La première partie du travail est effectuée par le labo. Celui-ci prend des photos et se charge de la récolte des traces. Les chiens pourront ensuite faire leur travail.

"Les fouilles étaient programmées et ne sont pas consécutives à des déclarations", a précisé M. Remue. Elles pourraient se dérouler durant une partie de la nuit. "Nous irons au finish", a-t-il annoncé.

Les fouilles se sont également poursuivies dans les eaux de la Meuse. Six véhicules ont été retirés des eaux ce jeudi et deux autres avaient été localisés. "Tout est négatif pour l'instant. Les fouilles continueront demain/vendredi, dès 9H, entre l'Ile Monsin et le pont Saint-Léonard.

Abdallah Ait Oud a pour sa part été entendu durant toute la journée par les enquêteurs. Son audition est toujours en cours. Il n'est actuellement pas envisagé qu'il participe aux perquisitions dans son habitation.

S'il est le principal suspect pour l'instant, les enquêteurs confirment que d'autres pistes sont examinées. "Il y a des dizaines d'enquêteurs qui travaillent actuellement sur d'autres pistes, et cela depuis le début de l'affaire", a souligné Alain Remue.


====================================

Médias de partout
15/06/2006)

Des journalistes arrivent de France, d’Allemagne et même de Suède et de Norvège

LIÈGE À l’heure des rares points presse organisés au palais de justice de Liège, la place Saint-Lambert ressemble à un parking pour le moins international. On n’y compte en effet plus les véhicules aux plaques plus colorées les unes que les autres.

Ainsi, des journalistes de l’Europe entière ont déjà rejoint la Cité ardente. Ceux qui viennent de France travaillent pour France 2, France 3, Europe 1 ou encore LCI, la chaîne d’information de TF1.

Des journalistes hollandais, allemands, italiens ont également rejoint la ville de Tchantchès.

Dans la foulée, des médias finlandais, norvégiens et encore suédois sont arrivés en bord de Meuse. Pour eux, le déplacement n’était toutefois pas trop long puisqu’ils sont généralement basés à Bruxelles pour couvrir l’actualité européenne.

Ceux venant de Suède provenaient de Paris. Ils ne sont restés que quelques heures.

J.-M. C.


Dernière édition par le Dim 18 Juin 2006 - 13:07, édité 1 fois
avatar
Cédric Istasse
[ Administrateur ]
[ Administrateur ]

Masculin
Nombre de messages : 230
Age : 37
Ville : Namur
Emploi : Enseignant
Date d'inscription : 15/06/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Annonce Vendredi 16 juin 2006

Message par Cédric Istasse le Ven 16 Juin 2006 - 14:12

Compte à rebours terrifiant à Liège
(16/06/2006)

Nathalie et Stacy sont toujours introuvables.
Des perquisitions ont eu lieu à Bruxelles

LIÈGE Si les enquêteurs ne cachent pas vraiment qu’Abdallah Ait-Oud est le suspect principal de l’enlèvement de Nathalie et Stacy, ils n’en demeurent pas moins attentifs à d’autres pistes.

Ainsi, un second habitant du quartier Saint-Léonard fait l’objet de toutes les attentions. Dans la foulée et dans le cadre d’une troisième piste, des perquisitions ont été entreprises à Bruxelles.

Mais l’essentiel des efforts est toujours effectué à Liège. Ainsi, des fouilles ont encore eu lieu dans le quartier Saint-Léonard. Principale cible des limiers : le domicile occupé par Ait-Oud, au 231 de la rue Saint-Léonard. L’homme habite au premier étage de l’habitation, mais la maison dispose de plusieurs étages et d’une vingtaine de caves. Ainsi, des policiers scientifiques, des membres de la DVI et même des chiens policiers devaient passer au crible toutes les pièces. “Les fouilles étaient programmées et ne sont pas consécutives à des déclarations”, a précisé un policier. “Elles pourraient se dérouler durant une partie de la nuit. Nous irons au finish”, a-t-il fini.

La Meuse, fouillée comme la veille, n’a pas livré de réponse. “Mais nous espérons tous que les fillettes sont vivantes et nous n’avons pas d’éléments pour prouver qu’elles ne le sont pas”, a déclaré lors d’une conférence de presse la procureur du Roi de Liège, Anne Bourguignont.

De son côté, Abdallah Ait-Oud, après avoir passé sa première nuit en prison, a été amené au palais de justice pour y être longuement entendu. “Il collabore, répond à toutes nos questions, mais c’est un malin qui ne se coupe pas. Il a réponse à tout et donne des éléments vérifiables qui sont vérifiés et qui le confortent dans sa thèse. Mais, si c’est lui, il finira par se trahir. Peut-être pourrons-nous lui mettre un élément matériel sous le nez et le confondre. Mais pour l’instant, cela n’est pas le cas. En tout cas, il ne faut pas croire que l’on ne fait rien d’autre. Des dizaines de témoignages nous sont parvenus et je ne vous parle pas des radiesthésistes qui se manifestent…”

Pour faire face à tout ce travail, la juge d’instruction Pascale Goossens s’est vu adjoindre une seconde juge, Micheline Rusinowski. C’est elle qui prend les affaires en main lorsque Mme Goossens est indisponible. Ce fut le cas jeudi matin, lorsque Pascale Goossens a dû se rendre à une reconstitution, dans une autre affaire.

Jean-Michel Crespin
avatar
Cédric Istasse
[ Administrateur ]
[ Administrateur ]

Masculin
Nombre de messages : 230
Age : 37
Ville : Namur
Emploi : Enseignant
Date d'inscription : 15/06/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Annonce Vendredi 16 juin 2006 (2)

Message par Cédric Istasse le Ven 16 Juin 2006 - 19:25

Des fouilles partout, à Saint-Léonard et ailleurs
(16/06/2006)

Nathalie et Stacy sont toujours introuvables

LIÈGE Les fouilles se sont poursuivies vendredi durant toute la journée pour tenter de retrouver la trace du Stacy et de Nathalie, les petites Liégeoises disparues dans le quartier Saint-Léonard la nuit du 9 au 10 juin. Toutes ont cependant été négatives.

Les spéléologues de la DVI ont fouillé les baumes de Vivegnis ainsi que les égoûts à proximité de Coronmeuse. En fin d'après-midi, ils débutaient les fouilles dans les égoûts de la rue Saint-Léonard et avaient pour cela coupé la rue à la circulation.

Des battues ont également été réalisées dans le Bois l'Evêque, à Herstal, non loin du quartier où ont disparu les fillettes, ainsi qu'à Flémalle, où Abdallah Ait Oud, actuellement seul inculpé d'enlèvement et de séquestration d'enfants, avait commis son dernier méfait, le viol d'une enfant de 14 ans qu'il avait enlevée en 2001.

Les fouilles se sont également poursuivies dans la Meuse. Depuis mercredi, 23 véhicules ont été repêchés. Aucun n'a cependant de rapport avec la disparition des fillettes. Douze autres carcasses ont été repérées. Elles seront sorties de l'eau lundi.

Les fouilles et les devoirs se poursuivront durant tout le week-end. Les fouilles dans l'eau seront en revanche à l'arrêt samedi et dimanche.

Abdallah Ait Oud a de nouveau été entendu au palais de justice durant une partie de la journée vendredi. L'homme continue à nier farouchement les faits qui lui sont reprochés. Il semblerait cependant que des zones d'ombre subsistent dans son emploi du temps entre le soir de la disparition des enfants et mardi soir, quand il s'est livré aux autorités.

Lors de la perquisition dans son habitation, une vingtaine de traces ont été prévelées. Du sang et du sperme auraient été retrouvés. Les analyses sont en cours et devraient livrer leurs résultats ce week-end, a confirmé le procureur du Roi, Anne Bourguignont.

Un bracelet a également été retrouvé au domicile de l'inculpé mais il n'a pas été reconnu par la maman de Nathalie comme appartenant à une des fillettes.
D'autres pistes sont toujours en cours, a confirmé le procureur général de Liège, Cédric Visart de Bocarmé. L'emploi du temps d'une dizaine de suspects au passé pédophile est ainsi examiné. Certaines portes ont cependant déjà été refermées, a-t-il précisé.

Les devoirs se concentrent principalement actuellement en région liégeoises mais, sur base des quelque 250 informations reçues par les autorités et par Child Focus, des devoirs ont également été menés jeudi à Overijse.

Abdallah Ait Oud comparaîtra lundi matin devant la chambre du conseil de Liège, qui devra décider de son maintien ou non en détention préventive.
avatar
Cédric Istasse
[ Administrateur ]
[ Administrateur ]

Masculin
Nombre de messages : 230
Age : 37
Ville : Namur
Emploi : Enseignant
Date d'inscription : 15/06/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Annonce Samedi 17 juin 2006

Message par Cédric Istasse le Dim 18 Juin 2006 - 13:04

Un témoin-clé fournit un alibi à Abdallah Aït-Oud
(17/06/2006)

L’homme à la Chrysler

LIÈGE Au fur et à mesure que l’enquête progresse, tout ce qui paraissait bizarre, et même accablant dans le comportement d’Abdallah Ait-Oud s’éclaire. Depuis hier, le suspect principal dispose d’un alibi. Cet alibi lui est donné par le propriétaire de la Chrysler noire. En effet, celui-ci, Mohamed B., qui avait lu (dans la DH) que la police s’intéressait à son véhicule, s’est présenté spontanément à la police. Son P.-V. d’audition de 5 feuillets précise comment Abdallah Ait-Oud a quitté la rue Saint-Léonard et où il s’est rendu – et se trouvait – quand Stacy et Nathalie ont disparu.
Une manipulation est toujours possible mais Mohamed est formel : bien entendu, Abdallah est monté seul dans la Chrysler, sans les deux petites. La Chrysler a subi les tests habituels. Depuis mercredi soir, les policiers savent que les résultats sont négatifs. Mohamed, dont le témoignage est essentiel, apporte un alibi favorable au suspect n°1.

Le Liégeois s’est présenté spontanément en lisant qu’on recherchait une Chrysler Le Baron noire en équipement tuning : “Je suis le seul dans les environs à en avoir une. “Un copain, John, l’accompagnait. Les deux voulaient s’amuser. Pour épater la galerie, Mohamed s’est parqué près du podium, pas loin des Armuriers, les 1.200 watts de ses amplis “à fond la caisse”. Le patron est effectivement intervenu pour lui demander de baisser. Selon Mohamed, des enfants se sont approchés de la Chrysler. Avec la meilleure volonté du monde, Mohamed ne peut préciser si Stacy et Nathalie faisaient partie du nombre. Minuit 30 ? 1 h du matin ? Au moment de patir, un homme “qu’il connaissait de vue” lui a demandé s’il pouvait monter dans la Chrysler. Mohamed et John l’ont pris en stop. Si la Chrysler a pris le pont de l’Atlas, le trajet fait 4 km.

Vient la bizarrerie qui a pu troubler les enquêteurs : Mohamed, qui aime s’amuser, précise, dans le P.-V., qu’il s’était déguisé en femme. Il aime cela. Il possédait un rouge à lèvres, des pantys et une perruque de femme (retrouvés dans le coffre de la Chrysler). Déposé à l’Esplanade, Abdallah aurait dormi à la belle étoile (d’où les blessures aux mains qui ne proviendraient donc pas des enfants). Ayant volé une BMW et de l’essence, il se cachait (d’où sa fuite quand Christel lui annonce le dimanche que la police le recherche ?) puis ne répond plus pendant 2 jours aux appels de celle-ci (le couple s’était disputé). Il faut se rendre à l’évidence que deux témoins affirment que dans les moments de la disparition de Nath et Stacy, Ait Oud se faisait déposer en Chrysler décapotable à 4 km de là, en apparence.

Gilbert Dupont


========================================

La mère de Stacy maltraitait sa fille
(17/06/2006)

La mère de Stacy maltraitait sa fille (17/06/2006)


© DEVOGHEL Lire aussi
Un témoin-clé fournit un alibi à Abdallah Aït-Oud
Christiane Granziero a écopé de 12 mois de prison avec sursis pour coups et séquestration

LIÈGE Alors que l’actualité judiciaire bat son plein avec la tragique disparition de Stacy et Nathalie, le tribunal correctionnel de Liège avait à juger Christiane Granziero, maman de six enfants dont la petite Stacy.

C’est pour des préventions choquantes que la mère devait comparaître. Ainsi, Christiane Granziero devait répondre de coups volontaires, de séquestration, de privation d’aliments et de soustraction, le tout commis sur ses enfants !
Les faits commis par Christiane Granziero étaient tellement graves que cette mère et son compagnon de l’époque, ont été condamnés à deux ans de prison ferme par défaut.

Au moment des faits, en 2001, Stacy était à peine âgée de 2 ans, mais ses frères étaient assez grands pour se plaindre des traitements qui leur étaient infligés.
À ce titre, les déclarations des enfants, âgés de 4 à 11 ans, font froid dans le dos. Ainsi, les petits ont expliqué qu’ils étaient frappés avec une boucle de ceinture, un essuie roulé ou encore un cintre.
Mais ce n’est pas tout, les enfants ont également déclaré qu’ils étaient privés de nourriture et qu’ils étaient régulièrement enfermés dans la cave pendant que leur mère était au bistrot.

D’ailleurs les inspecteurs ont constaté que le frigo de Christiane était fermé à l’aide d’un cadenas ! “C’est mon ancien mari qui avait mis ce cadenas, a tenté de justifier Christiane lors de la première audience. Mais c’est vrai que lorsque j’achetais six yaourts et que lorsque j’allais voir dans le frigo, il n’en restait plus qu’un. Les enfants n’arrêtaient pas de voler de la nourriture. Je n’allais pas au bistrot, je leur disais que j’allais au café car je me prostituais. Je préférais leur mentir. Je ne les ai jamais battus et ils n’étaient jamais enfermés”, a-t-elle poursuivi.
Pourtant, lors de ses déclarations, la prévenue avait déclaré qu’elle enfermait ses enfants lorsqu’elle allait travailler et qu’elle venait de temps en temps voir si tout se passait bien.

Mais lors de cette audience, Christiane Granziero devait également répondre d’avoir soustrait Stacy et son frère âgé de 11 ans, alors qu’une décision de justice ordonnait le placement de ceux-ci dans une institution.
Christiane a avoué avoir commis ces faits. Le tribunal a estimé que les coups volontaires, les séquestrations et la soustraction étaient établis.
Par contre, les juges ont estimé que la malnutrition n’était pas prouvée car les enfants n’étaient pas en péril grave. Christiane Granziero vient d’écoper en opposition de 12 mois de prison avec sursis tandis que son compagnon a été condamné à 150 heures de travail.

Sarah Rasujew


La mère cadenassait le frigo

LIÈGE Pitoyable d’apprendre au tribunal comment Christiane Granziero et Jean-Luc, son concubin d’alors, s’occupaient de leurs six enfants. Dans leur plus tendre enfance, Stacy et ses cinq frères ont été victimes d’actes de maltraitance et ont subi des sévices.

En 2003, le service jeunesse dresse un constat effrayant. Mme Granziero perdra la garde et Stacy, alors 5 ans, connaîtra enfin le bonheur de vivre dans un foyer équilibré. Son père, Thierry Lemmens, s’était battu pour la récupérer. Une dame, Eveline, veillera à lui offrir stabilité, tendresse et le confort de vie décent que ses grands frères et elle n’avaient jamais connus.
Il est clairement question de sadisme. Les enfants devaient rester des heures en position agenouillée. Pour un oui, pour un non, le plus souvent sans raison, ils étaient battus à coups de ceinture. Un procédé éducatif consistait à obliger l’enfant puni à se tenir droit, de longs moments sans bouger, en tenant à bout de bras des annuaires téléphoniques (remplacés, pour les plus petits, par des cassettes vidéo plus légères). Interrogés par des policiers spécialisés, les enfants se plaignaient d’avoir manqué l’école “trois mois”. Qui s’occupait de Stacy ? Ses grands frères lui donnaient le bain tandis que maman et Jean-Luc, disent-ils, “puaient l’alcool”. Parfois on leur servait des frites. C’était plus souvent des tartines. Les chiens étaient mieux nourris : “Eux ont droit à de la pâtée.” Pour les dissuader de manger à leur faim, les concubins avaient cadenassé le frigo et la cave où se trouvait la réserve. Choqués, les petits décrivent des scènes où Jean-Luc bat les deux chiens avec ses poings. Jamais leur mère n’est intervenue pour les protéger, disaient-ils. Voilà ce que fut la tendre enfance de Stacy disparue depuis huit jours. Leur mère Granziero qui pleure devant les télés, n’avait plus revu sa petite depuis 2 ans, et ne s’en était jamais occupée.

Gilbert Dupont

_________________
L'equipe du Forum Enfants Disparus
Cédric - Webmaster à votre service
avatar
Cédric Istasse
[ Administrateur ]
[ Administrateur ]

Masculin
Nombre de messages : 230
Age : 37
Ville : Namur
Emploi : Enseignant
Date d'inscription : 15/06/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Annonce Dimanche 18 juin 2006

Message par Cédric Istasse le Dim 18 Juin 2006 - 16:25

Stacy et Nathalie: une nouvelle journée de recherches
(18/06/2006 11:28)

Les recherches se poursuivent ce dimanche pour tenter de retrouver la trace de Stacy et de Nathalie, les petites Liégeoises disparues dans le quartier Saint-Léonard durant la nuit du 9 au 10 juin. Les enquêteurs, qui patrouillent dans le quartier et effectuent des devoirs depuis une semaine, sont en contact permanent avec les riverains. Ceux-ci leur soumettent régulièrement des idées d'endroits à examiner. Une liste des endroits susceptibles d'être intéressants pour l'enquête a été dressée. Des équipes se rendent ce dimanche matin en reconnaissance dans certains de ces lieux. Une réunion de coordination sera organisée en fin de matinée et les endroits jugés les plus intéressants seront fouillés ce dimanche après-midi. D'autre part, des fouilles auront encore lieu sur les Coteaux de la Citadelle et au fort de la Chartreuse.


======================================

Stacy et Nathalie: l'inculpé interné par erreur
(18/06/2006 15:03)

La libération d'Abdallah Ait Oud par la commission de défense sociale, en décembre 2005 après 4 ans d'internement, a été au centre des débats des émissions télévisées "Controverse" et "Mise au point" dimanche. L'un des experts psychiatres en charge du dossier lors de la libération, Pierre Lux, a souligné qu'il y avait eu erreur de diagnostic lors de l'internement de M. Ait Oud. L'individu a donc été libéré définitivement en décembre 2005, sans passer par les années de libération à l'essai habituellement accordées. Pour Suzanne Moreau, présidente de la commission de défense sociale de Namur, il existe un manque juridique. En effet, si l'interné n'est plus reconnu comme étant en état de démence et est libéré, il est purement et simplement remis en liberté. Il n'est plus passible d'une peine d'emprisonnement pour les mêmes faits. Suzanne Moreau a rappelé que les conditions de la libération étaient l'amélioration de l'état mental et la réalisation des conditions de réadaptation sociale.


===================================

La maman de Nathalie entendue toute la journée

Toujours pas de trace des deux petites filles enlevées

LIEGE La maman de Nathalie, Catherine Dizier, a été entendue ce dimanche durant toute la journée au palais de justice de Liège par les enquêteurs chargés de l'enquête sur la disparition de sa fille. A sa sortie du palais de justice, vers 19H, elle s'est refusée à tout commentaire, déclarant simplement qu'elle était "fatiguée" et qu'il faisait chaud.

Selon son conseil, Me Lucrèce Henrard, Mme Dizier a été entendue pour tenter de recouper de nombreuses informations reçues par la cellule d'enquête. Elle a tenu à souligner la gentillesse, la motivation et le côte humain des enquêteurs. D'autre part, les fouilles se sont poursuivies ce dimanche durant toute la journée. Les enquêteurs ont visité quelques endroits qui avaient été renseignés par les riverains. Ils ont également poursuivi les fouilles entamées samedi sur les Coteaux de la Citadelle et à la Chartreuse.

Les enquêteurs ont également fouillé le bois se trouvant le long du boulevard Ernest Solvay et le terril de la petite Bacnure, à Herstal. De nouvelles fouilles auront lieu demain/lundi. Les fouilles reprendront également dans la Meuse, où des véhicules ont été localisés.

Ce lundi, Abdallah Ait Oud comparaîtra devant la chambre du conseil de Liège qui devra se prononcer sur son maintien en détention préventive. L'inculpé nie toujours les faits. Selon son avocat, Me Jean-Dominique Franchimont, sa remise en liberté pourrait être envisagée.

Erreur de diagnostic
La libération d'Abdallah Ait Oud par la commission de défense sociale, en décembre 2005 après 4 ans d'internement, a été au centre des débats des émissions télévisées "Controverse" et "Mise au point" ce dimanche.
L'un des experts psychiatres en charge du dossier lors de la libération, Pierre Lux, a souligné qu'il y avait eu erreur de diagnostic lors de l'internement de M. Ait Oud. L'individu a donc été libéré définitivement en décembre 2005, sans passer par les années de libération à l'essai habituellement accordées.

Pour Suzanne Moreau, présidente de la commission de défense sociale de Namur, il existe un manque juridique. En effet, si l'interné n'est plus reconnu comme étant en état de démence et est libéré, il est purement et simplement remis en liberté. Il n'est plus passible d'une peine d'emprisonnement pour les mêmes faits.
Suzanne Moreau a rappelé que les conditions de la libération étaient l'amélioration de l'état mental et la réalisation des conditions de réadaptation sociale. "Dans ce cas, suivant le rapport des psychiatres, l'état mental n'existe pas. On ne peut donc pas dire qu'il s'est amélioré. Ce sont des cas rares, mais hélas pas uniques", a-t-elle précisé, dénonçant les problèmes de moyens dans les établissements de défense sociale, à Paifve et à Namur. Elle a fait état d'un manque de place. "Il faut attendre entre un an et un an et demi pour pouvoir enfin bénéficier d'une place dans un EDS", a-t-elle précisé.

Suzanne Moreau a également remarqué un projet de révison de la loi de défense sociale était à l'examen depuis 1999. "Si le cas n'était pas aussi dramatique, la situation serait risible", a-t-elle conclu.


Dernière édition par le Lun 19 Juin 2006 - 13:15, édité 1 fois

_________________
L'equipe du Forum Enfants Disparus
Cédric - Webmaster à votre service
avatar
Cédric Istasse
[ Administrateur ]
[ Administrateur ]

Masculin
Nombre de messages : 230
Age : 37
Ville : Namur
Emploi : Enseignant
Date d'inscription : 15/06/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Annonce Lundi 19 juin 2006

Message par Cédric Istasse le Lun 19 Juin 2006 - 13:13

Les enquêteurs n’ont pas mesuré leur peine. Sans succès jusqu’à présent

LIÈGE Ce dimanche, les enquêteurs ont continué leur fastidieux travail de fouilles et de recherche dans l’espoir, évidemment toujours présent, de retrouver Stacy et Nathalie, les deux filles disparues lors de la braderie Saint-Leonard. “Aujourd’hui, nous avons passé au crible les bois situés derrière le boulevard Ernest Solvay, le terril dit de Baneux, les bois de la Citadelle et le site de la Chartreuse ainsi que celui de la Petite Bacnure à Herstal qui se situe juste dans le prolongement géographique du quartier Saint-Leonard-Vivegnis”, indiquait, hier en fin de journée, le commissaire Remue, chef de la cellule personnes disparues de la police fédérale.

Ces nouvelles fouilles se sont, hélas !, révélées vaines. Comme les précédentes lancées ce samedi et qui portaient, déjà, sur le site de la Chartreuse ainsi que sur certains des immeubles sociaux, aujourd’hui à l’abandon, du site de Droixhe.

Un travail colossal
Ces fouilles clôturaient également une pleine semaine d’intenses activités de recherche. Tant qu’à présent, en effet, ont été fouillés les sites de Bavière et de la Citadelle, ceux de l’Île Monsin et de Droixhe, une grande partie du quartier Saint-Leonard ainsi que certains quartiers de Flémalle, là où, il y a quelques années, Abdallah Ait Oud avait enlevé et violé une adolescente.

Même s’il n’a guère donné de résultat, le travail réalisé par tous les enquêteurs a été véritablement colossal. “On a également effectué des recherches dans certains égouts ainsi que dans le lit de la Meuse”, explique encore le commissaire Remue en précisant que ces recherches fluviales reprendront ce lundi. “On a en effet repéré quelques épaves de voiture qui seront remontées à la surface et inspectées.”
A ce travail, s’ajoute encore le boulot plus particulier d’enquête. A ce niveau, les policiers liégeois chargés du dossier reçoivent tous les jours une somme impressionnante d’informations qu’il convient de vérifier.

“Et on vérifie absolument tout, précisent-ils. Il n’est pas question de risquer de passer à côté de quelque chose. Mais c’est un travail long et fastidieux qui prend évidemment beaucoup de temps.”

N’empêche. Le temps, les policiers liégeois sont prêts à la dépenser sans compter pour tenter de retrouver les deux fillettes. “Pour l’heure, l’’important est évidemment là et uniquement là. Pas question de baisser les bras tant que nous n’avons pas des résultats…”
Les efforts pour retrouver les deux fillettes se poursuivent, tant du côté de l'enquête que du côté des parents.
Ed. F.


===================================

Dimanche étouffant dans le quartier du Nord

Dans le quartier du Nord, la rue Saint-Léonard, tracée au VIIe siècle, est la plus longue de la ville : en ligne droite, elle se termine au 602, à l’entrée de Coronmeuse. Partant du pont Maghin (en continuelle réfection) et de l’Esplanade (désert poussiéreux qui a remplacé l’ancienne prison), le quartier se découpe en trois tronçons. Les façades lépreuses du premier n’ont rien d’engageant, depuis le départ de certains commerces : un grossiste en jouets, une galerie d’art, des maraîchers, des coiffeurs, remplacés par des échoppes qui rappellent Porto Rico, Harlem ou Cuba. L’austère caserne moderne, datant de 1974, de l’ex-gendarmerie, cloture ce tronçon. Quelques mètres plus loin, commence ce qui semble un autre quartier : des cageots débordent sur les trottoirs, des cafés portes ouvertes laissent fuser des exclamations en toutes langues, un night shop ne désemplit pas, le commissariat se niche dans une rue voisine et un club de foot portugais rassemble sur son seuil les habituels gueulards du dimanche. De vieilles façades des XVIIe et XVIIIe siècles tombent en ruines et seul le Château des Quatre Tourettes, datant de 1512, devenu accueil culturel pour de rares expositions et quelques concerts, reste sporadiquement utilisé. Jadis, la rue eut son heure de gloire avec l’arsenal et la manufacture d’armes. Y subsiste un commerce hyperconnu pour la richesse de son catalogue : l’Armurerie du Nord.
Le Café des Armuriers ouvre sur un coin de rue : pour les riverains, c’est la Casa Tito. Un ventilateur y brasse un air tiède par-dessus quelques habitués. Deux jeux électriques, un de fléchettes, des murs stuqués orange, des chaises en osier, un petit coin intime : le bistroquet fait bonne figure. L’ambiance, cependant, est à la morosité. Les photos des deux fillettes trônent derrière le comptoir et sur les vitrines. Le dernier tronçon de rue achève le délabrement du premier : une imprimerie, une boucherie, un terrain vague, des maisons lépreuses. Les fenêtres ouvertes des rez-de-chaussée dévoilent des intérieurs tristounets et des visages miséreux. Plus loin, une voiture de police, feux bleus clignotant, reste à l’arrêt. Sur le quai, une autre attend on ne sait quoi. Dans le quartier du Nord, un dimanche de moiteur étouffante, tout paraît à l’arrêt, dans l’attente…
Jean Jour


======================================

"Je suis innocent"

Les auditions se succèdent au palais de justice de Liège

LIÈGE “Je suis innocent !”, clamait Abdallah Ait Oud, ce dimanche matin, au sortir de 16 nouvelles heures d’interrogatoire à la PJ de Liège. Une affirmation qui n’engage évidemment que lui-même si d’autres personnes sont également interrogées par les enquêteurs liégeois qui, depuis plus d’une semaine, recherchent les deux gamines disparues à la braderie Saint-Leonard.

Retour à Abdallah Ait Oud pour signaler que tout n’est évidemment pas clair dans son parcours récent. Sa reddition, par exemple, expliquée par cette subite découverte, lors d’un match de foot regardé dans un bistrot, qu’il était recherché activement. “Qu’aurait-il pu faire d’autre ?” se demandent certains enquêteurs. “Il avait été reconnu par tous ceux qui se trouvaient dans le café. Qu’aurait-il pu faire d’autre que de se rendre ?”

L’individu reste donc bien dans le collimateur des enquêteurs, d’autant plus sans doute que certaines fissures commenceraient à apparaître dans son emploi du temps officiel lors des heures tragiques qui encadrent celles de la disparition de Stacy et de Nathalie.

“Mais nous interrogeons aussi d’autres personnes, glissent les enquêteurs. Des pédophiles, il y en a partout et pas seulement en région liégeoise. Qui peut dire que l’un d’entre eux, originaire de Saint-Trond ou de Bruges ne se trouvait pas justement à Liège ce soir-là ?”

Dans un autre registre, d’autres interrogatoires sont encore menés par les policiers liégeois. Ce dimanche, l’un d’entre eux se concentrait notamment sur Catherine Dizier, la maman de la jeune Nathalie. Celle-ci a été invitée à reconstituer le film de la soirée de la disparition des fillettes. À son arrivée au palais de justice, elle a affirmé avoir reçu, un SMS troublant. Catherine Dizier a précisé qu’il n’émanait pas d’un membre de la famille mais que son auteur n’était toutefois pas anonyme.

Quant au papa de Nathalie, Didier Mahy, il a demandé aux médias et à la population de se concentrer sur la recherche des enfants. Il a également remarqué qu’il lui semblait étonnant que les fillettes aient pu être enlevées par une seule personne. Le papa de Stacy, Thierry Lemmens, a quant à lui passé la matinée sur le marché de la Batte, en distribuant des nouvelles affiches
Ed.F.


========================================

Va-t-il être libéré ?

La chambre du conseil se penche, ce lundi, sur le cas d'Abdallah Ait Oud

LIÈGE C'est ce lundi que la chambre du conseil de Liège sera appelée à se pencher sur le dossier d'Abdallah Ait Oud, actuellement principal suspect dans l'enlèvement de Stacy et de Nathalie. C'est elle qui dira s'il doit, ou non, être remis en liberté. Dans le premier cas, le parquet de Liège aura, s'il le veut, la possibilité de faire appel à cette décision, Abdallah Ait Oud restant alors en prison jusqu'à sa comparution devant la chambre des mises en accusation.

On n'en est évidemment pas encore là, le parquet de Liège et la juge d'instruction chargée du dossier, Mme Goossens, estimant semble-t-il disposer d'assez d'éléments pour garder Abdallah Ait Oud en prison pour l'instant.

C'est dans ce contexte que vient se greffer un nouvel élément mis en avant ce dimanche lors de l'émission Controverse de RTL-TVI. Un des experts psychiatres en charge du dossier lors de la libération, Pierre Lux, a souligné qu'il y avait eu erreur de diagnostic lors d'un précédent internement de M. Ait Oud. Cet internement avait eu lieu en 2001, à la suite du viol, par Abdallah Ait Out, d'une gamine de 14 ans. L'individu avait été libéré définitivement en décembre 2005, sans passer par les années de libération à l'essai habituellement accordées.

Pour la présidente de la commission de défense sociale de Namur, il existe un manque juridique. En effet, si l'interné n'est plus reconnu en état de démence et est libéré, il est purement et simplement remis en liberté. Il n'est plus passible d'une peine d'emprisonnement pour les mêmes faits. Elle a rappelé que les conditions de la libération étaient l'amélioration de l'état mental et la réalisation des conditions de réadaptation sociale. "Dans ce cas, suivant le rapport des psychiatres, l'état mental n'existe pas. On ne peut donc pas dire qu'il s'est amélioré. "


======================================

Stacy et Nathalie: mandat confirmé pour Abdallah Ait Oud

La chambre du conseil a notamment pris en compte les antécédents spécifiques de l'inculpé pour prolonger sa détention

LIEGE La chambre du conseil de Liège a prolongé lundi matin le maintien en détention préventive d'Abdallah Ait Oud, inculpé pour l'enlèvement et la séquestration de Stacy et de Nathalie.

La chambre du conseil a retenu plusieurs éléments pour justifier le maintien en détention préventive. Elle a notamment pris en compte les antécédents spécifiques de l'inculpé. Il avait déjà condamné en 1994 à cinq ans d'emprisonnement avec sursis probatoire d'un an pour des faits de viol sur sa nièce. L'inculpé avait également été interné en 2001 pour des faits d'enlèvement et de viol d'une adolescente.

La chambre du conseil a également tenu compte de la présence sur les lieux de l'enlèvement des fillettes de l'inculpé, le vendredi 9 juin en soirée. Elle a également pris en compte le fait qu'il avait sur les bras et les jambes des giffures et des écorchures et le fait qu'il se soit soustrait à la justice pendant deux jours.

Son conseil, Me Franchimont s'était expliqué en déclarant que les griffures étaient dues au fait qu'il avait dû escalader un mur pour se rendre chez sa compagne. Et s'il s'est soustrait à la justice, c'est parce qu'il craignait d'être poursuivi pour vol de voiture et grivellerie.

La chambre du conseil a également tenu compte de l'impact qu'aurait sa libération sur le grand public.
Me Franchimont a interjeté appel lundi après-midi. La chambre des mises en accusation devrait examiner le dossier dans les 15 jours.
L'audience pourrait être fixée au 29 juin.


===============================

Fillettes introuvables
(19/06/2006)

Les fouilles se poursuivent. Abdallah Ait Oud restera en prison a annoncé la chambre du conseil ce lundi. Le père de Stacy entendu au palais de justice

LIÈGE Les fouilles se poursuivent ce lundi pour tenter de retrouver la trace de Stacy et de Nathalie, les fillettes disparues dans le quartier Saint-Léonard la nuit du 9 au 10 juin. Le papa de Stacy est quant à lui entendu depuis ce matin à 9H au palais de justice de Liège.

Les enquêteurs poursuivent leurs recherches sur le site de la Chartreuse. Un incendie sans gravité s'y est déroulé ce week-end et il a entraîné la chute d'un bâtiment. La juge d'instruction en charge du dossier, Pascale Goossens, a demandé aux enquêteurs de fouiller sous ce bâtiment afin de ne négliger aucune piste.

D'autre part, les fouilles ont repris ce lundi dans les eaux de la Meuse où 12 véhicules avaient été repérés vendredi. Ils seront tous retirés des eaux.

Les auditions se poursuivront également au palais de justice. Dimanche, la maman de Nathalie a été entendue pendant plus de 9H. Elle a dû notamment retracer précisément son emploi du temps et celui des enfants dans la soirée du vendredi 9 juin. Des objets saisis lors des perquisitions lui ont également été soumis. La maman n'a rien reconnu. Les enquêteurs se sont également penché sur un sms reçu par la maman vendredi. Celui-ci voulait "orienter l'enquête". Il n'émane pas d'un membre de la famille. Selon les enquêteurs, cet élément n'est "qu'un parmi d'autres".

Après l'audition du papa de Nathalie la semaine dernière et de la maman ce dimanche, c'est le papa de Stacy qui est entendu ce lundi au palais de justice de Liège depuis 9H.

Par ailleurs, la chambre du conseil de Liège a confirmé lundi matin le mandat d'arrêt d'Abdallah Ait Oud, inculpé pour l'enlèvement et la séquestration de Stacy et de Nathalie, Il devra donc rester en prison un mois de plus. Son conseil, Me Franchimont a déclaré qu'il allait certainement interjeter appel de la décision.

Ed. F.

_________________
L'equipe du Forum Enfants Disparus
Cédric - Webmaster à votre service
avatar
Cédric Istasse
[ Administrateur ]
[ Administrateur ]

Masculin
Nombre de messages : 230
Age : 37
Ville : Namur
Emploi : Enseignant
Date d'inscription : 15/06/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Annonce Lundi 19 juin 2006 (2)

Message par Cédric Istasse le Lun 19 Juin 2006 - 21:48

Stacy et Nathalie: mandat confirmé pour Abdallah Ait Oud
(19/06/2006)

La chambre du conseil a notamment pris en compte les antécédents spécifiques de l'inculpé pour prolonger sa détention

LIEGE La chambre du conseil de Liège a prolongé lundi matin le maintien en détention préventive d'Abdallah Ait Oud, inculpé pour l'enlèvement et la séquestration de Stacy et de Nathalie.

La chambre du conseil a retenu plusieurs éléments pour justifier le maintien en détention préventive. Elle a notamment pris en compte les antécédents spécifiques de l'inculpé. Il avait déjà condamné en 1994 à cinq ans d'emprisonnement avec sursis probatoire d'un an pour des faits de viol sur sa nièce. L'inculpé avait également été interné en 2001 pour des faits d'enlèvement et de viol d'une adolescente.

La chambre du conseil a également tenu compte de la présence sur les lieux de l'enlèvement des fillettes de l'inculpé, le vendredi 9 juin en soirée. Elle a également pris en compte le fait qu'il avait sur les bras et les jambes des giffures et des écorchures et le fait qu'il se soit soustrait à la justice pendant deux jours.

Son conseil, Me Franchimont s'était expliqué en déclarant que les griffures étaient dues au fait qu'il avait dû escalader un mur pour se rendre chez sa compagne. Et s'il s'est soustrait à la justice, c'est parce qu'il craignait d'être poursuivi pour vol de voiture et grivellerie.

La chambre du conseil a également tenu compte de l'impact qu'aurait sa libération sur le grand public.
Me Franchimont a interjeté appel lundi après-midi. La chambre des mises en accusation devrait examiner le dossier dans les 15 jours.
L'audience pourrait être fixée au 29 juin.

===============================

Stacy et Nathalie: la maman de Nathalie réentendue lundi soir (19/06/2006 20:29)

Catherine Dizier, la maman de Nathalie et la compagne de Thierry Lemmens, le papa de Stacy,sera réentendue lundi soir. Elle a elle-même pris contact avec les enquêteurs afin d'apporter de nouveaux éléments à la suite de sa longue audition de dimanche. Par ailleurs, M. Lemmens a pu quitter le palais de justice de Liège vers 19h35. Son avocat a expliqué que son client était fatigué, qu'il ne sortait pas accusé et qu'il a été bien reçu par les enquêteurs et que l'audition a été calme. "M. Lemmens est disposé a venir passer plusieurs jours au Palais s'il le faut si cela peut permettre de retrouver sa fille", a remarqué Me Drion.

_________________
L'equipe du Forum Enfants Disparus
Cédric - Webmaster à votre service
avatar
Cédric Istasse
[ Administrateur ]
[ Administrateur ]

Masculin
Nombre de messages : 230
Age : 37
Ville : Namur
Emploi : Enseignant
Date d'inscription : 15/06/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Annonce Mardi 20 juin 2006

Message par Cédric Istasse le Mar 20 Juin 2006 - 10:49

Semaine décisive (20/06/2006)

La chambre du conseil a estimé que la détention se justifiait toujours

LIÈGE Ce lundi, la chambre du conseil de Liège devait examiner le maintien en détention d’Abdallah Aït-Oud. Pour rappel, l’homme est un pédophile récidiviste qui était proche des lieux au moment de l’enlèvement de Stacy, 7 ans, et Nathalie, 10 ans.

Dans l’état actuel de l’enquête Abdallah Aït-Oud est le principal suspect dans les faits.
Depuis le début de sa détention préventive, l’inculpé nie avec force toute implication dans l’enlèvement qui s’est déroulé dans la nuit du 9 au 10 juin dernier lors d’une braderie dans le quartier de Saint- Léonard.
Me Jean Dominique Franchimont, avocat d’Abdallah Aït-Oud a donné son sentiment après le passage de son client devant la chambre du conseil.” Il n’y a aucun élément matériel contre mon client. J’ai plaidé la libération de mon client, tandis que le ministère public a requis son maintien en détention”.

“Qu’ils se manifestent”
“Le parquet a énoncé les éléments à charge de mon client. Par exemple, le fait qu’il se trouvait proche des lieux au moment de l’enlèvement ou qu’il s’est soustrait pendant plusieurs jours alors qu’il se savait recherché pour un vol de voiture et une grivèlerie. Mon client continue à clamer son innocence. Il y a d’ailleurs d’autres pistes dans le dossier comme celle de la famille proche. Le père de la petite Nathalie a d’ailleurs signalé que les fillettes n’auraient pas pu suivre quelqu’un qu’elles ne connaissaient pas. On se demande d’ailleurs comment mon client qui était dans un état d’alcoolémie avancée au moment des faits – des témoins en attestent – aurait pu enlever deux petites filles contre leur gré et cela sans voiture. Il n’y a aucun témoin visuel de l’enlèvement et donc personne qui aurait vu l’enlèvement”, a-t-il continué.

“Mon client explique avoir vu plusieurs personnes lors de cette soirée. Il dit avoir joué au djembé avec des musiciens. Si des personnes ont passé la soirée avec mon client, qu’elles se manifestent auprès des autorités. Le problème, c’est que les fréquentations de mon client sont des gens de la nuit et qu’ils ne se souviennent pas toujours de ce qu’ils ont fait la veille. Pour ce qui est des griffes présentes sur Abdallah Aït-Oud, il les explique par une chute. En effet, mon client s’est rendu chez son amie par l’arrière du bâtiment et il a sauté d’un mur, s’est agrippé à un arbre et est tombé dans des ronces en contrebas. Ce n’est pas parce que mon client a un passé spécifique, qu’il est coupable”.

La chambre du conseil a décidé néanmoins du maintien en détention d’Abdallah Aït-Oud. Il devrait donc rester en prison quinze jours de plus.
Sarah Rasujew


====================================

Pourquoi Aït-Oud reste en prison
La décision de la chambre du conseil est motivée par au moins cinq bonnes raisons

LIÈGE C’est finalement sans surprise que la chambre du conseil de Liège a maintenu Abdallah Ait-Oud en détention préventive. Son avocat a d’ores et déjà interjeté appel et l’homme comparaîtra donc dans les quinze jours devant la chambre des mises en accusation.
Les motivations de la chambre du conseil sont multiples :
D’abord, le fait incontestable et d’ailleurs incontesté qu’Abdallah Ait-Oud se trouvait sur les lieux, au moment de la disparition de Stacy et Nathalie.
Ensuite, le fait que l’homme a disparu pendant quatre jours. Son emploi du temps est vérifié, mais il persiste à nier et ce, malgré nombre de zones d’ombre, voire parfois d’incohérence.
Troisième élément, le fait que l’homme a fui alors qu’il se savait recherché. Pire, il a même tenté de se soustraire à la justice en changeant d’apparence. Il n’a, en effet, pas hésité à se raser le crâne.
Élément suivant : ses antécédents spécifiques en matière de mœurs. L’homme a en effet été condamné une fois pour des attouchements sur sa nièce et interné, ensuite, pour le viol d’une adolescente.
Autre motivation : les indices scientifiques. Les résultats des analyses seront connus dans le courant de la semaine. Autant avoir l’homme sous la main s’il s’avérait que les verdicts scientifiques sont accablants.
Enfin, la pression médiatique. Même si la justice préfère généralement avoir un coupable en liberté plutôt qu’un innocent en prison, la population comprendrait assez mal qu’on libère un homme dont la bonne foi, malgré la présomption d’innocence dont il devrait jouir, n’a pas encore été établie.

On fouille toujours
Pendant ce temps, les enquêteurs continuent leurs investigations sans désemparer. Ils continuent ainsi de fouiller la ville en prenant par exemple, les endroits fréquentés par le principal suspect.
Dans la foulée, d’autres policiers interrogent la famille des disparues. Après Catherine Dizier, la maman de Nathalie, c’est en effet son compagnon et papa de Stacy, Thierry Lemmens qui a longuement été entendu. “Ces auditions sont longues mais nécessaires”, a expliqué Anne Bourguignont, le procureur du roi de Liège. “Nous tentons de retracer ce qui s’est passé la nuit de la disparition des fillettes. Nous tentons également de voir avec les parents si les enfants auraient pu se réfugier chez des membres de la famille ou chez des proches. En attendant, j’insiste pour dire que ces personnes sont entendues, uniquement à titre de témoins.”
Reste le fameux SMS reçu par Mme Dizier et qui donnait aux parents des indications sur l’endroit où auraient pu de trouver les fillettes. “Cela nous paraît fantaisiste, mais nous vérifions. Nous ne laissons rien au hasard.”
Jean-Michel Crespin


===================================

Le témoin clé de la soirée
(20/06/2006)

La longueur inhabituelle des interrogatoires subis dimanche et lundi peut avoir rendu Thierry Lemmens et Catherine “suspects”. Pour en avoir le cœur net, nous avons retrouvé le témoin clé de la soirée de la disparition de Stacy et Nathalie. Avec Béatrice et leur petit Jérôme, Jean-Marc Brun, 45 ans, se trouvait aux Armuriers quand les deux petites, qui jouaient à l’extérieur, ont disparu sans un cri.
Brun a été entendu jeudi et vendredi par la police fédérale. Il est formel sur plusieurs points, le principal étant que Thierry Lemmens et Catherine Dizier se trouvaient dans l’établissement, et pas dehors, quand les petites se sont volatilisées. A aucun moment ni l’un ni l’autre ne se sont absentés.
Le client s’inscrit en faux contre ceux qui prétendent que durant la soirée, le couple aurait manqué d’attention. “Jusque vers minuit, nous sommes restés ensemble, Thierry et Catherine, Béatrice et moi, au coin de la rue, à surveiller les enfants qui jouaient sur le château gonflable. Aucun ne s’est éloigné”.
Il est minuit (heure approximative) quand les deux couples décident de rentrer dans l’établissement. Le café fait le coin des rues Goswin et Saint-Léonard. Jean-Marc et Béatrice s’installent du côté Saint-Léonard, Dizier et Lemmens du côté de la rue Goswin avec le petit Sylvain et, plus tard, Florence, Steven et Sullivan. “C’est vrai qu’il n’y avait plus beaucoup d’éclairage mais le podium où Stacy et Nathalie jouaient était juste là, sur le trottoir. Le château gonflable avait déjà été démonté. De temps en temps, on jetait un coup d’œil sur les petites dehors.”
Thierry Lemmens et Catherine étaient-ils ivres ?
“Ils avaient bu, OK, mais pas de façon excessive. Ils étaient gais, je dirais, mais pas ivres…”
L’idée que le couple n’aurait plus surveillé les enfants pendant une demi-heure ? “Mais non : Catherine regardait régulièrement, et nous aussi d’ailleurs”. Plus tard (est-il 1h30, 2h du matin ?), Thierry Lemmens et Catherine Dizier décident de rentrer.
Avant de se rendre aux toilettes, Dizier a encore vérifié par la fenêtre. “Stacy et Nath jouaient derrière le podium. Il y avait une bâche”.
Les petites ont disparu sur 3, peut-être 5 minutes : le temps du pipi, de revenir des W.-C. et de préparer les sacs pour rentrer. Catherine, qui sort la première, constate que les deux filles ne sont plus près du podium. Jean-Marc Brun : “Elle a crié. Thierry a bondi. On s’est levés. Dans le café, comme je me trouvais du côté de la rue Saint-Léonard et que je ne les ai pas vues, je pense qu’elles ont disparu dans la rue Goswin (avec, au bout de cette rue, à 150 m, le quai Saint-Léonard puis la Meuse). Je me trouvais près de la porte et celle-ci était ouverte. Mon fils a 4 ans : un enfant qui crie, je sais ce que c’est. Or, je n’ai rien entendu”.
Dans cette chronologie, l’incident de la Chrysler noire est survenu entre ½ h et ¼ d’heure plus tôt. Sur papier, Abdallah Aït-Oud, qui s’était fait déposer place Saint-Léonard, a eu le temps matériel de revenir. Dans la soirée enfin, des fillettes ont dansé sur le podium. Celles-ci s’étaient changées dans la cuisine du café Les Armuriers. Cela a pu donner de sales idées à des pédophiles en puissance. Question : Abdallah était-il le seul dans la foule ? De notre enquête, personne n’a rien laissé paraître. Mais il suffisait d’attendre le moment propice.

Gilbert Dupont


=================================

Plus d’un tiers de détenus en préventive
(20/06/2006)

C’est l’une des problématiques essentielles de la surpopulation carcérale

BRUXELLES Le cas d’Abdallah Ait-Oud dont la chambre du conseil a confirmé hier le mandat d’arrêt pour un mois a remis en lumière la problématique de la détention préventive. Une problématique qui, en Belgique, est constitutive du problème de surpopulation carcérale.
En effet, s’il n’y a pas de données statistiques récentes en la matière, on peut affirmer que plus de 30 % des personnes détenues sont en détention préventive.
Si l’on se base sur des chiffres fournis par la ministre de la Justice à la Chambre en 2005, on apprend que sur près de 9.500 détenus, 3.500 étaient en détention préventive soit plus de 35 %. Grosso modo, si l’on se représente dix détenus en prison en Belgique, 5 sont des condamnés à des longues peines de plus de trois ans, 1 à une courte peine de moins de trois ans et 4 sont en détention préventive.
Abdallah Ait-Out fait partie de cette dernière catégorie de détenus. Ce sont ceux qui sont placés sous mandat d’arrêt par un juge d’instruction. Ils le sont soit dans l’attente de leur jugement soit car leur détention est nécessaire à la poursuite de l’instruction. Cela permet aux enquêteurs d’être sûrs que l’individu ne fuira pas la justice ni ne détruira des preuves.
La durée de ces détentions préventives est fort variable et dépend de nombreux éléments. C’est la chambre du conseil ou en dernier recours celle des mises en accusation qui décide de lever ou non le mandat d’arrêt. Le juge d’instruction peut lui aussi le faire.
En moyenne, une étude réalisée en 1999 établissait la durée d’une détention préventive à 3 mois et 1 jour. Abdallah Ait-Oud n’en est qu’à son huitième jour.
M. Ka.


====================================

Quatre jours en enfer
(20/06/2006)

L’incroyable déchéance d’Abdallah, miné par la drogue et l’alcool

LIÈGE Du vendredi 9 juin (neuf heures avant la disparition de Stacy et Nathalie) au mardi 13 au soir (Aït-Oud se livre). Du vendredi soir avec la braderie folle organisée rue Saint-Léonard, au mardi soir où Abdallah Aït-Oud, non pas spontanément comme on l’a prétendu, mais parce qu’on l’a reconnu, décide enfin de se présenter à l’hôtel de police de Liège.

Quatre jours d’errance et déchéance où diront certains, il est difficile d’ajouter l’enlèvement de deux petites filles surtout qui ne possède aucun moyen de locomotion.
D’autres diront par contre qu’Ait-Oud se trouvait dans un tel état que tout était possible. À chacun de juger. Voici, en tout cas, l’emploi du temps du suspect numéro 1.

Vendredi 9 Juin. 17 h. Accompagné de Christel son amie depuis janvier, Abdallah Ait Oud se présente au café Aux Armuriers , rue Saint Léonard. Le patron, Julio Blazquez de la Purification, engage Christel pour la soirée. Abdallah quitte l’établissement mais pas la braderie. Il boit abondamment (de la bière, avec prédilection pour Carlsberg).

22 h. Complètement ivre, Aït-Oud sniffe trois lignes de coke. La cocaïne a pour effet de le dessaouler. Aït-Oud se remet à la boisson.

1 h du matin (?) Incident de la Chrysler noire qui se parque près du café, arrivant par la rue Saint Léonard. Abdallah demande au chauffeur, Mohamed, de le prendre à son bord “pour faire un tour”. Est-on passé par l’Esplanade ou la place St-Léonard ? Toujours est-il que Aït-Oud affirme maintenant qu’on l’a redéposé dans le quartier, qu’il serait revenu dans le café Aux Armuriers et s’est endormi.

2 h (?) Malade, Abdallah Aït-Oud, qui doit vomir, quitte précipitamment l’établissement. N’y parvenant pas, il marche vers son appartement, à 200 m, au n°231 rue Saint-Léonard. En chemin, Abdallah Aït-Oud vomit deux fois sur ses vêtements.

Est-il 2 h ? 3 h du matin ? La disparition des deux petites filles constatée, les recherches s’organisent. Christel s’étonne de ne pas revoir Abdallah et lui en veut d’être parti en la laissant en plan. En fait, Abdallah est tout simplement chez lui, à 200 mètres des Armuriers. Il s’endort, tout habillé, malgré ses vêtements souillés, sur le W.-C.

Samedi 10 juin au matin. L’heure n’est pas précisée mais Aït-Oud, qui émerge, dit avoir lavé ses vêtements, les avoir fait sécher, s’être remis au lit et s’être rendormi pour plusieurs heures.

17 h. Abdallah, réveillé, quitte son appartement, croise des amis et se remet à boire en leur compagnie.
Nuit de samedi à dimanche (tard) : dans son appartement, au premier étage du 231 rue Saint-Léonard.
Dimanche 11 juin : en fin de matinée, est réveillé par Christel. Lui propose de monter. Devant le refus de Christel, lui lance ses affaires par la fenêtre. Christel lui annonce que la police veut l’interroger après la disparition de Stacy et Nathalie. Christel pensait qu’Abdallah n’avait pas paniqué. En fait, Aït-Oud admet qu’il a voulu changer d’aspect et, pour ce faire, a complètement rasé ses cheveux.
Dimanche après-midi : Aït-Oud se rend chez Christel pour récupérer ses propres affaires. Christel n’étant pas présente, Abdallah se munit d’un cintre pour crocheter la porte de l’appartement. N’y parvient pas. Abdallah se blesse aux jambes en sautant d’un mur et se griffe les mains en tombant dans les ronces.
Dimanche soir : dort à la belle toile dans un parc. Rencontre des amis en errance comme lui. Picole. Joue du djembe.
Lundi soir : dort à la belle étoile; dans un parc.
Mardi matin : crasseux, fait laver ses vêtements et les confie à une wasserette.
Mardi soir : sous un faux nom, se rend dans une asbl pour y suivre, à partir de 18 h, sur écran géant, le match France-Suisse. Reconnu (un avis diffusé à la mi-temps par Child Focus), préfère quitter les lieux (19h10) et, après 2 heures d’ultime hésitation, décide de se livrer à la police.

Gilbert Dupont

_________________
L'equipe du Forum Enfants Disparus
Cédric - Webmaster à votre service
avatar
Cédric Istasse
[ Administrateur ]
[ Administrateur ]

Masculin
Nombre de messages : 230
Age : 37
Ville : Namur
Emploi : Enseignant
Date d'inscription : 15/06/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Annonce Mercredi 21 juin 2006

Message par Cédric Istasse le Mer 21 Juin 2006 - 11:32

Les analyses favorables à Abdallah
(21/06/2006)

Malgré tous les efforts, Nathalie et Stacy sont malheureusement toujours introuvables

LIÈGE Les fouilles et les devoirs d’enquête se sont poursuivis mardi dans le dossier de la disparition de Stacy et de Nathalie. Ainsi, une trentaine d’hommes ont de nouveau fouillé le site de la Chartreuse. Ils se sont également rendus sur les ruines de l’ancien hôpital de Bavière et ont une nouvelle fois sondé les eaux de la Meuse. Si au total, 37 voitures ont été retirées, aucune n’a permis de faire avancer l’enquête.

D’un autre côté, des auditions ont également eu lieu au palais de justice de Liège. Il semble à ce titre que plusieurs d’entre elles n’avaient rien à voir avec les familles qu’elles soient des victimes ou d’Abdallah Aït Oud.

Lundi soir, Catherine Dizier a de nouveau été entendue. Il semble que la maman de Nathalie voulait faire part aux enquêteurs de détails qui lui seraient revenus à l’esprit.
Même si les résultats des analyses ADN semblent favorables à Abdallah Aït Oud (voir ci-dessous), les enquêteurs sont toujours perplexes quant à son emploi du temps et sont également intrigués par sa volonté de se soustraire à la justice.

Cheveux rasés
Ainsi, l’homme a rasé ses cheveux, probablement dimanche dernier, une fois qu’il se savait recherché. Après avoir passé des heures à boire et à se droguer, il s’est ensuite rendu dans un refuge dirigé par une asbl sur les hauteurs de Liège en livrant une fausse identité. Et, pour rappel, ce n’est qu’une fois reconnu par d’autres personnes présentes à l’asbl qu’il s’est livré à la police.

“Mais, insiste un enquêteur, Ait-Oud constitue une piste parmi bien d’autres. Nous travaillons dans beaucoup de directions. Ce qui m’inquiète, c’est que ces pistes exploitées se ferment les unes après les autres. Mais bon, il faut garder espoir, la bonne piste peut être découverte dans 5 minutes et les fillettes retrouvées vivantes dans le quart d’heure qui suit.”

En attendant, la piste menant à Abdallah Aït-Oud semble de plus en plus tortueuse. À ce titre, certains se demandent même si l’homme ne finira pas par bénéficier d’une procédure de mainlevée pour recouvrer sa liberté avant même sa comparution devant la chambre des mises en accusation. Celle-ci devrait examiner son dossier le 27 juin prochain.
Jean-Michel Crespin


======================================

Pas l’ADN des fillettes
(21/06/2006)

Le sang retrouvé chez Abdallah semble inexploitable mais serait d’origine masculine

LIÈGE La science n’aime pas la vitesse et encore moins la précipitation. C’est pourquoi, à l’heure d’écrire ces lignes, les resultats concernant les traces relevées chez Abdallah Aït Oud n’ont pas encore livré tous leurs secrets.
Pour rappel, début de la semaine dernière, la Dernière Heure-Les Sports révélait que l’on avait retrouvé au domicile du suspect n°1 des traces de sperme et de sang. Ces traces ont immédiatement été emmenées à l’institut médico-légal pour analyse.

Un homme
En ce qui concerne le sperme, les choses semblent claires : il appartient bien à Aït Oud, ce qui n’est évidemment pas étonnant, puisque les traces ont été relevées chez lui, apparemment sur un de ses vêtements.
En ce qui concerne le sang, les choses semblent malheureusement moins catégoriques. En effet, l’échantillon prélevé serait inexploitable, car trop pollué par d’autres éléments. Mais si de prime abord, on ne sait dire à qui ce sang appartient, les scientifiques semblent penser, au vu des premiers résultats, qu’il ne pourrait appartenir à aucune des deux fillettes puisque ce sang proviendrait d’un homme.

Si les premiers résultats se confirment, cela donnerait un fameux argument à Abdallah Aït Oud, même si cette nouvelle n’est pas déterminante. L’absence de trace des fillettes chez lui ne prouve en effet pas qu’il n’a rien à voir dans leur disparition.
Jean-Michel Crespin


=======================================

Deux incidents bizarres
(21/06/2006)

Et si Nathalie avait aperçu une copine ?

LIÈGE Le suspect numéro 1 de l’enlèvement de Stacy et Nathalie n’a jamais été vu autour du château gonflable et du podium près desquels les deux petites ont joué toute la soirée. C’est ce que dit, hier, Robert Lodewyc qui exploitait le château et avait l’œil sur le podium.

M. Lodewyc connaît Abdallah Aït-Oud (la serveuse Christel le lui avait présenté), les deux petites (il les a vu grandir) et les parents Catherine Dizier, Thierry Lemmens et même M. Didier Mahy. Tout l’après-midi, des enfants se sont succédé sur le podium où on organisait un karaoké.
Faute d’avoir obtenu la tente qui devait servir de vestiaires, les enfants se changeaient dans l’établissement, à la cuisine et à l’étage, de façon à ce que les clients ne puissent se rincer l’oeil avec les enfants petits ou plus grands qui se déshabillaient.
Pour avoir tenu le chateau gonflable de 14 à 23 h, Robert Lodewyc confirme que les organisateurs du karaoke étaient attentifs à préserver les enfants. Les petites ont peut-être disparu dans les minutes durant lesquelles Catherine Dizier a dû s’absenter pour se rendre aux toilettes.
Cette version peut induire l’idée d’un pervers tapi dans un recoin, épiant les petites seules dehors et attendant le moment propice – l’absence de l’adulte qui les surveillait – pour s’emparer d’elles.

De toute la soirée, M. Lodewyc n’a remarqué chez personne un tel comportement trouble. S’agissant d’Abdallah Aït-Oud, il ne l’a tout simplement pas vu. Stacy et Nathalie sont montés plusieurs fois. Les parents, dit M. Lodewyc, ne les quittaient pas des yeux. Robert Lodewyc a noté deux incidents. Vers 18 h, Stacy, déséquilibrée, est tombée du chateau gonflable et s’est fait (un peu) mal au poignet. Mme Dizier a accouru. Le second ? Robert prenait note des enfants qui montaient sur l’attraction. C’est bizarre mais Robert Lodewyc n’a jamais retrouvé ce papier. Nathalie, 10 ans, avait fréquenté l’école Vieille Montagne. Robert avait remarqué que Nathalie était vite distraite sur la braderie quand elle revoyait une ancienne copine d’école. “C’est un cas auquel on n’a peut-être pas songé où elle peut selon moi avoir suivi quelqu’un : si elle avait revu une copine de classe qui était avec ses parents”.
Gilbert Dupont


=====================================

Pas comme Les Experts
(21/06/2006)

LIÈGE Dès la semaine dernière, les policiers ont investi la maison fréquentée par Abdallah Ait-Oud, au 231 de la rue Saint-Léonard, à Liège. Là, ils ont fouillé les lieux de fond en comble, à la recherche des deux fillettes, en vain.

Mais les policiers ont également recueilli des éléments scientifiques. Ainsi, ils ont mis la main sur du sperme et du sang.

Ce sont ces traces, entre autres, qui sont actuellement à l’étude. Et, leur analyse n’a pratiquement rien à voir avec la fameuse série Les Experts, qu’ils soient de Manhattan, de Las Vegas ou de Miami.

Seul aspect qui colle bien avec la série télévisée : la collecte des éléments. Ainsi, à Liège comme aux États-Unis, les policiers scientifiques les collectent avec des bâtonnets style coton-tige ou avec des tiping one-one qui collent l’élément à prendre, ce qui permet de l’emporter avec soi.

Signalons à cet effet que tous les éléments qui contiennent des cellules, comme les racines de cheveux ou encore la salive sont exploitables.

Une fois à l’institut médico-légal, l’analyse génétique peut commencer. Pour ce faire, on met l’échantillon prélevé dans un incubateur, un appareil qui fait varier la température. On y joint un enzyme spécial ce qui, au final, permet la multiplication de l’ADN. Le scientifique possède alors non plus une cellule, mais des milliers de cellules, ce qui rend l’analyse possible.

Une fois en possession des résultats, on peut les comparer avec les ADN de suspects ou de victimes avec un taux de certitude de 99,99 %. On estime en effet qu’il y a un ADN particulier pour 10 milliards de personnes. Mais, contrairement aux Experts, ces analyses prennent au minimum cinq jours et non pas quelques minutes.

À Liège, compte tenu de l’aspect urgent de l’enquête, les échantillons prélevés ont été placés en top priorité et sont donc passés devant des dizaines d’autres devoirs d’enquête concernant d’autres dossiers.

Signalons enfin que contrairement à la série télé, les scientifiques ne trouvent que… ce qu’ils cherchent. Autrement dit, si vous cherchez le taux de chlore d’un produit, l’analyse ne vous donnera pas sa teneur en potassium.

Bref, même si les moyens scientifiques disponibles ne sont pas ceux que l’on croit, l’analyse ADN, si elle s’avérait positive, mettrait Abdallah Ait-Oud dans une bien mauvaise posture. Dans le cas contraire, il en sortirait renforcé mais pas nécessairement hors de cause.
Jean-Michel Crespin

_________________
L'equipe du Forum Enfants Disparus
Cédric - Webmaster à votre service
avatar
Cédric Istasse
[ Administrateur ]
[ Administrateur ]

Masculin
Nombre de messages : 230
Age : 37
Ville : Namur
Emploi : Enseignant
Date d'inscription : 15/06/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Annonce Mercredi 21 juin 2006 (2)

Message par Cédric Istasse le Mer 21 Juin 2006 - 23:33

Stacy et Nathalie - De nouvelles recherches
(21/06/2006)

Ces devoirs ont lieu sur base d'un témoignage récent

LIEGE Les policiers ont passé mercredi au peigne fin plusieurs immeubles de Liège proches du lieu où ont disparu deux fillettes il y a douze jours, mais il est trop tôt pour savoir s'ils y ont trouvé des éléments utiles à leur enquête. Ces immeubles, en partie désaffectés et situés à 500 mètres du café "Les Armuriers" où Nathalie, 10 ans, et Stacy, 7 ans, ont disparu dans la nuit du 9 au 10 juin, ont été fouillés de fond en comble pendant plusieurs heures, jusque dans la soirée.

Les policiers en ont ressorti plusieurs cartons dont le contenu n'a pas été révélé. Selon la télévision RTL, les enquêteurs ont aussi "prélevé au moins des traces de sang", qui restent à analyser pour établir un lien éventuel avec la disparition de Stacy et Nathalie.
"Maintenant il faut laisser les analystes faire leur travail", a déclaré sur place le premier substitut du parquet de Liège, Christian Paque.

Après qu'un voisin eut indiqué avoir vu les fillettes dans cet immeuble la nuit de leur disparition - ce qui constituait "une information vraiment digne d'intérêt", selon le substitut -, les enquêteurs ont lancé la plus vaste opération de police depuis la disparition des deux fillettes lors d'une braderie organisée dans ce quartier populaire de Liège.

La police avait déjà procédé dans la journée à de nouvelles recherches dans le cadre de l'enquête, mais sans un tel déploiement de forces. Une épicerie et une habitation proches du café "Les Armuriers" avaient ainsi été perquisitionnées mercredi matin, selon l'agence Belga.
Ces fouilles, comme celles entreprises simultanément aux abords de la Meuse, n'ont pas donné de résultat. Mais les autorités belges disaient toujours mercredi garder l'espoir de retrouver vivantes Stacy et Nathalie.


====================================

Campagne internationale d'affichage

Une campagne internationale d'affichage sera lancée jeudi dans 29 pays pour tenter de retrouver la trace de Stacy et de Nathalie, a annoncé mercredi le porte-parole de Child Focus, Dirk Depover, à l'issue d'un entretien avec le procureur du roi de Liège, Anne Bourguignont, et les magistrats en charge du dossier.

La campagne sera lancée via le réseau d'étude et d'action Childoscope (www.childoscope.net), qui regroupe 307 ONG dans les 25 pays de l'Union européenne, ainsi qu'en Roumanie, en Islande, en Bulgarie et en Norvège. C'est la première fois que le réseau, actif dans les cas de maltraitance, d'abus et de disparition, sera activé dans le cadre de la recherche d'enfants.

L'action est en préparation depuis plusieurs jours. Les ONG locales diffuseront des affiches mais toucheront également les media.
Au sein de Child Focus, trois personnes sont en charge de la gestion du dossier de la disparition de Stacy et de Nathalie. Elles sont en contact permanent avec les parents. Elles ont expliqué que les échanges avec les autorités judiciaires liégeoises étaient fréquents.
Child Focus reçoit quotidiennement une centaine d'appels liés à ce dossier.

Une dizaine concerne des renseignements que les appelants veulent donner. Les autres sont des appels de solidarité.
Le délégué général aux droits de l'enfant, Claude Lelièvre, présent à Liège mercredi dans le cadre d'un autre dossier, a déclaré qu'il allait prochainement rencontrer les parents. Il a précisé que ceux-ci avaient fait appel à lui.

_________________
L'equipe du Forum Enfants Disparus
Cédric - Webmaster à votre service
avatar
Cédric Istasse
[ Administrateur ]
[ Administrateur ]

Masculin
Nombre de messages : 230
Age : 37
Ville : Namur
Emploi : Enseignant
Date d'inscription : 15/06/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Annonce Jeudi 22 juin 2006

Message par Cédric Istasse le Jeu 22 Juin 2006 - 11:41

Un espoir déçu
(22/06/2006)

Un témoin avait affirmé avoir vu les deux fillettes s’engouffrer seules à l’arrière d’un hôtel

LIEGE Les jours se suivent et malheureusement se ressemblent dans la recherche de Nathalie et Stacy.

Ainsi, les enquêteurs tentent toujours de déterminer l’emploi du temps d’Abdallah Aït Oud et d’enfin connaître la vérité sur son implication éventuelle.

L’homme nie toujours énergiquement. Ses alibis tiennent la route et ce, même si parfois des éléments viennent troubler son apparente sérénité. Il en est ainsi d’une paire de chaussures qu’il a incontestablement achetée lors de la fameuse braderie de Saint-Léonard. L’homme émarge au CPAS et n’a donc pas de moyens financiers hors-norme. Pourtant, cette paire a disparu. Il ne la portait pas au moment de sa reddition et on ne la retrouve nulle part. Et, selon les enquêteurs, les explications qu’il donne pour justifier cette disparition sont peu convaincantes.

Mais les enquêteurs, on l’a déjà dit, ne se focalisent pas sur Abdallah Aït-Oud. Ils cherchent tous azimuts. Ainsi, mercredi matin, une dame s’est présentée à la police pour affirmer avoir vu Nathalie et Stacy, se balader, seules, près de chez elle, derrière l’hôtel Bedford, le tout en y pénétrant par un porche bordé par un immeuble de cinq étages.

Immédiatement, un important dispositif policier a été mis en place pour fouiller les lieux. Enquêteurs, policiers de la réserve fédérale, policiers scientifiques, chiens pisteurs et magistrats, une cinquantaine de personnes ont ainsi convergé sur les lieux. Tout a été fouillé et l’immeuble de cinq étages a été perquisitionné.
Les habitants ont été interrogés, mais la descente menée sur place par la juge d’instruction Goossens n’a pas permis de retrouver la trace des fillettes. Par contre, des éléments scientifiques, comme du sang, ont été découverts et seront soumis à l’analyse.

Les tests ADN actuellement en cours sur ce que l’on a retrouvé chez Aït-Oud, eux, se poursuivent et ce, même si les résultats déjà connus n’étaient guère encourageants. Mais du côté des enquêteurs, on signale que tous les éléments n’ont pas encore livré leur secret et qu’un seul résultat positif permettrait d’avancer dans l’enquête.
Jean-Michel Crespin


=================================

Abdallah a vu les fillettes
(22/06/2006)

Une cliente du café témoigne en ce sens

On sait maintenant que le principal suspect, Abdallah Aït-Oud, a bien vu les petites filles et s’est même approché de l’endroit près du podium où celles-ci jouaient. C’est le principal point d’ombre dans l’emploi du temps du principal suspect. Il résulte du témoignage, encore renouvelé hier, d’une cliente de l’établissement Aux Armuriers. Cette cliente, Valérie, affirme que quand il a quitté l’établissement qu’on connaît – il avait bu mais se sentait regonflé après avoir sniffé 3 lignes de cocaïne, Abdallah n’est pas rentré directement chez lui mais a fait un crochet par le podium (où Nathalie et Stacy jouaient, Ndlr), pour vomir.

Cheveux courts, très directe, Valérie a été entendue à plusieurs reprises. Sur le minutage – quelle heure était-il ? – son témoignage manque hélas de précision. Mais la jeune femme n’en démord pas : il y a bien eu un contact, au moins visuel, entre Abdallah (Valérie connaissant celui-ci, l’erreur sur la personne est exclue) et les petites.

Me Franchimont qui défend M. Aït-Oud confirme la présence de son client près le podium. Hier encore, Valérie précise qu’elle n’a pas vu Abdallah s’adresser aux enfants, mais il était avec elles. “C’est flou “, dit-elle seulement. En fait, elle a surpris la scène – sans se douter qu’elle aurait un jour le moindre intérêt – alors qu’elle-même rentrait chez elle, rue Vieille Montagne.

Dans la mesure où elle décrit un Abdallah affalé et même endormi, celui-ci serait resté un certain temps à hauteur du podium. Toute la discussion porte sur ce point : Abdallah Aït-Oud affirme, lui, que comme il ne réussissait pas à se faire vomir, il n’est pas resté près du podium mais est rentré chez lui rue Saint-Léonard, vomissant deux fois avant d’arriver au 231 où il habite.

C’est toute la difficulté de l’enquête. Si Valérie dit ne pas être le seul témoin, deux personnes au moins ne confirment pas ses dires : les parents Thierry Lemmens et Catherine Dizier rappellent qu’ils regardaient régulièrement par la fenêtre, qu’ils avaient vue sur le podium et que s’ils ne connaissaient pas Abdallah, ils n’ont jamais vu quelqu’un ayant trop bu s’approcher du podium où jouaient les petites, sans quoi bien sûr, disent-ils, ils seraient immédiatement intervenus.

Dès lors que la possibilité existe qu’Abdallah ait vu Stacy et Nathalie, que penser ? Il est seul à dire qu’il est rentré chez lui. Imaginer qu’il ait rôdé dans le quartier, excité, comme pédophile, par la présence de deux enfants qu’il sait seules en rue ? C’est toute la difficulté de l’enquête : des témoignages discordants, un minutage imprécis.

Valérie dit que quand elle a vu Abdallah près du podium, d’autres enfants jouaient près de l’attraction. C’est que c’était donc plus tôt en soirée. Mais, que le contact ait été court ou long – au cas où Abdallah se serait vraiment assoupi près du podium -, contact il y a eu avec les fillettes.
Gilbert Dupont


=========================================

Stacy et Nathalie - Les parents reçus par le procureur de Liège
(22/06/2006)

D'autre part, les enquêteurs poursuivaient leurs recherches et vérifications

LIEGE Les parents de Stacy et Nathalie ont été reçus chacun à leur tour jeudi matin par le procureur du Roi de Liège, Anne Bourguignont. Il s'agissait pour eux d'être informés des perquisitions et de la descente qui avaient été menées mercredi rue Gosuin, rue Saint-Léonard et Quai Saint-Léonard. Selon Me Drion, conseil de Thierry Lemmens, il s'agissait d'une réunion d'information qui n'a rien d'exceptionnel.

D'autre part, les enquêteurs poursuivaient jeudi leurs recherches et leurs vérifications, notamment à la suite des déclarations du témoin qui a été entendu mercredi matin et qui a justifié la descente mercredi en fin d'après-midi quai Saint-Léonard. Ce témoin avait déclaré qu'il avait vu les petites filles s'engouffrer seules dans un immeuble du quai Saint-Léonard. Il s'agirait de l'immeuble du numéro 24, qui a été fouillé mercredi après-midi mais où aucune trace des fillettes n'a été trouvée.

Des "micro-traces" ont été prélevées et sont en cours d'analyse à l'Institut de médecine légale. Des traces de sang auraient été trouvées dans les caves, qui sont régulièrement squattées. Les enquêteurs continuent de penser que le témoignage reçu mercredi matin est pertinent et remarquent que la descente effectuée quai Saint-Léonard est le premier véritable devoir d'enquête.

L'hypothèse des fillettes quittant seules la braderie Saint Léonard en direction de la Meuse et circulant sur le quai Saint-Léonard n'écarte pas la piste qui mène à l'inculpé, Abdallah Ait Oud, qui pourrait avoir rencontré les fillettes plus tard. Son conseil, Me Franchimont, envisage cependant de demander la remise en liberté de son client. Il rappelle que les premiers résultats des analyses ADN sont négatifs pour son client et estime donc que le maintien en détention préventive n'est plus justifié.

Si la juge d'instruction n'ordonne pas de main-levée, la chambre des mises en accusation examinera le dossier le mardi 27 juin.


===================================

La maman de Nathalie rencontre les souverains

La maman de Nathalie, Catherine Dizier, a rencontré jeudi durant quelques minutes le Roi Albert et la Reine Paola. Ceux-ci se trouvaient en visite à Liège à l'occasion de la venue de la Reine Beatrix. Ils ont croisé la maman alors qu'elle sortait du palais de Justice. Les souverains ont rencontré la maman, en compagnie du gouverneur, Michel Foret, et du député permanent Olivier Hamal, dans un salon du palais provincial peu après midi. Le Roi Albert et la Reine Paola ont entendu Catherine Dizier et l'ont réconfortée. Mme Dizier a profité de la présence de la Reine des Pays-Bas pour remettre à ses services, à son intention, une affiche trilingue.

Elle a invité les autorités néerlandaises à faire diffuser les photos dans la presse et à demander aux Néerlandais de les découper et de les coller sur leurs véhicules, dont certains sillonneront les routes de Belgique et de France pendant les vacances.


=================================

Jean-Denis Lejeune dénonce

Selon lui, Child Focus a manqué de professionnalisme

LIEGE Déclarations fortes de Jean-Denis Lejeune, le papa de Julie, dans la polémique, lancée mardi par Jean-Pierre Malmendier, et qui met en cause l'asbl Child Focus. Jean-Denis Lejeune dénonce le manque de professionnalisme de Child Focus dans le tour d'horloge qui a suivi la disparition à Liège de Stacy et Nathalie. Selon Jean-Denis Lejeune, Child Focus a fait preuve de "tout le contraire du professionnalisme".

Il est rejoint par Thierry Lemmens qui lance un appel à nos lecteurs : bien que l'impression et le collage d'affiches soit le rôle premier de Child Focus, le papa de Stacy cherche un imprimeur qui accepterait de produire davantage d'affiches couleur de qualité. Hier soir, Jean-Denis Lejeune et Thierry Lemmens se sont rencontrés à Liège.

Jean-Denis Lejeune dit aussi avoir été "dépossédé de son bébé" (entendez : cette asbl Child Focus qu'il a portée avec d'autres sur les fonts baptismaux). "Nous sommes 25 à avoir quitté Child Focus et certains - il cite le nom d'Isabelle Marneffe à l'époque si présente sur le terrain - sont malades d'apprendre comment Child Focus réécrit l'histoire".

M. Lejeune : "Je me pose vraiment des questions sur le professionnalisme de Child Focus quand j'apprends qu'ils étaient au courant de la disparition à 6 h du matin et que douze heures plus tard, il n'y avait toujours pas d'affiche de Child Focus sur les lieux de la disparition. Je m'insurge d'apprendre que les seules affiches présentes étaient celles faites par les parents, exactement comme du temps de Julie et Melissa. Au début de Child Focus, j'étais parvenu, avec des sponsors, à acheter une Renault Espace équipée en bureau mobile (avec copieur, scanner et lignes téléphoniques) capable de sortir des affiches sur les lieux d'une disparition. Les explications de Child Focus sur ce véhicule ne sont pas correctes. Si le case manager de garde a été prévenu à 6 h, il devait être au siège (Heysel, ndlR) à 6h30 et à Liège une heure plus tard - aucune circulation un samedi matin - et si les parents disposaient de photos - ce que certifie Thierry Lemmens - les premiers collages dans le quartier Saint-Léonard pouvaient et devaient commencer dès 9 h du matin." Th. Lemmens dit avoir téléphoné l'après-midi à Child Focus et avoir obtenu comme réponse : "On les imprime, monsieur"

Pourquoi avoir quitté Child Focus ? Jean-Denis Lejeune : "On m'a fait comprendre que c'était mieux."

Pour sa part, Thierry Lemmens rapporte que la semaine passée, "quelqu'un de Child Focus est arrivé de Bruxelles avec 50 affiches ". Le père de Stacy lui a fait comprendre que la veille, lui-même en avait collé 600 qu'il avait fait fabriquer, à ses frais, chez un imprimeur ami. Enfin, le papa de Stacy contredit la ministre Onkelinx qui, à décharge de Child Focus, affirme que les parents n'avaient pas de photos valables. "Faux", dit Thierry Lemmens qui nous montre les photos des enfants qu'il avait dans son portefeuille.

Gilbert Dupont

_________________
L'equipe du Forum Enfants Disparus
Cédric - Webmaster à votre service
avatar
Cédric Istasse
[ Administrateur ]
[ Administrateur ]

Masculin
Nombre de messages : 230
Age : 37
Ville : Namur
Emploi : Enseignant
Date d'inscription : 15/06/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Annonce Vendredi 23 juin 2006

Message par Cédric Istasse le Ven 23 Juin 2006 - 12:41

La piste d’un prédateur
(23/06/2006)

Stacy et Nathalie : on craint un scénario à la Dutroux ou à la Fourniret

LIÈGE 1. Stacy Lemmens, 7 ans, et Nathalie Mahy, 10 ans, disparaissent, la nuit du vendredi 9 au samedi 10 juin, à Liège, à l’issue de la Braderie folle du quartier Saint-Léonard (laquelle n’aura sans doute plus lieu l’an prochain, NdlR).

2. Nul ne peut préciser quand les petites ont disparu. Les enquêteurs déplorent une “incertitude” d’1h30. Les parents réduisent le battement à “au maximum 10 minutes”, le temps pour Catherine Dizier (maman de Nathalie) de se rendre à la toilette. La police est prévenue à 3h01.

3. Où ? Stacy et Nathalie jouaient près du podium monté devant le café Aux Armuriers, pas dans la rue Saint-Léonard mais bien rue Goswin. Trois adultes jetaient de temps en temps un regard. Catherine Dizier, convient qu’elle ne pouvait pas toujours voir ce qui se passait derrière le podium, à cause d’une bâche. La rue Goswin ayant été rouverte, comme la rue Saint-Léonard, un véhicule aurait pu s’approcher. A un moment, Thierry Lemmens, qui s’était parqué rue Goswin, est sorti des Armuriers pour chercher des cigarettes et en profite pour déplacer la voiture et la garer rue Saint-Léonard devant le café. Son premier réflexe sera de penser que les petites les attendent près de sa Mazda 323 bleue.

4. La mystérieuse Chrysler noire. Le patron du café évoque la présence d’une Chrysler noire dont le coffre était ouvert. Tout a été vérifié : c’est la première fausse piste.

5.Est-il plausible que les petites aient pris l’initiative de s’éloigner ? Non, selon les parents qui décrivent Nath et Stas comme plutôt craintives : elles ont grandi avec l’affaire Dutroux et la rue Goswin est déserte et mal éclairée. Ce témoignage d’une fillette de 8 ans qui les aurait vues devant l’hôtel Bedford quai Saint-Léonard, ils n’y croient pas du tout. De là à être affirmatif ? Tant d’enlèvements d’enfants – Élisabeth Brichet près de chez elle; Loubna Benaïssa en ville, en plein midi d’été; et le petit Mathias tout récemment en France en pleine fête de village – prouvent que les pédophiles actifs ont tous les tours. Rue Goswin, aucun cri n’a été entendu. Les parents disent que les enquêteurs leur ont dit que si les petites avaient été kidnappées, c’était par deux ravisseurs et un produit a été utilisé.

6. Abdallah Aït Oud, 38 ans. Contre lui : pédophile, psychopathe; présent sur les lieux, un alibi en partie invérifiable : le suspect idéal. En outre, une cliente du café (DH d’hier), Valérie, dit l’avoir vu près des filles sur le podium. En sa faveur : Abdallah s’est livré (il est vrai après deux jours, s’être rasé, avoir usé d’un faux nom et s’être débarrassé des souliers qu’il portait le vendredi soir). En sa faveur aussi : pas l’ombre d’un élément matériel et résister aux auditions (Dutroux a craqué après 48 h).

7. Les fouilles : la Citadelle, le quartier St-Léonard, la Chartreuse, le pont des Bayards, plus de 40 véhicules retirés de la Meuse : rien ! Mais le Grand Liège est si étendu : tout est loin d’avoir été fouillé.

8. La piste familiale ne pouvait pas ne pas être envisagée. Elle ne se vérifie pas même si depuis le week-end, les auditions comme témoins des parents se multiplient.

9. Les pédophilesdu quartier Saint-Léonard (élargi); au moins 12 ont été inquiétés : rien.

10.Principe de base : ne rien exclure. Mais bien des hypothèses s’éloignent. L’accident avec la Meuse, à 250 m au bout de la rue Goswin : le fleuve n’a ramené aucun corps. Depuis le début, la double fugue est tenue pour invraisemblable. Et ce quartier truffé de bâtiments désaffectés : tous ont été retournés. Chaque jour, une hypothèse se renforce : de(s) prédateur(s) de type Fourniret-Dutroux.
Gilbert Dupont


=====================================

Réconfort royal pour la maman de Nathalie
LIÈGE “C’était plus fort que moi. Il fallait que je le fasse. Je n’ai pas réfléchi. Mais j’en ai quand même parlé à mon avocate.” Maman de Nathalie et belle-mère, au fond, de Stacy, Catherine Dizier, hier après-midi, n’en revient pas. “Je sortais du palais et d’avoir rencontré le juge et le procureur. C’était au tour de Thierry Lemmens puisqu’on veut nous voir séparément. A voir la foule, j’ai compris que le Roi et la Reine et la Reine des Pays-Bas ne devaient pas être loin. C’était un trop bel hasard. Mon avocate ne m’a pas dit non. J’ai couru à la voiture pour y prendre des affiches Verdwenen de Stacy et Nathalie. Je me suis approchée du Protocole. Je me suis présentée. Et j’ai expliqué que j’aimerais parler au Roi et à la Reine. On m’a dit d’attendre : on allait voir si c’était possible. Je n’y croyais pas. Quand le Protocole est revenu, c’était Oui. “Difficile de dire si Catherine est plus impressionnée par l’accueil réservé par Albert et Paola… ou l’incongruité – aurait-on dit en d’autres circonstances – de sa démarche. “Je n’avais rien prévu. J’étais en jeans et pull beige : trop tard pour changer…” La Reine des Pays-Bas n’a pas assisté à l’entretien. “Le Roi et la Reine m’attendaient dans un très beau salon du Palais des Princes Évêques. Je crois avoir serré la main. Je ne sais pas qui a parlé en premier mais j’ai pu dire ce que j’endure depuis 14 jours. J’ai dit tout le bien que je pensais de la justice et de la police et que ça se voyait que tout le monde faisait le maximum et que ça nous aidait à tenir. Est-ce le Roi ou la Reine ? L’un d’eux a regardé les affiches et a dit : Elles sont si mignonnes, ces enfants”. Catherine a pu retenir son émotion. Le couple royal, dit-elle, était incroyablement préoccupé. “J’ai fait une demande précise : ils m’ont promis que je pouvais compter sur eux”. Cette demande ? Les Pays-Bas sont à 25 minutes d’autoroute. Alors, Catherine Dizier voulait profiter de la présence de Beatrix pour lui demander de sensibiliser les Pays-Bas à la disparition des petites. En quittant Leurs Majestés, Catherine, requinquée, croisait encore un ancien copain de classe devenu collaborateur du ministre Reynders. Là, fini le protocole. Elle s’est autorisée à lui faire la bise.
J.-M. Crespin et Gil. Dupont


=====================================

Les parents informés
(23/06/2006)

LIÈGE Ce jeudi, les parents de Stacy et de Nathalie ont, une nouvelle fois, fait le déplacement au palais de justice de Liège. Ils y ont rencontré le procureur du Roi, Mme Bourguignont qui les a informés de l’état actuel de l’enquête portant sur la disparition des deux fillettes.

Faut-il le préciser ?, cette enquête n’a guère avancé au niveau de la recherche proprement dite. Ce jeudi soir, les deux disparues restaient en effet introuvables et, ceci, malgré les importants moyens mis en œuvre pour les retrouver depuis près de deux semaines.

N’empêche. L’enquête continue et de nouvelles pistes semblent voir le jour. Celle qui a conduit à la fouille complète, mercredi après-midi, d’un immeuble du quai Saint-Léonard est l’une d’entre elles. L’opération, en effet, avait été initiée par un témoignage indiquant que les deux fillettes avaient été vues, vers 2 h du matin, quittant la fête et se dirigeant, seules et à pied, vers la Meuse et l’immeuble mentionné ci-dessus.
Dans cet immeuble, les enquêteurs ont relevé un certain nombre d’indices qui seront évidemment soigneusement analysés. On parle notamment de traces de sang qui seront examinées notamment au niveau de l’ADN.

Les enquêteurs continuent également à travailler sur d’autres pistes, qui restent évidemment discrètes et qui ne donnent, pour l’heure, plus lieu à des fouilles de grandes ampleurs comme celles qui ont été menées ces derniers jours.

Quant au principal suspect, Abdallah Aït-Oud, il est évidemment toujours incarcéré à la prison de Lantin. Son avocat, M e Franchimont, envisagerait cependant de demander sa remise en liberté même si, dans l’état actuel des choses, il y a peu de chance qu’il l’obtienne. Quoi qu’il en soit, la chambre du conseil se penchera à nouveau sur son dossier le 27 juin prochain.

Ed. F.


=====================================

Stacy et Nathalie - Rien de tangible
(23/06/2006)

L’enquête n’a apporté aucun élément matériel permettant de privilégier une seule piste

LIEGE Deux semaines après la disparition des petites Stacy et Nathalie à Liège, la justice en était toujours réduite vendredi à explorer une multitude de pistes, l’enquête n’ayant apporté aucun élément matériel permettant d’en privilégier une par rapport aux autres. «On continue à faire tout ce que la juge d’instruction nous demande», a expliqué le chef de la «cellule disparitions» de la police fédérale, Alain Remue, qui a supervisé vendredi une nouvelle battue sur les coteaux de l’ancienne citadelle de Liège, sur les hauteurs de la ville.

Les enquêteurs ne savent donc toujours rien du sort de Stacy (7 ans) et Nathalie (10 ans), disparues dans la nuit du 9 au 10 juin lors de la braderie au quartier liégeois de Saint-Léonard à laquelle elles avaient accompagné leurs parents. Jusqu’ici, Abdellah Ait Oud, un Marocain de 38 ans, reste le principal suspect de la juge d’instruction Pascale Goossens, qui l’a placé en détention préventive.

Présent le soir des faits aux «Armuriers», le bistrot à proximité duquel les fillettes ont disparu, ce pédophile récidiviste avait tellement bu que ses explications sont confuses. Mais, lors de ses très longs interrogatoires, il a constamment clamé son innocence.
Elément positif pour Abdellah Ait Oud, les premiers résultats d’analyses de traces de sang prélevées chez lui n’ont pas révélé de passage des fillettes par son appartement. Les résultats définitifs de ces tests devraient être connus dans les prochains jours.

Le maintien en détention d’Abdellah Ait Oud sera examiné le 27 juin par la chambre des mises en accusation de Liège. Depuis deux semaines, les enquêteurs se sont aussi intéressés aux autres pédophiles connus de la justice qui habitent dans le quartier. Ils ont également songé à un «prédateur» qui, à la façon de Marc Dutroux ou de Michel Fourniret, enlèverait ses victimes pour en abuser à l’abris des regards.

Rien de concret n’est cependant venu étayer cette thèse qui fait frémir la Belgique. S’ils excluent l’hypothèse de la «fugue» proprement dit, les enquêteurs estiment que les petites filles, lassées par la durée de la fête, ont peut-être décidé de rentrer seules à leur domicile, pourtant éloigné d’une dizaine de kilomètres.
Elles auraient pu faire une «mauvaise rencontre» en chemin, avoir été victimes d’un accident de voiture ou être tombées dans la Meuse. Là encore, aucun élément concret ne permet de privilégier cette piste.

L’hypothèse d’un drame intrafamilial a également été envisagée, principalement par la presse belge, qui a relevé l’existence de tensions entre les différentes branches de la famille des fillettes. Les autorités judiciaires ont cependant qualifié cette piste de «pas sérieuse». Enfin, une campagne d’affichage, qui concerne à présent une trentaine de pays, n’a pas non plus donné de résultats. «Il n’y a aucun élément qui nous mène à croire qu’il y a quelques chose d’important à l’étranger», a déclaré vendredi le commissaire Remue.

_________________
L'equipe du Forum Enfants Disparus
Cédric - Webmaster à votre service
avatar
Cédric Istasse
[ Administrateur ]
[ Administrateur ]

Masculin
Nombre de messages : 230
Age : 37
Ville : Namur
Emploi : Enseignant
Date d'inscription : 15/06/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Annonce Samedi 24 juin 2006

Message par Jocelyn le Dim 25 Juin 2006 - 21:45

Abdallah n’est plus interrogé
(24/06/2006)

Deux témoins appuient son alibi du 10 juin au soir

LIÈGE Il y avait l’affaire du djembé. Abdallah Aït-Oud prétendait que le lendemain de la disparition de Stacy et Nathalie, soit le dimanche soir 10 juin, il avait joué du djembé, lors d’un barbecue, sur les hauteurs de Liège, Vottem ou Herstal, peut-être dans le quartier de la Préalle. C’est un élément nouveau dans l’enquête et il est favorable au suspect numéro 1 : deux musiciens confirment qu’effectivement le dimanche soir Aït-Oud était avec eux.

Il n’y a plus non plus d’affaire des souliers. Pour résumer : le vendredi de la disparition, Abdallah Aït-Oud s’est offert sur la braderie une paire de fausses Nike à 13 euros.

On s’étonnait que le mardi soir, il ne chaussait pas ses nouvelles baskets mais une vieille paire de Puma. Son explication ? Le samedi 11 juin, Abdallah crasseux d’avoir vomi s’est douché – les locataires disposent d’une installation sanitaire commune – et a laissé ses Nike sur le palier. Quand il a voulu les récupérer le samedi après-midi, les Nike avaient disparu, l’obligeant à récupérer ses vieilles Puma.

L’explication est objectivement plausible dans cet immeuble du 231 de la rue Saint-Léonard où tout disparaît. Le mois passé, son amie Christel, la serveuse des Armuriers, s’y était même fait voler sa machine à laver.

Du côté des parents, des souvenirs ressurgissent, a priori d’un intérêt plutôt limité pour l’enquête. On apprend que le couple avait hésité à se rendre à la braderie. Avant de se décider, Catherine Dizier et Thierry Lemmens s’étaient rendus sur place pour repérer les attractions : les enfants s’amuseraient-ils ?
Après l’école, Catherine a récupéré Stacy et Nathalie et est passée chez le dentiste. Avec la voiture, Thierry Lemmens allait chercher les quatre autres logeant en internat.
Après le dentiste, il était prévu que Catherine prenne le bus avec Stacy et Nathalie. Elles l’ont manqué et Thierry est passé les chercher. Hier, Catherine se souvient qu’à la braderie, elle a marché par accident sur les pieds d’un policier. Stacy et Nathalie qui recevaient un peu d’argent pour jouer sur le château gonflable ont économisé les petits sous pour acheter deux Barbies.
Angélique qui vendait les poupées en voulait 2,5 €. En petites femmes d’affaires, Nathalie et Stacy ont marchandé et les ont eues à 2 €. Selon nos recoupements, Stacy et Nathalie ont disparu entre 2h40 et 2h45, et toujours sans un cri.

Avec Abdallah dans les parages. Abdallah Aït-Oud dont le comportement tout au long de la soirée continue de paraître bizarre à Catherine Dizier. Catherine réagit en femme. Elle ne s’explique pas qu’Abdallah et elle aient passé tant d’heures vendredi soir dans le même mouchoir de poche – le café et les alentours immédiats – sans que jamais leurs regards se croisent. Comme si l’homme de l’ombre, comme elle l’appelle, s’était constamment arrangé pour se dissimuler d’elle. Mme Dizier ne tire aucune conclusion. Comme Th. Lemmens, elle considère que si le suspect numéro 1 est mis hors cause, il lui appartiendra de l’aider à sortir de prison avec la tête haute. Mais il y a un abcès, dit la mère de Nathalie, un abcès qu’il faut crever. Enfin, les parents remercient La Dernière Heure-Les Sports pour l’impression de 110.000 affichettes.

Hier, Jean-Dominique Franchimont avocat d’Abdallah Aït-Oud, a demandé au juge d’autoriser la remise en liberté de son client. Requête rejetée : l’intéressé reste en prison. En attendant, le suspect n°1 n’est même plus interrogé. Il ne l’a plus été depuis trois jours : que penser si les enquêteurs n’ont provisoirement déjà plus rien à lui demander ?

Gilbert Dupont

_________________
L'equipe du Forum Enfants Disparus
Jocelyn - Webmaster à votre service
avatar
Jocelyn
[ Administrateur ]
[ Administrateur ]

Masculin
Nombre de messages : 194
Age : 33
Ville : Liège
Emploi : Designer Web - Webmaster
Date d'inscription : 14/06/2006


: :: Merci à tous d être ici sur ce forum...

Voir le profil de l'utilisateur http://www.enfantsdisparus.be

Revenir en haut Aller en bas

Annonce Lundi 26 juin 2006

Message par Cédric Istasse le Lun 26 Juin 2006 - 13:44

Les fouilles se poursuivent
(26/06/2006)

600 tonnes de détritus sont passés au peigne fin à la recherche d’un jean ensanglanté

LIEGE Comme annoncé dans nos éditions précédentes, les fouilles continuent dans la décharge d’Intradel de Herstal, où une vingtaine d’hommes trient sans relâche environ 600 tonnes de déchets.

En cause, les déclarations d’un éboueur qui, jeudi a expliqué à la police avoir vu un jean ensanglanté dans une poubelle du quartier Saint-Léonard. L’homme a jeté le vêtement dans sa benne à ordures avant de réagir.

Le ramassage des déchets étant ce qu’il est, la traçabilité est maintenant possible et l’on peut dire à quel endroit de la décharge ils ont été déposés. Mais le malheur a voulu que la collecte en provenance de Saint-Léonard ait été déposée puis recouverte par d’autres déchets venant d’autres quartiers de la ville. Il faut donc tout regarder. Mais le jeu en vaut peut-être la chandelle puisqu’au moment de sa disparition, Nathalie était vêtue d’un jean bleu.

Pendant ce temps, les enquêteurs ont décidé de profiter du week-end pour s’attaquer à la paperasse. Ils ont en effet des centaines de P.-V. à rédiger puis à joindre au dossier judiciaire avant la comparution d’Abdallah Aït-Oud devant la chambre des Mises en Accusation.

Dimanche, lors de l’émission Controverse de RTL-TVI, Didier Mahy, le papa de Nathalie a lancé un nouvel appel à toutes personnes qui se trouvaient dans le quartier Saint-Léonard entre 23 h et 4 h, la nuit du 9 au 10 juin dernier.

Les personnes qui auraient aperçu deux gamines se promenant seules voire accompagnées ou celles qui auraient remarqué un manège suspect sont priées de prendre contact avec la police ou Child Focus. Le moindre détail peut avoir une importance capitale.

Jean-Michel Crespin


========================================

48 heures de perdues !
(26/06/2006)

Les policiers avaient sonné chez Abdallah dès le dimanche après-midi

LIEGE Nouvel élément du comportement d’Abdallah, le dimanche 11, lendemain de la disparition de Stacy et Nathalie : on savait que le dimanche matin, Christel, la serveuse, s’est rendue chez Abdallah et lui a dit que la police le recherchait. On sait maintenant que le dimanche après-midi, la police a sonné chez Abdallah Aït-Oud au 231 rue Saint-Léonard, qu’Abdallah s’est caché et les policiers n’ont pas insisté, en tout cas n’ont pas pu lui parler et vérifier la présence éventuelle d’indices alors qu’Abdallah était dans l’immeuble.

Les policiers partis, le principal suspect de l’enlèvement des deux petites a fait de même. Il se livre 48 heures plus tard. Avec le recul : 48 heures perdues ?

Après l’incident, Christel (connu) du matin, Abdallah Aït-Oud va se recoucher. Qui le réveille l’après-midi (17 h) ? Des policiers. Abdallah dort. Les coups de sonnette finissent par le réveiller. Comme il l’avait fait avec Christel, il a dû regarder par la fenêtre qui se permettait de le déranger.

Selon nos infos, il n’a pour tout vêtement qu’un slip et ses chaussettes. Les reconnaît-il ou bien devine-t-il qu’il s’agit de policiers. S’il ne leur ouvre pas, répète-t-il, ce n’est pas du tout parce qu’il craint d’être interrogé sur Stacy et Nathalie mais pour l’histoire de la BMW et du vol d’essence. Vite, Aït-Oud s’empare d’un sac, y jette les vêtements qu’il a sous la main, des jeans, une chemise, un bonnet, apparemment une veste, et cherche ses fausses Nike achetées à 13 € le vendredi sur la braderie. Il les retrouve mais retrouve aussi ses vieilles Puma, qu’il porte depuis 5 ans. Les policiers sont sur le pas de la porte. Lui est au premier. Il grimpe au troisième, dépose les baskets sur l’appui de fenêtre, s’habille, mais quelqu’un intervient et lui dit de filer. On ne veut pas d’ennuis. Comme Abdallah s’est rhabillé, le sac est vide : il y met les Nike et descend au deuxième où se trouvent les douches communes. Abdallah accroche les Nike à 13 € à une sorte de portemanteau, dans ou près du coin douches. C’est le dernier souvenir qu’il a des baskets que la police fédérale et la protection civile ont cherchées pendant tout le week-end dans les 600 tonnes d’ordures d’Intrabel. Quand il quitte le 231, il a, dit-il, les Puma aux pieds. Il sort par la porte principale, la porte de rue. Les policiers ne sont plus là pour l’attendre. Et personne ne retrouve les fausses Nike – ou bien le principal suspect s’en est débarrassé parce qu’elles ont effectivement servi à enlever les petites; ou bien elles ont été volées dans cet immeuble où tout disparaît comme par exemple six semaines plus tôt la machine à laver que Christel avait déposée sur le palier. Dans les deux cas, un indice capital pour prouver l’implication d’Aït-Oud ou définitivement son innocence.

Samedi soir, le principal suspect n’avait toujours plus été interrogé, à présent depuis quatre jours.

Gilbert Dupont

_________________
L'equipe du Forum Enfants Disparus
Cédric - Webmaster à votre service
avatar
Cédric Istasse
[ Administrateur ]
[ Administrateur ]

Masculin
Nombre de messages : 230
Age : 37
Ville : Namur
Emploi : Enseignant
Date d'inscription : 15/06/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Annonce Mardi 27 juin 2006

Message par Cédric Istasse le Mar 27 Juin 2006 - 14:19

Chez Abdallah Aït-Oud
(27/06/2006)

Les arguments qui pèsent pour ou contre lui

LIEGE Comme il y a dix jours devant la chambre du conseil, la lenteur des expertises ADN risque d’être l’argument qui empêchera l’avocat Jean-Dominique Franchimont d’obtenir la libération de son client Abdallah Aït-Oud, seul suspect officiel au 18e jour de la disparition de Stacy et Nathalie.Aït-Oud, 38 ans, comparait en appel devant la chambre des mises en accusation : les juges prendront-ils le risque de libérer un suspect alors que plusieurs résultats d’expertises ne sont pas connus ?

Hier, nous avons pu nous promener dans l’immeuble, 231 rue Saint-Léonard, où il vivait depuis sa précédente sortie de prison. Si son appartement au premier est toujours sous scellés, d’autres lieux intervenant dans l’affaire – comme le coin-douche où Aït-Oud s’est lavé après la disparition des petites – sont rendus accessibles. Le siphon de la douche a été examiné; aucune trace utile n’y a été trouvée. Au mur, le portemanteau auquel Aït-Oud aurait accroché les fausses Nike achetées sur la braderie, et qui ont disparu ici.

En faveur d’Aït-Oud : il s’est livré. En sa défaveur : la police le recherchait depuis quatre jours. Contre , son passé pédophile. Pour : comment imaginer qu’un pédophile récemment sorti de prison enlèverait deux fillettes à 100 m de chez lui dans un quartier où il est connu ? Contre : Aït-Oud est présent sur les lieux dans la période critique. En faveur : le samedi de la disparition et le dimanche encore, Abdallah ne fuit pas mais revient dans le quartier St-Léonard (il s’est d’ailleurs fallu de peu que la police l’intercepte le dimanche après midi).

Contre : à ce moment, il décide de fuir. Pour : en fait, Abdallah savait le dimanche matin déjà que la police voulait l’interroger. C’est Christelle qui le lui apprend et sa réaction – se remettre au lit – n’est pas celle d’un ravisseur d’enfants. Contre lui , l’état dans lequel il se trouve au moment de la disparition (bière + cocaïne). Mais l’argument peut s’interpréter en sa faveur : malade comme un chien – on l’a vu vomir… – Aït-Oud était-il en état d’enlever les fillettes ?
En faveur : aujourd’hui, l’enlèvement de Stacy et Nathalie se conçoit malaisément sans moyen de locomotion. Contre , Aït-Oud est un voleur de voiture et l’usage d’une voiture volée fait partie du modus operandi dont il s’est servi en 2001. Contre lui, de nombreux trous dans son alibi. En faveur, Aït-Oud marque souvent des points : plusieurs vérifications ont montré contre toute attente qu’il disait vrai. En faveur : 14 jours qu’Aït-Oud à disposition des policiers ne craque pas (et n’est plus interrogé). Contre : un psychopathe comme Fourniret n’a craqué qu’en présence de preuves matérielles. En sa faveur , dix-huit jours d’enquête et pas l’ombre d’un indice matériel.

Contre lui, la maman de Nathalie : Catherine Dizier s’explique mal qu’elle n’ait pas remarqué Aït-Oud de la soirée alors qu’ils se trouvaient tous deux aux Armuriers; pour elle, Abdallah a eu un comportement furtif. Sans croire à sa culpabilité, elle aimerait lui être confrontée. En faveur , ceux qui pensent qu’il est préférable qu’Abdallah, s’il n’a rien à voir, sorte de prison mais que c’est peut-être aussi la seule façon de retrouver Stacy et Nathalie s’il est impliqué, 18 jours de prison n’ayant visiblement servi à rien.

Gilbert Dupont


=================================

En attendant la chambre des mises
Fouilles et perquisitions sont restées vaines


LIÈGE C’est donc ce mardi matin qu’Abdallah Aït-Oud, arrêté pour l’enlèvement de Nathalie et Stacy, comparaîtra en chambre des mises en accusation de Liège.
S’il venait à être libéré, il n’y a aucun recours possible. Il sortirait alors de Lantin. “Il ne resterait pas à Saint-Léonard”, explique son avocat Me Jean-Dominique Franchimont, “il n’y a plus sa place. Mais je ne crois pas qu’on le libérera. Vous savez en chambre du conseil, une des motivations pour garder mon client en prison était, je cite, le traumatisme social que provoquerait sa remise en liberté. Ce n’est pas vraiment un argument juridique…”

Toujours est-il que si celui qu’on appelle le suspect n° 1 venait à sortir de prison, il partirait probablement dans les Ardennes à l’abri de la possible vindicte populaire. En tout cas, ni le client, ni l’avocat n’ont demandé de protection policière.

En attendant, les fouilles dans les déchets d’Intradel et dans la Meuse (sous les bateaux amarrés) se sont poursuivies, en vain.

Plusieurs perquisitions ont été entreprises. L’une d’entre elles a été menée, rue des Armuriers, non loin du lieu de disparition des fillettes. Elle concernait un immeuble occupé par une asbl qui abrite de manière temporaire, des personnes en congé pénitentiaire, fraîchement libérées ou simplement expulsées de leur domicile. Tout a été négatif.

Il ne nie pas toujours
C’est donc avec des petites filles toujours manquantes que le principal suspect se retrouvera devant les magistrats. “Sans surprise, je compte demander la libération de mon client”, clame son conseil. “Il n’y a pas d’éléments. Les analyses ADN sont terminées à 90 % et sont en faveur d’Abdallah Aït-Oud. Il y a de nombreuses autres pistes et on ne le dit pas assez. En plus, je vous rappelle quand même qu’il nie les faits. Or, le parquet a affirmé, un peu vite, qu’il niait toujours. C’est faux ! Lors des faits de 1994, il est rapidement passé aux aveux avant de se rétracter. En 2001, c’est l’inverse. Il a d’abord nié puis a avoué, même s’il a minimisé les faits qui lui étaient reprochés. Mais la plupart des gens en aveux dans ce genre de faits minimisent leur responsabilité.”

Enfin, l’avocat se plaint du manque de P.-V. dans le dossier. “Il est incomplet. Il manque bien une cinquantaine de P.-V. qui sont sur le bureau du juge.”
Bref, la plaidoirie de Me Franchimont risque d’être longue, d’autant plus que le parquet, lui, demandera le maintien en détention d’Abdallah Aït-Oud.

Jean-Michel Crespin


==========================================

Abdallah Aït-Oud émarge au CPAS
(27/06/2006)

C’est pourtant un soudeur de talent. Mais il mène une vie de marginal

LIÈGE Depuis sa libération en décembre 2005, Abdallah Aït-Oud émarge au CPAS. Considéré comme isolé, il perçoit depuis sa sortie une allocation d’environ 650 € par mois.

Mais l’homme a affirmé aux enquêteurs qu’il avait trouvé du travail. En fait, il était juste question de la réparation d’une barrière chez un membre de sa famille.
Même si l’homme mène une vie que l’on pouvait qualifier d’oisive, jusqu’il y a quelques jours, il n’en a pas toujours été de même. Ainsi, Abdallah a une formation de soudeur. Il a plusieurs fois travaillé dans le passé et a, même obtenu de bons salaires.

Mais il mène une vie de marginal, avec tout ce que cela comporte d’instabilité.

Ainsi, par exemple, Abdallah passait énormément de temps au café des armuriers et ce, pendant que con amie Christelle y travaillait. Il la protégeait des clients parfois entreprenants ou au contraire agressifs. Il parvenait ainsi souvent à calmer les esprits.
S’il n’était pas payé pour ce genre de tâche, il recevait encore bien un petit verre à l’œil.


=========================================

“Une chanson qui nous lie”
(27/06/2006)

Interview au domicile des parents, plus de deux semaines après la disparition

LIÈGE “Elles sont vivantes, on va les retrouver”. Ce sont les mots de parents inquiets, bien sûr, mais aussi plein d’espoir que nous rencontrons.
Quels sont vos rapports avec la presse ?
Thierry Lemmens : “Souvent, on préfère garder nos distances. Un jour, j’ai déjà dû mettre une droite à un journaliste qui avait osé me demander si je pensais que les filles étaient toujours en vie. Un autre journaliste ne s’est pas gêné pour entrer dans la chambre des enfants, y déplacer des objets et y prendre des photos, sans autorisation.”
Un souhait à formuler ?
Catherine Dizier : “Un de mes souhaits les plus chers serait que les radios diffusent une chanson qui nous lie, ma fille et moi. Il s’agit de Gabriel, chantée par Najoua Belysel. On a eu une grande conversation le jour où on a entendu cette chanson pour la première fois. Ça nous a beaucoup rapprochés. J’ai pensé à cette idée parce que Sabine Dardenne, enlevée par Marc Dutroux, a pu écouter la radio pendant sa séquestration. Si elle pouvait entendre cette chanson, elles sauraient qu’on ne les oublie pas et qu’on les recherche sans arrêt.”
T. L. : “Si certains ont des infos qui peuvent aider l’enquête, qu’ils n’hésitent vraiment pas à se signaler”.
Qu’est-ce qui vous réchauffe le cœur ?
T. L. : “L’autre jour, un SDF, un homme qui n’avait rien, s’est approché de nous dans la rue et nous a dit qu’il pensait à nous et qu’il nous soutenait. Un geste gratuit qui nous a beaucoup touchés. Sinon, il y a cette petite fille, de l’âge de ma fille qui m’a écrit un SMS disant qu’on allait les retrouver.”
Avez-vous des aides financières ?
C. D. : “Non, rien financièrement. Les aides viennent d’un peu partout mais c’est surtout matériel. Les gens viennent pour coller des affiches ou nous soutenir moralement.”
Et si Abdallah Ait Oud était innocent ?
C. D. : “Dans ce cas, notre rôle de parents serait de l’aider. C’est un être humain malgré ses failles. S’il est réellement innocent, il ne faut pas qu’il se fasse lyncher à sa sortie.”

Sarah Windey

_________________
L'equipe du Forum Enfants Disparus
Cédric - Webmaster à votre service
avatar
Cédric Istasse
[ Administrateur ]
[ Administrateur ]

Masculin
Nombre de messages : 230
Age : 37
Ville : Namur
Emploi : Enseignant
Date d'inscription : 15/06/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Annonce Re: www.dhnet.be

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum