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Message par Cédric Istasse le Ven 16 Juin 2006 - 14:56

Jour après jour, toutes les informations parues sur le site Internet du journal belge "La Libre Belgique".
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Annonce Dimanche 11 juin 2006

Message par Cédric Istasse le Ven 16 Juin 2006 - 14:59

Disparition de deux fillettes à Liège
belga
Mis en ligne le 11/06/2006

Le parquet de Liège a lancé dimanche un appel au ravisseur éventuel des deux demi-soeurs Nathalie Mahy, 11 ans, et Stacy Lemmens, 8 ans, disparues à Liège samedi depuis 02h00.
Lors d'une conférence de presse convoquée au palais de justice de Liège, le premier substitut du procureur du Roi, Christian Pâque, a rappelé qu'en matière d'enlèvement, les sanctions pénales étaient très sévères et que, si quelqu'un retenait les deux petites filles disparues, il aurait tout intérêt à les rendre le plus rapidement possible et en bonne santé.
Pendant les recherches menées dans la nuit de vendredi à samedi, les libérés conditionnels condamnés pour maltraitance d'enfance ou faits des moeurs envers des enfants ont été contrôlés, sauf un qui n'a toujours pas été retrouvé.
Ce dernier se trouvait dans le café avec la famille des deux disparues dans la nuit de vendredi à samedi. "Cette personne est actuellement recherchée", a indiqué le parquet.
Quant aux petites filles, les recherchers sont activement poursuivies. Si, d'ici lundi, aucune découverte n'est faite, la police étendra le périmètre de ses fouilles, notamment au site de l'ancien hôpital de Bavière.
Child Focus a imprimé 7.800 affiches diffusées en Belgique et principalement à Liège. Les enquêteurs ont prévu d'examiner dès lundi un GSM qui appartient à l'une des deux disparues ainsi que son ordinateur afin d'y dénicher une éventuelle piste intéressante pour l'investigation.
Deux camarades de jeu de la petite Nathalie ont été entendus. A la suite du témoignage d'un petit garçon, les enquêteurs ont ainsi noté que c'était dès deux heures du matin, que les petites filles n'avaient plus été vues.
L'enquête de voisinage doit aussi reprendre dans le quartier Saint-Léonard et la police a fait appel à un hélicoptère afin d'effectuer divers survols et retrouver une piste exploitable par les limiers de l'ex-police judiciaire.
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Annonce Lundi 12 juin 2006

Message par Cédric Istasse le Ven 16 Juin 2006 - 15:00

Sans nouvelles de Stacy et Nathalie
Roland Planchar (avec Belga)
Mis en ligne le 12/06/2006

Agées de 7 et 10 ans, elles ont disparu à Liège dans la nuit de vendredi à samedi. Enseignement de l'affaire Dutroux: une instruction judiciaire a vite été ouverte.

C'est pour l'amusement que, vendredi, Catherine et Thierry se sont rendus de Chênée, où ils résident, à Saint-Léonard, leur ancien quartier liégeois, devenu festif à l'occasion d'une braderie.
Le couple, à la tête d'une famille recomposée qui comporte six enfants, s'est, semble-t-il, désaltéré d'abondance dans des établissements locaux - et, pour finir, au café «Les Armuriers». Il a en tout cas été relevé que Thierry a quitté les siens pour rentrer au domicile vers 1 heure du matin. Et que Catherine, dépeinte à ce moment comme ivre, a voulu faire de même vers 3 heures. Elle s'est alors aperçue que deux des enfants manquaient à l'appel, soit sa propre fille Nathalie Mahy, née le 9 août 1995, et Stacy Lemmens, fille de son compagnon, née le 14 décembre 1998 et qu'elle a adoptée.
On s'est aperçu, grâce au témoignage d'un autre enfant, qu'on n'avait plus vu les fillettes depuis une heure pleine. Alors qu'appel était bien entendu lancé à la police - depuis «Les Armuriers», où elles avaient plus tôt joué entre la salle et un château gonflable posé dans la rue -, le père d'une des fillettes rameutait les membres du club de motards qu'il fréquente pour lancer des recherches, malheureusement vaines.
Les investigations menées sans tarder par les policiers n'ayant pas été plus fructueuses, ces derniers se sont alors tournés vers des copines et des proches, sans autre résultat.
Un suspect recherché
L'inquiétude grandissant, la journée de samedi fut marquée par des recherches étendues, notamment dans les parcs de la ville mais aussi sur les coteaux de la proche colline de la Citadelle ainsi qu'aux abords de la Meuse, qui s'étire à une centaine de mètres du café. Une première réunion de coordination se déroulait samedi soir, la brigade judiciaire de la police de Liège menant l'enquête.
Dimanche matin, on apprenait que la justice, nourrie sûrement par le souvenir de l'affaire Dutroux, avait déjà mis le dossier à l'instruction sous la houlette de la juge Pascale Gossens et du premier substitut Christian Pâque. Quant à Child Focus, l'association annonçait que, dès samedi mais plus encore dimanche, des affiches avaient été distribuées par centaines puis par milliers dans la région (y compris dans les transports en commun). Côté police, la BJ de Liège recevait l'appui de la cellule des personnes disparues (Bruxelles), des battues étant organisées avec le renfort de la réserve générale de la police.
Mais c'est dès la nuit de vendredi à samedi que des vérifications avaient été effectuées chez les libérés conditionnels en matière de maltraitance d'enfants et/ou de moeurs. Or l'un d'eux n'a pas été trouvé, a indiqué dimanche le parquet. Dès lors, si on n'excluait toujours aucune piste dimanche, y compris la fugue (dont la mère, pour déchue de certains droits qu'elle serait, réfute l'idée de façon absolue), cette absence du «suspect» est troublante car, a aussi dit le parquet, il se trouvait... aux «Armuriers» pendant la même nuit!
D'où le fait que «cette personne est actuellement recherchée», comme l'a indiqué M. Pâque. Lequel a rappelé la sévérité des sanctions en matière d'enlèvement en lançant un genre d'appel car, si quelqu'un retient Stacy et Nathalie, il a tout intérêt à les rendre «le plus rapidement possible et en bonne santé».

SAVOIR PLUS
Le procureur du roi de Liège Anne Bourguignont a lancé lundi un appel à un "témoin privilégié" qu'elle a identifié comme l'ami d'une serveuse du café "Aux Armuriers", où les parents de Nathalie Mahy, 10 ans, et Stacy Lemmens, 7 ans, étaient attablés au moment de la disparition des fillettes, dans la nuit de vendredi à samedi à Liège.

L'homme était présent dans le café du quartier Saint-Léonard jusqu'à 01H30 samedi et n'a pas regagné son domicile ensuite. Il n'est pas réapparu depuis, a indiqué Mme Bourguignont au cours d'une conférence presse. La magistrate a refusé de préciser si cette personne était l'homme en liberté conditionnelle, condamné notamment pour des faits de moeurs, vivant dans le quartier et recherché par la justice depuis ce week-end.

Par ailleurs, les recherches menées depuis samedi pour retrouver les fillettes n'ont "rien donné" et sont interrompues jusqu'à l'obtention d'"éléments plus précis", a annoncé Mme Bourguignont.
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Annonce Mardi 13 juin 2006 (1)

Message par Cédric Istasse le Ven 16 Juin 2006 - 15:04

Les riverains de Saint-Léonard en émoi
Marie Liégeois
Mis en ligne le 13/06/2006

La disparition des deux fillettes effraie et révolte le quartier de Saint-Léonard. Les affiches se multiplient, et les recherches se poursuivent.
Les petits drapeaux colorés qui devaient égayer la braderie du quartier Saint-Léonard, organisée de vendredi soir à samedi soir, ont en ce lundi une bien triste couleur. Car la braderie, depuis la disparition, vendredi dans la nuit, des deux fillettes Stacy et Nathalie, ressemble à un mauvais souvenir.
Rue Saint-Léonard, les vitrines sont émaillées d'affiches avec le visage des fillettes. Celles, réalisées en noir et blanc par la famille et collées samedi, dès l'aube. D'autres, colorées et portant le logo de Child Focus.
C'est dans l'une des librairies du coin, où il était client lorsqu'il habitait encore dans le quartier, que Thierry Lemmens, le père de Stacy, est venu photocopier les affichettes. Murielle et Jean-François, qui tiennent la boutique depuis douze ans, sont sous le choc. «On se pose tous la question: où sont-elles? Plus le temps passe et plus l'angoisse monte.» Quant à leur quartier, s'ils n'y rencontrent pas plus de violence qu'ailleurs, ils y perçoivent un sentiment d'insécurité, «dû à la petite délinquance et à la toxicomanie».
Presque en face, au coin, se dresse le café «Les Armuriers» tenu depuis 15 ans par Julio Blazquez, lui-même cousin de Thierry Lemmens. En ce lundi avant-midi, il accueille une bonne dizaine de clients et la disparition des fillettes est sur toutes les lèvres. «On le vit très mal, confie Dominique. Ce dimanche, les policiers étaient partout, c'était terrible.» «C'est dégueulasse de s'en prendre à des enfants», s'exclame un jeune client, convaincu qu'il s'agit d'un enlèvement.
«Catherine Dizier et Thierry Lemmens étaient assis au bar durant la soirée de vendredi et leurs six enfants étaient tous près: quatre à l'intérieur tandis que Stacy et Nathalie jouaient dehors, près du château gonflable et du podium, détaille le tenancier. Vers 1h30 du matin, j'ai vu arriver près du podium une Chrysler noire décapotable, avec la musique à fond», poursuit-il. «En allant demander aux deux hommes, d'une trentaine d'années, qu'ils baissent le son, j'ai remarqué que le coffre était ouvert.» C'est peu après que les parents de Nathalie et Stacy -en état d'ébriété selon plusieurs témoins-, voulant rassembler les troupes pour rentrer au domicile à Chênée, ont remarqué l'absence des fillettes. «Tous les gens du café se sont mis en route pour chercher les gamines, mais sans succès», ajoute-t-il.
Quant au suspect, en liberté conditionnelle, qui a été vu aux «Armuriers» durant la soirée, Julio Blazquez le connaît depuis environ trois mois. «Il a emménagé dans la rue, a une fiancée de 20 ans et m'a dit avoir fait cinq ans de prison pour avoir frappé deux policiers. Il a lui-même été discuter avec les hommes dans la voiture puis on ne l'a plus vu...»


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L'ombre de l'affaire Dutroux
Roland Planchar
Mis en ligne le 13/06/2006

Faute d'indices, les recherches sur le terrain ont été (temporairement?) abandonnées. Plusieurs libérés conditionnels sont recherchés. L'ami de la serveuse du café, aussi.

Impossible à cacher: onze ans après le rapt de Julie Lejeune et de Melissa Russo, le 24 juin 1995 à Grâce-Hollogne, la ressemblance avec l'affaire Dutroux fait frémir. Certes, on peut espérer que le cas de Stacy Lemmens (7 ans) et Nathalie Mahy (10 ans), disparues samedi vers 2 heures du matin à la braderie du quartier Saint-Léonard de Liège, au départ du café «Les Armuriers», finisse mieux. Mais il faut admettre que les faits tels qu'ils se présentent font penser à d'autres et ne suscitent guère l'optimisme.
Ainsi, le parquet de Liège l'a annoncé sans ambages, lundi en conférence de presse, les recherches de terrain ont été arrêtées, au moins temporairement, faute d'indices. Les fouilles des berges de la Meuse, proche du café «Les Armuriers» d'où les fillettes ont disparu, n'ont rien donné de vraiment intéressant. Pas davantage que celles des parcs voisins et des flancs de la tout aussi proche colline de la Citadelle. Et pas plus que l'examen des ordinateurs ou GSM des enfants.

Avant cinq jours
Ce n'est pas faute de moyens: 6 policiers locaux, 4 fédéraux ainsi que 3 de la cellule spécialisée dans les disparitions mais aussi 60 venus de la réserve générale de la police fédérale, se sont mis à l'ouvrage dès le week-end (sous la direction du SJA de Liège, du substitut Christian Pâque et de la juge d'instruction Pascale Gossens), avec l'appui d'un hélicoptère de surcroît. Mais si «nous avons fouillé dans tous les endroits où elles auraient pu se trouver» (hors l'explication du rapt et sans compter les eaux du fleuve proprement dites, à ce stade), disait lundi le procureur du Roi Anne Bourguignont, cela n'a «rien donné», indique-t-elle.
Toutes les hypothèses restent donc d'actualité, y compris celle qui veut qu'un libéré conditionnel serait dans le collimateur. Sauf que les choses se compliquent, à cet égard. C'est que le parquet, qui veut que l'«on comprenne les impératifs de l'enquête», ne confirme pas que cette personne, censée être un toxicomane ayant dix faits répréhensibles à son actif, dont un en relation avec les moeurs (mais sur majeure), serait aussi l'ami de C., serveuse aux «Armuriers». Lequel, cependant, était présent dans le café jusqu'à 1h30 du matin, samedi, et n'est plus réapparu depuis, indique Mme Bourguignont. Il est au moins recherché comme «témoin privilégié».
Le substitut Christian Pâque dit aussi que plusieurs libérés conditionnels habitant le quartier sont recherchés, et non un seul. Malgré tout, cela n'implique pas que la solution se trouve nécessairement de ce côté. Mme Bourguignont lance en tout cas un nouvel appel au(x) ravisseur(s), rappelant que la loi peut se faire moins sévère si les enfants enlevés sont relâchés avant 5 jours (les peines vont alors de 2 à 5 ans, au lieu de 5 à 10 ans, pour le rapt seul).
Que va-t-il se passer maintenant? «On va vérifier les alibis, trouver les libérés conditionnels, interroger même les personnes ayant été en congé pénitentiaire, tout vérifier et chercher auprès des familles tout élément intéressant», répond Anne Bourguignont. Qui peut aussi compter sur Interpol, averti, et sur les affiches de Child Focus (lire ci-dessus), même si les renseignements recueillis jusqu'ici grâce à elles (on a vu les filles un peu partout) manquent de concret.
Quant aux parents, qui bénéficient d'une assistance psychologique, ils survivent comme ils peuvent...


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L'école de Nathalie en état de choc
Paul Vaute
Mis en ligne le 13/06/2006


Enseignants et direction doivent gérer au mieux la détresse des camarades de classe.
Difficile, quand on n'a pas de réponses aux questions...
Pour l'école du Jardin Botanique, ce devait être un lundi de juin comme les autres, à une encablure des grandes vacances. Mais les couleurs du drame se sont emparées des classes de cet établissement de la Ville de Liège, particulièrement de celle où une chaise, celle de Nathalie Mahy, est restée vide.
«Oui, les élèves étaient au courant quand ils sont arrivés, nous a déclaré le directeur, M.Demoulin. Ils se posaient des questions, bien sûr. Les enseignants ont laissé un espace de parole. Mais nous ne savons pas grand-chose...» Et beaucoup d'interrogations, dès lors, ont dû rester sans réponse... Mais la manière dont les cours se sont déroulés ne nous sera pas relatée davantage. L'équipe éducative a reçu pour mot d'ordre de jeter un voile protecteur sur le chagrin des écoliers.

«Il faut parler»
Voile levé quand même, dans la matinée, quand l'école a reçu la visite des inspecteurs de police en charge de l'enquête. Ceux-ci ont interrogé un à un les amis et amies de Nathalie. De quoi élever encore un peu plus une tension qu'on imagine malaisée à gérer. «Tout ce que je peux dire, c'est qu'on gère pour un mieux, assure le directeur. Même si ce n'est pas toujours facile.»
La formation des enseignants les a-t-elle préparés à faire face à de telles situations? Insuffisamment aux yeux du DrJean-Marie Gauthier, chargé de cours à l'unité de psychologie clinique de l'enfant et de l'adolescent de l'Université de Liège. Sans aller jusqu'à préconiser le recours à une assistance psychologique extérieure à l'institution scolaire, le spécialiste recommande en tout cas de ne pas mettre les enfants en congé -ce qui ne ferait qu'ajouter à la dramatisation- et de prendre en charge leur inquiétude: «Il faut parler de ce qui se passe, c'est certain. Cela ne pose pas de problème là où les enseignants sont habituellement à l'aise.»
Aux parents, le même conseil s'applique: «Contrairement à l'idée qu'on s'en fait trop souvent, il faut échanger avec les enfants à propos de ces choses. Il faut parler avec eux de ce qu'ils voient à la télévision. A cet âge-là, il est nécessaire de décoder les images qui ne sont pas toujours très compréhensibles.»

Coups du sort
Ce n'est pas la première fois que l'école du Botanique est durement touchée par le sort. Le tragique accident qui coûta la vie au petit Renaud, le 18 janvier 2002, est encore dans toutes les mémoires. Agé de 9 ans, il avait eu dans la piscine, pendant le cours de natation, le bras coincé dans une bouche d'aspiration située à 75 centimètres de profondeur.
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Annonce Mardi 13 juin 2006 (2)

Message par Cédric Istasse le Ven 16 Juin 2006 - 15:05

Faire mieux que pour Dutroux
Roland Planchar
Mis en ligne le 13/06/2006

Deux fillettes. Un week-end de juin. Liège et sa région. En soi, ce simple énoncé a de quoi faire frémir, dès que l'on songe aux années passées, à 1995. Stacy et Nathalie comme Julie et Melissa? Tout le monde y pense, même si c'est ce qu'on ne veut pas. Cependant, que le mal absolu soit peut-être de retour n'empêche pas qu'on remarque une - heureuse - différence.
Certes, le début d'une enquête n'est pas l'enquête. Et, certes, sans indices dans les premiers jours, les enquêteurs d'alors étaient confrontés à la même difficulté que ceux de maintenant. Mais voilà: on remarque pour Stacy et Nathalie (sauf évaluation erronée à corriger plus tard), plusieurs améliorations. L'hypothèse de la fugue n'a pas dû être retenue plus de quelques secondes - et tant pis si on se trompe, si on engage pour «rien» d'importants moyens. D'emblée, une instruction judiciaire a été ouverte, un juge désigné. La police a fourni des renforts en quelques heures. On peut espérer que nulle rétention d'informations n'y pourrira les investigations. Même les affiches ont partout trouvé un mur plus rapidement encore qu'en 1995.
De quoi se réjouir? Bien sûr, les choses semblent se dérouler tout simplement comme elles auraient toujours dû le faire et, à cet égard, il n'y a sans doute pas de quoi tomber dans un optimisme béat.Mais, d'un autre côté, il faut reconnaître que l'attitude conjointe de la justice et de la police donne déjà, quel que soit le résultat futur de leurs efforts, une meilleure image que par le passé.
C'est important pour tous. Pour les parents, d'abord. Que l'on mobilise près de 70 hommes pour retrouver son enfant est moins déprimant que de s'entendre dire que quatre hommes, courageux et efficaces, certes, mais épuisés, font ce qu'ils peuvent en plus du reste...
C'est important aussi pour la société. Que des errements comme ceux qui avaient plombé les chances des victimes de Dutroux se reproduisent ne paraissait pas pensable. Mais l'évolution des mentalités restait à vérifier. Dramatiquement, l'occasion s'en présente.
Eh bien, jusque-là, le constat est plutôt encourageant. Mais il faut qu'il le reste. Gageons que tous y seront attentifs...


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Déjà des faits de viol et de rapt pour le suspect
BELGA
Mis en ligne le 13/06/2006

Abdellah Ait Oud, la personne désignée par le parquet de Liège comme étant «suspecte » dans la disparition des petites liégeoises Stacy et Nathalie, a un passé judiciaire, notamment pour des faits de viol et d'enlèvement.
En avril 1994, il a été placé sous mandat d'arrêt pour le viol de sa nièce, alors âgée de 14 ans. Les faits avaient débuté quand la fillette était âgée de 6 ans. Dans le journal intime de la petite, on avait retrouvé les mots: «je hais mon oncle parce qu'il me viole ».
Pour ces faits, Ait Oud avait été condamné à une peine de 5 ans d'emprisonnement assortie d'un sursis probatoire pour un an.
Le 7 septembre 1997, il a été arrêté pour faits de vols et a réintégré la prison.
Le 24 avril 2001, alors qu'il était en liberté conditionnelle, il a été de nouveau placé sous mandat d'arrêt pour des faits de viol, coups et rapt qui s'étaient passés à Flémalle un mois plus tôt.
Ce jour-là, il a abordé une fillette de 14 ans qui promenait son chien pour lui demander un renseignement. Il a ensuite frappé l'adolescente sur la tête avec une pierre et l'a poussée de force dans sa voiture. Comme la victime tentait de sortir du véhicule, il lui a encore porté un coup de pierre à la tête et a démarré. Il a amené l'adolescente dans un chemin de terre entouré de champs, situé à Grâce-Hollogne.
Il a ensuite violé à cet endroit sa passagère et l'a abandonnée sur place. L'adolescente a alors quitté les lieux à pied et a appelé à l'aide.
Le parquet de Liège a diffusé mardi une photo de l'homme qu'elle considère comme suspect dans le cadre de la disparition de Stacy et de Nathalie et lui a demandé de se présenter dans les plus brefs délais auprès d'un service de police.


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Libérés sous conditions, pas «lâchés dans la nature»
ANNICK HOVINE
Mis en ligne le 13/06/2006

Quelque 2 300 condamnés bénéficient aujourd'hui d'une libération anticipée, tout en devant respecter des conditions.

ÉCLAIRAGE
Faveur accordée aux condamnés qui se comportent de manière irréprochable en prison, la libération anticipée, sous conditions, concernait 2 302 personnes exactement fin 2004 (derniers chiffres officiels disponibles), dont 936 dossiers flamands et 1 366 francophones. Un bon tiers de ces libérations conditionnelles (783) ont été octroyées au cours de l'année 2004.
Si on observe l'évolution au cours des dernières années, on constate une remarquable stabilité des chiffres: 2 307 libérations conditionnelles en 2003; 2 307 en 2002; 2 405 en 2001...
Un délinquant condamné pour la première fois doit avoir exécuté au moins un tiers de sa peine (deux tiers en cas de récidive) avant d'introduire une demande en ce sens. La conférence du personnel de la prison doit émettre son avis, qui s'appuie sur les conclusions formulées par une équipe multidisciplinaire.
Plusieurs critères sont pris en compte: la personnalité de l'auteur et sa conduite au cours de la détention; son attitude à l'égard des faits commis; les conséquences pour la victime; le risque de récidive; les possibilités de réinsertion sociale...
Le parquet et le ministre de la Justice rendent également un avis. Mais c'est la commission de libération conditionnelle de l'arrondissement judiciaire qui prend la décision finale de libérer ou non anticipativement le détenu, éventuellement après audition de la (des) victime (s). Cette commission, qui fixe les conditions de cette sortie de prison anticipée, est aussi responsable du suivi de ces personnes.

Ne pas fréquenter d'anciens détenus
Les détenus ainsi libérés ne sont pas «lâchés dans la nature» sans contrôle; ils doivent respecter une série de conditions individualisées selon les cas. Conditions classiques: faire preuve de bonne conduite, se montrer coopératif dans l'accompagnement judiciaire, éviter tout abus d'alcool, ne pas fréquenter d'anciens détenus, dédommager la partie civile, travailler régulièrement ou chercher un emploi...
Les condamnés pour infractions à caractère sexuel sur des mineurs - qui doivent, en outre, obtenir un avis spécialisé positif avant toute libération conditionnelle -, sont en règle générale soumis à l'obligation d'un suivi thérapeutique dans un service spécialisé de l'arrondissement judiciaire.
Au sein des maisons de justice, des assistants de justice sont chargés de la guidance sociale des personnes libérées anticipativement. La commission de libération conditionnelle est tenue au courant de l'évolution du condamné en liberté au travers de rapports réguliers sur le suivi social: conduite, contexte social, observation des conditions fixées...
Si le délai d'épreuve connaît un déroulement positif, la libération définitive est accordée. C'était le cas de 70 pc des dossiers de libération conditionnelle clôturés en 2004 (contre 63 pc en 2003).
Mais la libération conditionnelle peut aussi à tout moment être révoquée en raison d'un nouveau délit (dans 9 pc des dossiers clôturés en 2004) ou si les conditions ne sont pas respectées (dans 18 pc des cas). Dans 15 cas, le dossier a été clôturé suite au décès du détenu libéré anticipativement.


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Le suspect s'est présenté à la police
BELGA
Mis en ligne le 13/06/2006

Abdellah Ait Oud, l'homme suspecté dans le cadre de la disparition de Stacy et Nathalie dans la nuit de vendredi à samedi à Liège, s'est rendu à la police. Le suspect, dont l'identité et la photo ont été diffusées ce mardi, était introuvable depuis les faits. Il s'est reconnu mardi soir lors d'un journal télévisé.
L'homme s'est immédiatement présenté à la police de Liège avant d'être transféré au Palais de Justice, dans les locaux de la police judiciaire. Il doit être auditionné dans les heures qui viennent.
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Annonce mercredi 14 juin 2006 (1)

Message par Cédric Istasse le Ven 16 Juin 2006 - 15:09

Le principal suspect s'est rendu
Roland Planchar
Mis en ligne le 14/06/2006

Abdallah Ait Oud s'est présenté à la police. Il a déjà violé des mineures, dont sa nièce de 6 ans.
Un avis de recherche massif avait été lancé.
De nouvelles perquisitions ont eu lieu à Liège, mais également à La Hestre.

Du neuf mardi dans l'affaire de l'enlèvement (supposé) de Stacy et Nathalie, âgées de 7 et 10 ans. Si les fillettes n'avaient toujours pas été retrouvées en début de nuit, celui qui était apparu le même jour comme le «suspect n°1», après que la justice eut révélé son identité, s'est présenté spontanément à la police.
Il s'agit de l'ami de la serveuse du café «Les Armuriers», où les fillettes ont disparu dans la nuit de vendredi à samedi dernier, dans le quartier liégeois de Saint-Léonard, et où il était présent lors des faits.
On ne connaissait jusqu'à hier pas le pedigree réel d'Abdallah Ait Oud, né à La Hestre et aujourd'hui âgé de 39 ans. Réputé très aimable dans la rue Saint-Léonard où il habite, il avait pourtant été arrêté le 2 avril 1994 pour une litanie de viols perpétrés durant 8 ans contre sa nièce ("Je hais mon oncle parce qu'il me viole", notait-elle dans son journal). Une nièce âgée au début des faits de 6 ans. Condamné à 5 ans à la suite de ces faits (avec sursis pour une année), Abdallah Ait Oud avait vu la liberté conditionnelle dont il avait bénéficié être supprimée en 1997, à la suite de vols.
Mais le 10 mars 2001, il violait dans un chemin de terre de Grâce-Hollogne une jeune fille de 14 ans, enlevée à Flémalle un peu plus tôt et qu'il avait frappée à coups de pierre pour qu'elle se débatte moins, puis abandonnée à son sort.

Libéré le 14 décembre 2005
Le violeur avait été appréhendé le 24 avril suivant et sa liberté conditionnelle avait à nouveau été supprimée. Mais à ces données officielles, La Libre doit encore ajouter que si Abdallah Ait Oud était à nouveau en liberté, c'était après avoir été interné dans l'établissement de défense sociale de Paifve. Il avait été libéré le 14 décembre 2005.
La commission de défense sociale l'avait donc en tout cas considéré comme guéri, ce qui, si l'intéressé était réellement l'auteur du double rapt (ce que la présomption d'innocence commande de ne pas affirmer, d'autant que son audition n'avait pas encore commencé au moment d'écrire ces lignes), apparaîtrait comme une erreur.

Perquisition à La Hestre
Toujours est-il qu'Abdallah Ait Oud, qu'on recherchait donc très activement, dit s'être reconnu en voyant à la télévision la photo de lui diffusée quelques heures plus tôt par le parquet. Et s'est donc rendu chez les policiers, qui l'ont aussitôt conduit au palais de justice en vue de son audition, alors que des perquisitions étaient menées à La Hestre, région natale de l'intéressé. On en saura donc sans doute davantage ce mercredi matin, même s'il n'était pas question d'aveux mardi soir et même si on ignorait forcément quelle attitude il allait adopter devant les enquêteurs et la juge d'instruction dans le courant de la nuit.

Deux adresses
Toujours est-il aussi qu'une perquisition s'était également déroulée mardi plus tôt dans la journée chez l'intéressé. Pourquoi mardi? Il se dit qu'une première perquisition avait été menée dès le week-end, ce qui semble parfaitement logique en sachant que la justice connaissait bien sûr tous les éléments évoqués ci-dessus. Mais voilà: la première manoeuvre a été menée à l'adresse officielle d'Abdallah Ait Oud, adresse en possession des autorités mais légèrement différente de celle que l'intéressé avait donnée à Paifve, lors de sa dernière remise en liberté. Il paraîtrait donc logique que les enquêteurs aient visité les deux immeubles, sis dans la même rue Saint-Léonard.

Tout autre chose: Catherine, la mère de Nathalie, s'est vu retirer la garde de tous ses enfants par le service d'aide à la jeunesse, pour avoir entraîné même son dernier-né (1 an) dans un café - sans compter les autres, comme on sait.


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Des fouilles en bord de Meuse
Mis en ligne le 14/06/2006

Bien que le parquet eût officiellement annoncé la veille l'arrêt des fouilles en l'attente d'indications neuves, on a constaté mardi qu'elles avaient repris en bord de Meuse, singulièrement à hauteur de l'île Monsin, qui fend les eaux mosanes d'un côté vers le fleuve, de l'autre vers le canal Albert.
L'endroit, isolé, est connu en Cité ardente pour accueillir, nuitamment, les ébats souvent payants de «couples» homosexuels et a souvent été visité par la police, dans le passé. C'est donc sans doute dans l'optique où leur ravisseur aurait emmené Stacy et Nathalie à cet endroit que ce devoir d'enquête a été ordonné.
Mais pas seulement: l'hypothèse d'une noyade, forcée ou non, n'étant pas non plus exclue, les enquêteurs se sont également intéressés aux eaux de la Meuse, jusqu'au barrage en aval. En vain semble-t-il, du moins à l'heure d'écrire ces lignes. (R.P.)


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Les parents gardent espoir
BELGA
Mis en ligne le 14/06/2006

La maman de Nathalie et le papa de Stacy, ainsi que la maman de Stacy, qui n'a plus vu sa fille depuis 5 ans, ont rencontré ce mercredi après-midi les autorités judiciaires liégeoises. Le procureur du roi, Anne Bourguignont, a reçu les familles en compagnie d'assistantes sociales dans le but de donner des informations sur le déroulement de l'enquête et dans le cadre de l'aide aux victimes.
Catherine Dizier, la maman de Nathalie, et son compagnon, Thierry Lemmens, le papa de Stacy ont été reçus pendant environ une heure.
A leur sortie, ils ont expliqué qu'ils avaient simplement été mis au courant de l'évolution de l'enquête. On leur a ainsi confirmé que des fouilles avaient repris dans le quartier Saint-Léonard mercredi après-midi.
«Nous sommes touchés du fait d'avoir été reçus par le procureur du roi. On voit qu'on veut nous tenir au courant », a expliqué le papa de Stacy, à sa sortie du Palais de Justice de Liège.
Les parents ont déclaré qu'ils croyaient encore retrouver leurs petites filles vivantes.
«Si on sème le doute dans l'esprit des parents, cela n'ira plus du tout. Les gens qui pleurent devant moi, cela ne sert à rien. J'ai besoin de gens forts pour y croire », a expliqué pour sa part la maman de Nathalie. Elle a précisé qu'elle ne connaissait pas le suspect, Abdallah Ait Oud. «De lui, je m'en fous. Ce que je veux, c'est retrouver ma fille », a-t-elle clamé.
Les autorités judiciaires ont également expliqué aux parents pourquoi leurs autres enfants avaient été retirés à leur garde. Deux des quatre enfants que le couple a eus ensemble ou qui sont nés d'autres unions ont été placés dans des lieux d'accueil. Les deux autres ont été placés totalement sous la garde de leur papa, également papa de Nathalie Mahy.
«On nous a dit que cela avait été fait pour leur éviter le climat actuel et non pas pour nous sanctionner », a précisé M.Lemmens.
Christiane Granziero, la maman de Stacy, a elle aussi été reçue pendant environ trente minutes par Anne Bourguignont. La maman n'a plus vu sa fille depuis 5 ans. «Le matin, j'ai espoir. Mais je le perds au fur et à mesure de la journée », a-t-elle commenté, le nez chaussé de lunettes noires.
La maman a précisé qu'elle refusait qu'on la qualifie de mauvaise mère. «Ce n'est pas moi qui étais en train de me saouler la gueule. Ils ont fait avec la petite ce qu'ils auraient fait avec une voiture en laissant les clés sur le contact », a-t-elle clamé.
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Cédric Istasse
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Message par Cédric Istasse le Ven 16 Juin 2006 - 15:10

Le suspect toujours entendu, début des fouilles
BELGA
Mis en ligne le 14/06/2006

A la suite des déclarations de M. Ait Oud, des confrontations sont en cours, de même que des vérifications sur les circonstances de sa présence sur les lieux le jour de la disparition.

L'audition d'Abdallah Ait Oud, suspect dans le dossier de la disparition de Stacy et de Nathalie, est toujours en cours, a déclaré mercredi midi le substitut en charge du dossier, Christian Pâque. A la suite de ses déclarations, des nouveaux devoirs, comme des fouilles et des confrontations, seront réalisés dans l'après-midi. Les parents seront également reçus «prochainement» par les autorités judiciaires.
La juge d'instruction Pascale Goossens entendra le suspect dans l'après-midi et décidera en fin de journée de son éventuel placement sous mandat d'arrêt.
A la suite des déclarations de M. Ait Oud, des confrontations sont en cours, de même que des vérifications sur les circonstances de sa présence sur les lieux le jour de la disparition.
Des perquisitions ont eu lieu et d'autres pourraient encore être réalisées dans les prochaines heures.
Selon le substitut Pâque, Abdallah Ait Oud est actuellement toujours le principal suspect «mais il ne faut éliminer aucune autre piste». Au sein actuel de l'enquête, on n'évoque pas de complice.
Des fouilles auront lieu dans tout le périmètre autour du lieu de la disparition des fillettes, dans le quartier Vivegnis, ce mercredi après-midi. Elles devraient débuter à 13h00, dans un périmètre défini entre la place Saint-Barthélemy à l'ouest, la rue des Bayards à l'est, la Meuse au sud et les coteaux de la Citadelle au nord. Le point central des recherches sera le café «Les Armuriers», d'où les fillettes ont disparu la nuit du 10 au 11 juin.
Les fouilles devraient se dérouler principalement sur terre mais 25 hommes sont prêts à intervenir sur l'eau. Elles se dérouleront en collaboration avec la police fédérale. Une réserve d'une quarantaine d'hommes est en route depuis Bruxelles pour rejoindre Liège.
«Les fouilles débuteront dès que les moyens seront déployés», a commenté un enquêteur. Deux équipes de maîtres-chiens pisteurs et une équipe de maîtres-chiens cadavres seront sur les lieux.
Pour les autorités judiciaires, qui ont expliqué qu'elles recevraient «prochainement» les parents des fillettes, il faut garder l'espoir de retrouver les enfants sains et saufs.
Le parquet a annoncé qu'il diffuserait un communiqué jeudi matin sur la décision du juge d'instruction de placer ou non le suspect sous mandat d'arrêt.
«Nous invitons la presse à laisser la justice travailler dans la sérénité. La pression est actuellement très forte», a conclu M. Pâque.

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La loi de défense sociale en question
J.-C.M.
Mis en ligne le 14/06/2006

Elle s'applique aux auteurs d'infraction en état de démence ou de déséquilibre mental.
Abdellah Ait Oud, suspecté d'avoir joué un rôle dans la disparition des petites Stacy et Nathalie, a, comme on l'aura lu par ailleurs, un lourd passé judiciaire. Mais contrairement à ce que pouvaient faire croire les premières informations recueillies auprès des enquêteurs, il n'était pas en liberté conditionnelle. Laquelle répond à des conditions dont il a été abondamment question dans nos éditions du 13 juin.
De diverses sources, il appert que l'intéressé a fait l'objet d'une mesure d'internement et qu'il a ensuite été libéré à l'essai puis de façon définitive de l'établissement de défense sociale de Paifve où il était «enfermé» à la suite des divers délits commis ces dernières années.
Le procureur général de Liège, Cédric Visart de Bocarmé n'a pas voulu confirmer la chose, les autorités judiciaires faisant preuve en l'occurrence d'une prudence à la fois compréhensible, car rien ne doit gêner l'enquête et qu'à ce stade Abdellah Aid Out bénéficie de la présomption d'innocence, et gênante car elle ne permet pas une perception objective ni précise des faits.
Quoi qu'il en soit, et comme nous l'a expliqué Henri Bosly, professeur de procédure pénale à l'UCL, la loi de défense sociale s'applique aux auteurs d'une infraction qui, au moment des faits ou de leur procès, sont considérés comme étant en état de démence, de déséquilibre mental ou de débilité mentale.

Tous les six mois
Il faut, dans ces conditions, qu'ils soient ou non en état de récidive, ce qui était apparemment le cas dans l'affaire qui nous occupe, l'objet d'une mesure d'internement dans un établissement de défense sociale. Tous les six mois, ils peuvent introduire une demande de libération qu'une Commission composée de trois personnes (un magistrat, un avocat et un fonctionnaire) leur accorde ou non.
Cette libération peut être décidée à l'essai et n'est prononcée que si l'interné répond à une série de conditions (se conduit-il bien, prend-t-il ses médicaments, représente-t-il encore un danger sur le plan social etc ?). A l'égard des délinquants sexuels, la Commission tranche à l'unanimité et sur la base d'un rapport rédigé par un service psycho-social.
La question qui va sans doute surgir dans les prochaines heures est la suivante : au fil du temps, sachant qu'une demande peut être introduite tous les six mois, la commission est-elle ou non incitée à faire preuve d'une certaine mansuétude ? Après avoir examiné le dossier dix ou douze fois, ne sera-t-elle pas tentée d'accéder à la requête de l'interné ?
Certains se sont déjà étonnés que le suspect n'ait pas fait l'objet d'une mise à la disposition du gouvernement qui aurait pu justifier une prolongation de son internement (à durée indéterminée avec décision de la chambre des mises en accusation, tous les deux ans) mais le recours à cette possibilité ne s'impose que dans des cas dont on ne sait pas, en l'état actuel, s'ils étaient rencontrés.
Quel sort attend Abdellah Ai Oud ? S'il est inculpé d'enlèvement ou de plus encore (dans l'incertitude, il est impossible de déterminer les préventions qui pourraient être retenues contre lui), il sera sans nul doute placé sous mandat d'arrêt et, l'instruction finie, éventuellement renvoyé devant les assises. Mais la chambre du conseil comme la cour d'assises peuvent décider de son internement, si les conditions sont réunies. On n'en est pas là, loin s'en faut, mais le débat risque d'être chaud, vu le contexte...


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Fin des fouilles sur l'eau, en cours sur terre
BELGA
Mis en ligne le 14/06/2006

Les fouilles se poursuivaient mercredi en fin de journée dans le quartier Saint-Léonard, à Liège, dans le périmètre de la disparition de Stacy et de Nathalie.
Le RIB (Rigid Inflatable Boat), équipé d'un sonar, qui a sondé la Meuse durant l'après-midi, a regagné les rives peu après 17h00. Il a permis la localisation de 9 véhicules. Sept d'entre eux ont été sortis des eaux. Il s'agit de véhicules qui se trouvent dans l'eau depuis longtemps. Deux autres voitures seront émergées demain/jeudi. Les fouilles se poursuivront sur la Meuse.
Sur terre, plusieurs maisons inoccupées ont été visitées. Les enquêteurs ont repris l'enquête à zéro, repassant systématiquement dans tous les endroits du quartier de Vivegnis qui avaient été visités durant le week-end. Les recherches étaient toujours en cours à 17h45. Elles se déroulaient le long de la voie de chemin de fer Liège-Liers. Elles pourraient se terminer vers 18h15 mercredi mais reprendre jeudi.
Abdallah Ait Oud a pour sa part été entendu une partie de la journée au Palais de Justice de Liège. Il aurait quitté le palais en compagnie d'enquêteurs vers 14h00 mais en fin de journée, il devait être entendu par la juge d'instruction, Pascale Goossens. Celle-ci devra décider, avant 21h00, si elle place ou non le suspect sous mandat d'arrêt.
Le suspect serait très taiseux, donnant peu d'informations. Il nie avoir joué un quelconque rôle dans la disparition des fillettes. Déjà condamné à 5 ans de prison avec sursis probatoire d'un an pour des faits de viol sur sa nièce, Abdallah Ait Oud a toujours nié ou minimisé les faits.
A l'époque, il avait reconnu des attouchements mais avait réduit la période infractionnelle en disant que la petite fille était âgée de 11 ans au moment du début des faits. L'enquête révélait qu'elle avait 6 ans et que les faits avaient duré 8 ans.
Abdallah Ait Oud avait été libéré après 21 mois de détention. En 2001, il a été interné à la suite de faits de rapt, de coups et de viol d'une adolescente de 14 ans. Il avait également nié les faits.
Les motifs de l'internement sont, selon certaines rumeurs, assez floues. Il a quitté l'Etablissement de Défense Sociale (EDS) de Paifve en décembre 2005. Les internés peuvent retrouver leur liberté quand la commission de défense sociale estime qu'ils ne représentent plus de danger ni pour eux ni pour autrui.
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Message par Cédric Istasse le Ven 16 Juin 2006 - 15:14

L'inculpé justifie son emploi du temps
BELGA
Mis en ligne le 15/06/2006

Pour Me Franchimont, les propos de l'inculpé ont un «accent de sincérité ».

S'il a déserté le quartier Saint-Léonard dans la nuit de vendredi à samedi c'est parce qu'il se sentait poursuivi pour un fait de vol de voitures et de carburant, a expliqué Abdallah Ait Oud à son conseil Me Jean-Dominique Franchimont, qui l'a rencontré ce jeudi matin pendant 1H.
L'inculpé était le compagnon de la serveuse du café «Les Armuriers », avec qui il a passé le début de soirée vendredi avant de disparaître. Dans les colonnes de la «Dernière-Heure », sa compagne a tenté de le joindre en vain puis s'est finalement présentée à son domicile en lui disant que la police le recherchait. Là, il lui aurait rendu ses vêtements par la fenêtre et mis un terme à leur histoire.
Abdallah a expliqué à son conseil que leur histoire était bancale depuis un certain temps et que les disputes étaient fréquentes. Il a précisé que la séparation était dans l'air.
Il a également souligné qu'il n'avait pas vu les enfants le soir de leur disparition. Pour Me Franchimont, les propos de l'inculpé ont un «accent de sincérité ». Il estime que son client est victime de son passé judiciaire.
Me Franchimont consultera le dossier à charge de l'inculpé demain/vendredi matin. Il demandera notamment que les anciens dossiers à sa charge soient joints. Il souhaiterait entre autres se pencher sur les rapports d'experts qui ont motivé sa libération définitive en décembre dernier après un internement de 4 ans.


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Enquête difficile, quartier particulier
ROLAND PLANCHAR
Mis en ligne le 15/06/2006

Des fouilles de grande ampleur, menées par des policiers aimables. Dans un quartier où l'ambiance était fort lourde, mercredi.

REPORTAGE
Si le soleil donne un ton inhabituellement agréable au quartier St-Léonard, il prodigue aussi une chaleur moite qui fatigue tout le monde. Et les badauds qui se regroupent auprès des policiers qui bloquent successivement mais brièvement des rues du quartier se lassent vite. La rue St-Léonard, où ne circulent pendant un temps que les autobus, accueille cependant de petits attroupements, au début de l'après-midi.
Mais aucun devant l'immeuble où habite Abdallah Ait Oud, à 50 mètres de l'endroit où Stacy et Nathalie ont disparu. Il a la particularité de posséder deux entrées, séparées par une épicerie et nanties chacune d'un numéro distinct, ce qui doit expliquer le fait que l'intéressé a fourni deux adresses légèrement différentes, à sa sortie de l'établissement de défense sociale de Paifve, le 14 décembre dernier (LLB 14/06).
En revanche, le café Les Armuriers semble être le point de ralliement de tout un petit monde, au coin des rues St-Léonard et Goswin. On vient y prendre des nouvelles, en donner... Un ventilateur propre et doré mais brinquebalant. Deux bingos et un jeu de fléchettes. Des sièges pour accueillir, peut-être, vingt-cinq clients. L'ambiance y est lourde, ce mercredi. Il y a même de l'eng... dans l'air, quand une dame reproche à l'autre le témoignage qu'elle a donné, qu'elle juge inexact. Soudain, le ton monte, les mots s'envolent et les insinuations pleuvent. «Mais enfin, si je savais qui a enlevé les petites, je l'aurais dit, quand même!» C'est qu'une partie de la faune présente le week-end dernier est toujours bien là. Mais on s'excuse et tout s'aplanit.
Dehors, de part et d'autre de la rue St-Léonard, côté Meuse et côté colline, une demi-douzaine de «voitures-chiens» dorment, hayon ouvert. La chaleur accable aussi les renifleurs de toutes races. Et les bidons d'eau se vident vite, à proximité de la voie ferrée noyée dans la végétation qu'ils vont devoir bientôt aborder.
A 15 heures, il se dit sur place que le suspect aurait quitté le palais de Justice, menotté. Mais aucun véhicule ne l'amène sur le terrain. Méprise? Toujours est-il que les informations paraissent inégalement fiables. Un quidam repère, de l'autre côté de la voie, à hauteur de la place Vivegnis mais à flanc de colline, un trou dans l'abondante verdure, où les herbes sont couchées sur, peut-être, deux mètres, formant comme un lit. La police le hèle, afin qu'il ne sabote pas en s'approchant le travail des chiens. Lesquels attendent, dit sur place la police, l'arrêt des trains pour opérer. Mais un quart d'heure plus tard, un animal est sur place -sans résultats- alors que les trains roulent toujours.
Alors que les policiers font mouvement en nombre près de cette même place, deux habitants désoeuvrés poursuivent la partie de jacquet qu'ils y mènent à même le sol, accroupis dans l'ombre, étrangers à la proche effervescence. Alors que d'autres, aux fenêtres, scrutent les alentours comme pour déceler la nouvelle tant attendue qu'on aurait retrouvé les disparues. Une nouvelle qui ne viendra pas.
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Message par Cédric Istasse le Ven 16 Juin 2006 - 15:15

Ait Oud inculpé et arrêté
R.P.
Mis en ligne le 15/06/2006

L'emploi du temps d'Abdallah Ait Oud présente des «trous». Mais il nie en bloc, tout comme il minimisait déjà pour ses précédents faits.
S'il existe d'autres suspects, au pedigree tout aussi édifiant, il reste le «n°1 ».

Olivier Pirard

Journée difficile, mercredi à Liège, pour les enquêteurs chargés de résoudre la disparition de Stacy (7 ans) et Nathalie (10 ans), probablement enlevées samedi dernier entre 1h30 et 2 heures du matin dans le quartier liégeois de St-Léonard.
Certes, le suspect principal, Abdallah Ait Oud, un pédophile récidiviste de 38 ans présent lors des faits, a été inculpé par la juge d'instruction Pascale Goossens à l'approche de 21 heures (donc peu avant l'expiration du délai légal) d'enlèvements d'enfants de moins de 12 ainsi que de détention arbitraire. Et, certes, il a ensuite été placé sous mandat d'arrêt et envoyé à la prison de Lantin.
Mais l'espoir avait été vif que celui qui était devenu le «suspect n°1 » livre des aveux, après s'être rendu à la police mardi vers 21 heures. C'est que son casier judiciaire, comportant des condamnations pour faits de moeurs (qu'il a toujours minimisés voire niés) sur deux mineures de 6 et 14 ans (LLB 14/6) le plaçait d'autant plus dans le collimateur qu'il n'avait plus donné signe de vie depuis le moment fatidique.
Mais, malgré un interrogatoire mené presque tout au long de la nuit et repris mercredi, Abdallah Ait Oud n'a formulé aucun aveu.
Il nie, bien que son emploi du temps, depuis les faits, comporte des lacunes. Il a par exemple déclaré avoir passé la nuit «dans des fourrés». Vrai? Et où? Cela semble imprécis, à tel point qu'on ignorait mercredi si c'était près de la Meuse ou, au contraire, le long de la voie ferrée (Liège-Liers) qui borde le quartier Vivegnis- St-Léonard.
La justice, elle, a fait (re) fouiller mercredi un peu partout, fourrés et maisons vides, terrains plus ou moins vagues et abords de la voie ferrée compris. Plusieurs de ces endroits avaient déjà été visités.
Les policiers se sont donc déployés partout. Quelque 25 hommes côté «Meuse», avec l'appui d'un bateau-sonar spécialisé, venu de Namur où une vaste opération de recherche d'épaves de véhicules est en cours. Cette équipe a d'ailleurs localisé 9 véhicules, tous immergés depuis longtemps semble-t-il, dont 7 ont déjà été retirés des eaux. Mais pas la Chrysler noire auprès de laquelle Ait Oud aurait été vu en discussion avec deux individus le soir des faits, un véhicule peut-être intéressant.
Près de 35 hommes étaient déployés pour le côté terrestre des choses, appuyés par de nombreux chiens pisteurs, venus de Wallonie mais aussi de Flandre.
Il a même été demandé à la SNCB d'interrompre le trafic ferroviaire pour permettre aux enquêteurs d'effectuer leur travail en toute sécurité, par exemple le long des rails qui jouxtent la place Vivegnis. Mais les fouilles ont été interrompues en fin d'après-midi, sans résultats.
Si le substitut Christian Pâque a confirmé qu'Ait Oud (qui aurait été confronté à un ou deux témoins) est considéré comme le principal suspect, on ne manquait pas de rappeler également, dans le milieu de l'enquête, que ce n'est pas le seul. Plusieurs autres personnes au casier tout aussi chargé résident dans le même quartier... Pour autant, ces «pistes» ne sont pas liées: on ne parle pas d'un jeu de complicités.


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La surprise de l'expert psychiatre
J.-C.M.
Mis en ligne le 15/06/2006

Qu'Abdallah Ait Oud, interné à Paifve, ait pu faire l'objet d'une libération définitive étonnerait grandement le Dr Crochelet.
Abdallah Ait Oud, principal suspect dans le dossier des petites Nathalie et Stacy, a quitté en décembre 2005 l'établissement de défense sociale de Paifve où il était interné (LLB du 14 juin). Mercredi, il était toujours impossible de savoir s'il a bénéficié d'une libération à l'essai (mesure décidée par la commission de défense sociale et supposant un suivi multidisciplinaire) ou d'une libération définitive (qui n'est, elle, assortie d'aucune condition).
Si la deuxième hypothèse était la bonne, cela étonnerait grandement le Dr Crochelet, neuro-psychiatre et expert judiciaire souvent mandé par les tribunaux. «Le taux de récidive des délinquants sexuels est extrêmement élevé et je serais très surpris d'apprendre qu'une décision de libération définitive ait pu être prise aussi rapidement à l'égard de quelqu'un qui avait commis plusieurs fois des faits graves.»
Le Dr Crochelet nous rappelait mercredi que c'est au juge (la chambre du conseil ou celle des mises en accusation ou l'instance de fond, tribunal correctionnel ou cour d'assises) de décider d'une mesure d'internement à l'égard d'un inculpé, d'un prévenu ou d'un accusé et de faire ainsi application de la loi de Défense sociale.
La juridiction ne se prononce qu'après avoir entendu l'avis d'experts auxquels il est demandé de déterminer si oui ou non l'intéressé est en état de démence, de déséquilibre mental grave ou de débilité le rendant incapable du contrôle de ses actes et d'indiquer s'il représente ou non un danger social. «Cela suppose évidemment un examen qui peut, selon les cas, être rapide ou prendre au contraire beaucoup de temps», explique le Dr Crochelet.
Toutes les personnes auxquelles s'applique une mesure de défense sociale ne sont pas enfermées. Dans le cas qui nous occupe, Abdallah Ait Oud était cependant «hébergé» à Paifve, où il bénéficiait d'un traitement psychiatrique. Les décisions de libération sont souvent prises par la commission de défense sociale après avis ou rapport établi par un psychiatre. Le Dr Crochelet est régulièrement appelé à oeuvrer également à ce stade de la procédure. «J'agis alors sous une autre casquette», commente-t-il. A l'égard des auteurs de faits de moeurs, il se montre en tout cas d'une prudence particulière.
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Message par Cédric Istasse le Ven 16 Juin 2006 - 15:15

Des fouilles dans la maison de l'inculpé
BELGA
Mis en ligne le 15/06/2006

Une vingtaine d'enquêteurs du labo, du DVI, de la protection civile, de la cellule disparition et des services de police étaient sur place. La réserve de la police fédérale ne s'est pas rendue sur les lieux ce jeudi.

Des fouilles ont encore eu lieu ce jeudi dans le quartier Saint-Léonard, à Liège, où ont disparu Stacy et Nathalie. Elles se sont particulièrement déroulées au domicile de l'inculpé, Abdellah Ait Oud, et dans les eaux de la Meuse. Elles n'ont pas permis de retrouver la trace des fillettes.
Une partie de la rue Saint-Léonard a été fermée à la circulation afin de permettre aux enquêteurs de fouiller l'habitation de l'inculpé, au numéro 231 de la rue. Celui-ci habite au premier étage de l'habitation mais la maison dispose de plusieurs étages et d'une vingtaine de caves.
Une vingtaine d'enquêteurs du labo, du DVI, de la protection civile, de la cellule disparition et des services de police étaient sur place. La réserve de la police fédérale ne s'est pas rendue sur les lieux ce jeudi.
"Nous nous donnons les moyens qu'il faut pour ne rien rater. Nous procédons dans l'ordre et de manière systématique", a expliqué Alain Remue, le chef de la cellule des personnes disparues du service central agression de la police fédérale. La première partie du travail est effectuée par le labo. Celui-ci prend des photos et se charge de la récolte des traces. Les chiens pourront ensuite faire leur travail.
"Les fouilles étaient programmées et ne sont pas consécutives à des déclarations", a précisé M. Remue. Elles pourraient se dérouler durant une partie de la nuit. "Nous irons au finish", a-t-il annoncé.
Les fouilles se sont également poursuivies dans les eaux de la Meuse. Six véhicules ont été retirés des eaux ce jeudi et deux autres avaient été localisés. "Tout est négatif pour l'instant. Les fouilles continueront demain/vendredi, dès 9H, entre l'Ile Monsin et le pont Saint-Léonard.
Abdallah Ait Oud a pour sa part été entendu durant toute la journée par les enquêteurs. Son audition est toujours en cours. Il n'est actuellement pas envisagé qu'il participe aux perquisitions dans son habitation.
S'il est le principal suspect pour l'instant, les enquêteurs confirment que d'autres pistes sont examinées. "Il y a des dizaines d'enquêteurs qui travaillent actuellement sur d'autres pistes, et cela depuis le début de l'affaire", a souligné Alain Remue.


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Un deuxième juge d'instruction a été désigné
BELGA
Mis en ligne le 15/06/2006

La cellule d'enquête est pour sa part composée en permanence de 7 policiers fédéraux, dont un analyste criminel opérationnel, et de 4 policiers locaux.
Un second juge d'instruction a été désigné pour épauler Pascale Goossens dans le dossier de la disparition de Stacy et de Nathalie, a déclaré le procureur du roi de Liège, Anne Bourguignont. Micheline Rusinowski participe aux réunions et est tenue au courant en temps réel de l'évolution du dossier.
La cellule d'enquête est pour sa part composée en permanence de 7 policiers fédéraux, dont un analyste criminel opérationnel, et de 4 policiers locaux. Le cellule travaille dans un bâtiment de la police fédérale sous la direction d'un seul chef d'enquête, comissaire à la police judiciaire fédérale.
Les enquêteurs et les magistrats se réunissent tous les jours, en présence du procureur du roi, Anne Bourguignont, pour faire le point sur l'évolution du dossier. La dernière réunion s'est tenue ce jeudi à 10H30.
Le dossier suscite beaucoup d'émotion et est très médiatisé. Des media venus de France, d'Allemagne, mais également de Suède sont présents dans le quartier Saint-Léonard mais aussi dans la cour du palais de justice de Liège où une soixantaine de journalistes étaient massés jeudi matin.
Dans le public aussi, ce dossier suscite un vif intérêt. Il n'est pas sans rappeler celui de la disparition de Julie et de Melissa, qui s'était également ouvert en juin dans la région liégeoise. Jusqu'à présent, les enquêteurs ont d'ailleurs reçu près de 250 appels via le 101, Child Focus ou la ligne 0800/91.119 ouverte à la police fédérale.
Le parquet a conclu ce jeudi matin que le but essentiel est de retrouver les fillettes saines et sauves. «Nous espérons qu'elles sont vivantes, nous n'avons aucun élément pour prouver qu'elles ne le sont pas », a conclu Anne Bourguignont.


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Les parents, la peur et la justice
(R.P.)
Mis en ligne le 15/06/2006

Thierry Lemmens (photo), père de Stacy, Catherine Dizier, mère de Nathalie et mère adoptive de Stacy, ainsi que Christiane Granziero, mère de la même Stacy, ont été reçus mercredi au palais de justice par le procureur du Roi, Anne Bourguignont, et par un staff social. Peu après cette entrevue, nous avons rencontré les deux premiers aux «Armuriers», ce café d'habitués aux abords duquel la disparition s'est produite, dans la nuit de vendredi à samedi, lors d'une braderie festive qui devait animer tout le week-end. «On nous a présenté plusieurs personnes pour nous expliquer un peu comment fonctionne l'enquête, nous a dit un Thierry Lemmens, manifestement aussi éprouvé que combatif. Mais on nous a aussi dit qu'il n'y avait rien de déterminant jusque-là. Et, enfin, le procureur nous a promis que nous serons tenus au courant dès qu'il y aura de vraies nouvelles», nous a-t-il encore expliqué.
Sa compagne, Catherine Dizier, également venue chercher brièvement le réconfort de quelques connaissances dans le même café, avait pour sa part évoqué l'aspect affectif des choses, un peu plus tôt. «Si on sème le doute dans l'esprit des parents, cela n'ira plus du tout. Les gens qui pleurent devant moi, cela ne sert à rien. J'ai besoin de gens forts pour y croire.» Et que dit-elle de celui qui faisait encore figure de suspect n°1, Abdallah Ait Oud, et que pas plus que Thierry Lemmens elle ne connaît? «Je m'en fous. Ce que je veux, c'est retrouver ma fille.» Thierry Lemmens a, par ailleurs, expliqué à l'agence Belga que si la garde de tous leurs enfants leur avait été retirée, «on nous a dit que cela avait été fait pour leur éviter le climat actuel et non pas pour nous sanctionner».
Quant à MmeGranziero, qui n'a pas vu sa fille depuis 5 ans, elle a de l'espoir «le matin, mais je le perds au fur et à mesure de la journée».
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Annonce Vendredi 16 juin 2006

Message par Cédric Istasse le Ven 16 Juin 2006 - 15:21

Rien que l'espoir...
R.P.
Mis en ligne le 16/06/2006

Beaucoup d'activités, côté juge et côté police, mais pour peu de résultats jusqu'à présent.
Des expertises sont toujours en cours. Les fouilles se sont poursuivies très tard le soir et reprennent ce matin.
Rien de déterminant n'est apparu jeudi pour la disparition de Stacy (7 ans) et Nathalie (10 ans). Elles sont toujours manquantes et c'est sûrement ce qu'on retiendra le plus de cette journée d'attente.
On a toutefois appris que, au lendemain de son inculpation pour enlèvement et détention arbitraire (LLB 15/6), le principal suspect, Abdallah Ait Oud (38 ans), a renoué avec son ancien avocat, le Liégeois Jean-Dominique Franchimont.
Lequel n'avait pas encore eu accès au dossier (c'est pour ce vendredi) mais avait en revanche rencontré son client durant une heure, le matin, quand il a confirmé que l'intéressé nie être impliqué dans le dossier. Me Franchimont a ajouté qu'il le fait «avec des accents de sincérité». Toujours est-il que le nouvel interrogatoire auquel Ait Oud a été soumis n'a pas non plus fait avancer les choses.
Les pistes que la justice liégeoise suit en parallèle à propos d'autres pédophiles condamnés du quartier -plusieurs ont été «vérifiés»- restent aussi vaines.
Et rien non plus quant aux connaissances qu'Ait Oud avait rencontrées le soir fatidique, devant le café «Les Armuriers», à la braderie du quartier liégeois de St-Léonard. Certes, il a circulé, avec deux autres, dans un coupé Stratus noir, clinquant et fortement sonorisé. Il s'était arrêté et s'était fait remarquer par tous -y compris les enfants- pendant peut-être 20 minutes, à une heure incertaine mais proche de minuit. Mais le conducteur de cette auto (saisie et examinée de près), Mohammed, a été longuement interrogé puis mis hors de cause -sauf pour un (petit?) trafic de drogue. Bref, si Abdallah a «frimé» avec lui, rien à voir avec les disparues.
C'était donc le statu quo, jeudi, comme le procureur du Roi, Anne Bourguignont, l'a laissé entendre dès la fin de matinée, sans être démentie par les faits l'après-midi. Elle a également confirmé l'inculpation d'Ait Oud, indiquant que la juge d'instruction Pascale Goossens avait estimé qu'«il existe des indices suffisants de culpabilité (...) tels sa présence sur les lieux au moment de la disparition des enfants, le fait qu'il ait quitté aussitôt son domicile et qu'il est resté introuvable pendant plusieurs jours». Y a-t-il d'autres choses, éventuellement des éléments matériels? «Oui, mais ils sont propres à l'enquête et toujours en cours de vérification». Il s'agit, sait-on cependant, de traces corporelles (sang, sperme, cheveux) soumises à des analyses par la police scientifique.

«Psychopathe»
Non sans rappeler qu'Ait Oud est présumé innocent et qu'il nie «farouchement», Mme Bourguignont a fait état de son passé, qui comporte deux condamnations pour des viols sur mineures, la dernière ayant conduit à son internement à Paifve, auquel il fut mis fin en décembre 2005. Bien que toujours considéré comme «psychopathe», disait-elle aussi, il avait été considéré comme relevant alors du droit commun par la commission de défense sociale de Namur/Liège -car guéri, présume-t-on.
La magistrate, qui trouve très court le délai de garde à vue de 24 heures pour ce type d'affaires, indiquait encore que plusieurs auditions devaient se dérouler et que des recherches et perquisitions étaient à nouveau organisées l'après-midi -voire la nuit «au finish» précisait-on- chez l'inculpé, dans le quartier ainsi que sur les coteaux de la Citadelle et en rive de Meuse. Sans rien de concluant jeudi soir. Restait l'espoir...


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Une soirée particulière, une nuit à la belle étoile et trois jours de mystère
ROLAND PLANCHAR
Mis en ligne le 16/06/2006

Qu'a donc fait le suspect entre la disparition des enfants et son arrestation?

RÉCIT
Le récit qui suit n'est -bien évidemment- qu'une reconstitution approximative du parcours d'Abdallah Ait Oud depuis la disparition des fillettes. Celle-ci est basée sur des éléments épars révélés par la justice ou livrés par des témoins. Et elle commence vendredi 9 juin vers 17 heures.
C'est en effet vers ce moment qu'Ait Oud (38 ans) et sa compagne, Christel (20 ans), arrivent devant «Les Armuriers», un café d'habitués de St-Léonard, quartier liégeois où la grande braderie du week-end bat son plein.
Si l'ambiance de rue est chaude -tout comme le temps-, celle au sein du couple n'est pas au beau fixe. Depuis quelque temps, et encore ce vendredi, la dispute ronge le tandem qu'ils ont formé à la mi-janvier 2006, près d'un mois après la libération d'Ait Oud, en se rencontrant aux mêmes «Armuriers». C'est que Christel y est serveuse occasionnelle et que lui s'est domicilié au 229/231 de la même rue St-Léonard. A soixante mètres. Au premier étage d'un immeuble dont le rez est occupé par une épicerie bien achalandée.
Christel, qui ignore tout des condamnations pour moeurs de celui qu'elle croit être l'«homme de sa vie» (il lui a parlé d'une scène de coup avec un policier, mais sans dire que la victime, blessée, était un fort bon ami), se dirige donc vers le café, où elle va reprendre son rôle de serveuse, vu l'affluence. Ait Oud, peut-être fâché par cette défection, reste à l'extérieur, où on ne le remarque plus trop jusqu'aux alentours de minuit -peut-être plus tard, les montres ayant pour beaucoup sombré dans l'alcool... Il arrive alors devant le même café à bord d'un coupé Stratus noir appartenant à une connaissance. L'auto s'immobilise et, parce qu'elle déverse des flots de musique et qu'elle est équipée de ces enjoliveurs qui tournent sur eux-mêmes même après l'arrêt, elle attire badauds et enfants. Aucun témoin ne remarque pourtant le suspect en compagnie directe de Stacy et Nathalie... ce qui est de peu de portée vu qu'il était de toute façon à proximité.
E LEGENDES


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3 questions à Jean-Dominique Franchimont
(R.P.)
Mis en ligne le 16/06/2006

Avocat d'Abdallah Ait Oud

Pourquoi votre client s'est-il signalé aux autorités seulement après un délai de trois jours, dirigeant la suspicion vers lui, alors que tous les médias et toutes les personnes du quartier ne parlaient plus que de lui?

Avant toute réponse, je tiens à dire que, pour moi, le fait le plus important à ce stade dans cette affaire est qu'on n'a pas encore retrouvé les fillettes et que toute l'urgence doit aller là. Je me félicite d'ailleurs, comme beaucoup il est vrai, que la justice ait déployé des moyens importants.
Mais pour revenir à votre question, il est vrai que M. Ait Oud s'est d'abord soustrait aux investigations policières.
Toutefois, lorsque je lui ai demandé pourquoi jeudi matin, en le voyant dans les locaux de la police pendant environ une heure, il m'a assuré que c'est parce qu'il se sentait alors recherché pour des faits de vol de voiture et de carburant, qui peuvent par ailleurs s'expliquer aisément, et non pour l'enlèvement des fillettes.

Dans quel état d'esprit est-il?

Pas bien, vraiment, ni physiquement, ni mentalement. Il est en isolement, à la prison de Lantin, ce qui n'est jamais facile. Et il se sent accusé à tort.
En outre, il est malade, atteint par un rhume vraiment violent ou autre chose et il semble déshydraté. Le médecin de la prison n'a pas pu le voir mercredi soir ni ce jeudi matin, malheureusement.

Votre client se montre-t-il collaborant?

Tout à fait. Certes, il nie. Mais c'est parfaitement logique puisqu'il se dit innocent.
Cependant, il répond vraiment à toutes les questions qu'on lui pose.
Et je dois d'ailleurs voir encore avec lui si nous nous opposerons, lundi en chambre du conseil, au mandat d'arrêt que la juge d'instruction Pascale Goossens a délivré contre lui.
Je ne suis pas certain que nous le fassions, car il faut que cette enquête aille rapidement, pour les enfants ainsi que pour mon client, et le but n'est donc pas de la gêner.
Mais d'un autre côté, je tiens à signaler que si je peux comprendre la médiatisation extrême de ce dossier, je crains en même temps qu'elle ne soit pas favorable à la sérénité, toujours nécessaire.


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Le mythe tenace du grand méchant loup
ANNICK HOVINE
Mis en ligne le 16/06/2006

Selon les experts, il y a très peu de grands pervers: moins de 10 sur 5.000 agresseurs sexuels en Belgique. La récidive (connue) tourne autour de 15 pc.

ÉCLAIRAGE
Contrairement à un mythe largement répandu, les agresseurs sexuels - environ 5 000 en Belgique - ne retombent ni tous, ni forcément, dans leurs pervers travers. «Il y a une dissociation entre l'opinion publique et les statistiques officielles», constate Thierry Pham, directeur du Centre de recherche en défense sociale. «Le taux de récidive officielle - c'est-à-dire les nouveaux faits connus - tourne entre 12 et 14 pc, pour les 4 ou 5 premières années de suivi.» Comme on ne connaît pas le «chiffre noir» (les agressions non identifiées commises après la sortie de prison ou d'institution de défense sociale), la réalité est sous-estimée, convient le chercheur.
Directeur de l'Unité de psychopathologie légale (UPPL, centre d'appui pour la guidance et le traitement d'auteurs d'infractions à caractère sexuel en région wallonne), Bernard Pihet, criminologue, abonde dans le même sens: «La récidive criminelle globale s'élève à un peu plus de 30 pc. Pour les délinquants sexuels, c'est entre 15 et 20 pc.» Une catégorie sans profil type, qui englobe des sous-groupes très différents: exhibitionnistes, violeurs, auteurs d'attouchements, abuseurs intrafamiliaux, pédophiles...
S'agissant des abuseurs dont la pédophilie est «fixée» (attirance et excitation spécifiques envers des enfants qui sont à l'origine du délit), la récidive concerne 25 pc de la population (soit environ un individu sur quatre), continue le criminologue. Ce risque grimpe à 80 pc pour ceux qui sont en même temps prédateurs et psychopathes. Mais les pédophiles qui présentent ce profil sont extrêmement rares: ils sont moins de dix en Belgique, estime le directeur de l'UPPL.
Vice-président du Centre d'appui bruxellois pour l'étude et le traitement de la délinquance sexuelle, Francis Martens confirme l'analyse de ses confrères. «Il y a très peu de grands pervers. La plupart de ceux qu'on qualifie de pédophiles sont des personnalités immatures, intellectuellement ou mentalement frustes, qui vont jouer avec des enfants de leur âge», continue le psychologue.
Mais le délinquant sexuel, c'est la figure emblématique du grand méchant loup pour le Petit Chaperon Rouge, observe-t-il. La population des délinquants sexuels est pourtant très hétérogène; la confusion est permanente entre les catégories, mais ce sont forcément les actes les plus violents qui servent de référence en matière de prévention de la récidive.
En France, une étude publiée en 2002 sur la base d'un dépouillement du casier judiciaire fait état d'un taux général de récidive (toutes délinquances confondues) de 59 pc. Une ventilation de ce chiffre ne donne qu'un taux moyen de 15 pc chez les délinquants sexuels.
Une autre étude, plus récente et plus vaste, menée en 2004 au Canada sur 4 724 délinquants sexuels (canadiens, américains, anglais, gallois), montre que vingt ans après leur libération, 73 pc d'entre eux n'ont plus été condamnés ni accusés pour un autre méfait sexuel.
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Message par Jocelyn le Ven 16 Juin 2006 - 17:44

Merci Cédric cela nous fait plaisir, ... Sad Sad Sad

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Message par Cédric Istasse le Ven 16 Juin 2006 - 20:11

Des fouilles partout
Mis en ligne le 16/06/2006
Olivier Pirard

Les fouilles se sont poursuivies vendredi durant toute la journée pour tenter de retrouver la trace du Stacy et de Nathalie, les petites Liégeoises disparues dans le quartier Saint-Léonard la nuit du 9 au 10 juin. Toutes ont cependant été négatives.

Les spéléologues de la DVI ont fouillé les baumes de Vivegnis ainsi que les égoûts à proximité de Coronmeuse. En fin d'après-midi, ils débutaient les fouilles dans les égoûts de la rue Saint-Léonard et avaient pour cela coupé la rue à la circulation. Des battues ont également été réalisées dans le Bois l'Evêque, à Herstal, non loin du quartier où ont disparu les fillettes, ainsi qu'à Flémalle, où Abdallah Ait Oud, actuellement seul inculpé d'enlèvement et de séquestration d'enfants, avait commis son dernier méfait, le viol d'une enfant de 14 ans qu'il avait enlevée en 2001.

Les fouilles se sont également poursuivies dans la Meuse. Depuis mercredi, 23 véhicules ont été repêchés. Aucun n'a cependant de rapport avec la disparition des fillettes. Douze autres carcasses ont été repérées. Elles seront sorties de l'eau lundi. Les fouilles et les devoirs se poursuivront durant tout le week-end. Les fouilles dans l'eau seront en revanche à l'arrêt samedi et dimanche.

Abdallah Ait Oud a de nouveau été entendu au palais de justice durant une partie de la journée vendredi. L'homme continue à nier farouchement les faits qui lui sont reprochés. Il semblerait cependant que des zones d'ombre subsistent dans son emploi du temps entre le soir de la disparition des enfants et mardi soir, quand il s'est livré aux autorités. Lors de la perquisition dans son habitation, une vingtaine de traces ont été prévelées. Du sang et du sperme auraient été retrouvés. Les analyses sont en cours et devraient livrer leurs résultats ce week-end, a confirmé le procureur du Roi, Anne Bourguignont.

Un bracelet a également été retrouvé au domicile de l'inculpé mais il n'a pas été reconnu par la maman de Nathalie comme appartenant à une des fillettes. D'autres pistes sont toujours en cours, a confirmé le procureur général de Liège, Cédric Visart de Bocarmé. L'emploi du temps d'une dizaine de suspects au passé pédophile est ainsi examiné. Certaines portes ont cependant déjà été refermées, a-t-il précisé. Les devoirs se concentrent principalement actuellement en région liégeoises mais, sur base des quelque 250 informations reçues par les autorités et par Child Focus, des devoirs ont également été menés jeudi à Overijse.

Abdallah Ait Oud comparaîtra lundi matin devant la chambre du conseil de Liège, qui devra décider de son maintien ou non en détention préventive.
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Message par Cédric Istasse le Dim 18 Juin 2006 - 12:35

Ils fouillent partout, vraiment partout...
Roland Planchar
Mis en ligne le 17/06/2006

De galeries de mines aux casemates de Vivegnis jusqu'à Grâce-Hollogne, en passant par les égouts de St-Léonard. Sans résultat

Interrompues la veille en soirée, les fouilles ont repris vendredi matin dans l'espoir de trouver trace de Stacy (7 ans) et de Nathalie (10 ans). La «DVI» (Disaster victims identification), une section de la police fédérale spécialisée dans ce type de recherches, a ainsi abordé, à la base des coteaux de la colline de la Citadelle, en direction d'Herstal, la visite des «baumes de Vivegnis», de très vieilles galeries d'extraction de grès houiller creusées dès le Moyen Age. Elles courent chacune sur une centaine de mètres et sont épaisses de moins d'un mètre. Ces spéléologues se sont également intéressés à des casemates dont un vieux et imposant mur de soutènement est nanti, à quelque 20 mètres des rails de chemin de fer, derrière le même quartier de Vivegnis qui jouxte celui de St-Léonard.

Travail dangereux
«On voit que des gens viennent ici», disait l'un des policiers entré dans une casemate, «et même que des enfants y ont joué», avons-nous entendu sur place. «N'oubliez pas de prendre des photos», recommandait un autre. A tout hasard. Et de donner surtout des recommandations à ceux qui allaient le suivre: «Attention, cela s'effondre vraiment de partout!». Un travail pas exempt de danger...

D'autres sites ont également été visités, comme celui où le suspect inculpé, Abdallah Ait Oud (38 ans), avait commis un viol le 10 mars 2001, entre Flémalle et Grâce-Hollogne. Une battue a également été organisée au Bois-L'Evêque, dans la commune voisine de Herstal.

Les enquêteurs ne manquent pas d'activité, hors même ces fouilles. L'emploi du temps d'une dizaine de délinquants sexuels résidant dans le quartier de St-Léonard est en cours d'examen (plusieurs «portes» étant déjà fermées). Des cassettes, comportant des enregistrements de la soirée de braderie au cours de laquelle les fillettes ont disparu, sont visionnées. Sur l'une, on voit d'ailleurs le suspect, ce qui n'est pas très indicatif: on le savait présent.

Pantalon mouillé
On a par ailleurs appris que, en perquisition menée chez celui qui reste le suspect principal, Abdallah Ait Oud (qui continue à nier), les enquêteurs avaient découvert un pantalon encore mouillé, ce qui explique au moins en partie l'intérêt porté à la Meuse - des eaux de laquelle 23 véhicules ont été retirés à l'occasion des recherches, ces derniers jours.

Et si nous avions déjà indiqué que des traces corporelles (sang, sperme, cheveux) avaient également été découvertes chez l'intéressé, la chose a été confirmée hier. Le résultat de l'analyse de ces quelque 20 traces s'annonce pour lundi. Par ailleurs, une personne ayant servi de «témoin public» aux enquêteurs lors des perquisitions a dépeint, vendredi toujours, l'appartement d'Ait Oud comme très sommairement équipé, sans meubles à proprement parler et doté d'un simple matelas. Il a également indiqué que ces policiers avaient trouvé un fil plié à la façon d'un collet et un petit bracelet (qui n'a pas été reconnu par les parents de Stacy et Nathalie).

Las. Une semaine après leur disparition, on reste donc malgré tout sans nouvelles des fillettes.


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Une semaine de recherche en vain
Mis en ligne le 17/06/2006

Les enquêteurs ont poursuivi samedi différents devoirs pour tenter de retrouver la trace de Stacy et de Nathalie, disparues il y a une semaine dans le quartier Saint-Léonard, à Liège.

Des fouilles ont été menées au Fort de la Chartreuse, où deux corps, dont celui du petit Dabid Geebelen, ont été découverts ces dernières années.

Les enquêteurs se sont également intéressés à des tours inoccupées à Droixhe. L'une d'elles, dont l'entrée était facilement accessible, a été fouillée. Les enquêteurs ont tout d'abord fouillé les caves puis les 21 étages. Une personne a été interpellée mais il s'agit, selon les enquêteurs, d'un marginal qui n'est pas lié au dossier.

Toutes les recherches ont été vaines. Le chef de la cellule disparitions a réfuté les informations selon lesquelles les recherches étaient menées au hasard. Il a précisé qu'il existait une stratégie et une liste des devoirs à réaliser. Les responsables de la cellule d'enquête se réunissent tous les soirs pour établir le plan de travail du lendemain.

Abdallah Ait Oud, inculpé d'enlèvement et de séquestration d'enfants de moins de 12 ans, a de nouveau été entendu ce samedi. Il continue de nier farouchement les faits qui lui sont reprochés.

La Dernière Heure faisait état ce samedi du témoignage d'une personne qui disait avoir véhiculé l'inculpé avant l'enlèvement des fillettes. Cette piste n'est pas sérieuse selon les enquêteurs qui stipulent qu'il faut s'en tenir à la première version de cette personne, corroborée par celle du principal suspect, à savoir le fait que la personne a véhiculé M. Ait Oud quelques minutes pour l'emmener au café "Les Armuriers" en début de soirée.

D'autres pistes sont toujours à l'examen. Les enquêteurs, qui reçoivent de nombreux appels tous les jours, n'excluent rien. La fugue et l'enlèvement familial sont ainsi envisagés. Cette dernière piste semble d'ailleurs être prise avec sérieux par les enquêteurs.

D'autres devoirs seront encore réalisés dimanche. Abdallah Ait Oud pourrait encore être entendu en matinée mais pas l'après-midi.


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Le père de Stacy pas très content
Roland Planchar
Mis en ligne le 17/06/2006

Vendredi, il s'est constitué partie civile pour participer au processus judiciaire.
Mais certains se sont interrogés sur son emploi du temps, lors de la disparition.
Amer et fâché, il a «autre chose à faire» que répondre à ces «carabistouilles».

Vendredi après-midi, le père de Stacy Lemmens (7 ans), enlevée avec Nathalie Mahy (10 ans) dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 juin, s'est présenté au palais de justice de Liège avec son avocat nouvellement désigné, Me Drion. Il venait s'y constituer partie civile.

«Il s'agit pour Thierry Lemmens de montrer sa confiance dans la justice et de participer au processus judiciaire», expliquait Me Drion. Et d'avoir accès au dossier? «Vous devez savoir que le code d'instruction criminelle permet de le demander, mais pas à ce stade», nous expliquait l'avocat. Bref, l'objectif est sans doute pratique, mais a également valeur de symbole pour dire, peut-on penser: «On ne désarme pas».

Las. La vie de parent de disparu est par nature horrible. Mais les vicissitudes des enquêtes peuvent encore alourdir ce fardeau. Est-ce ce qui se passe? Selon certains éléments connus de la justice, l'emploi du temps de Thierry Lemmens ne serait lui-même pas complètement connu, en ce qui concerne le moment de la disparition des fillettes. Vendredi, l'information circulait donc en marge de l'enquête qu'il pourrait être amené à mieux l'expliquer aux enquêteurs.

Ce qu'il ferait - le cas échéant - sans difficulté: «Il s'agit d'une connerie! Plusieurs témoins disent que j'ai toujours été là et la police l'a déjà vérifié», nous répondait-il vendredi sur le sujet. Me Drion (qui n'était pas informé de la chose et nous disait, vendredi aussi, s'étonner car il n'avait pas «ressenti de doute chez les autorités judiciaires»), lui a sûrement indiqué, comme à nous, «qu'il n'y a rien d'anormal à ce que les enquêteurs vérifient tout, y compris cela». Simple routine d'enquête.

Il n'empêche: Thierry Lemmens se fait amer pour regretter que des gens de St-Léonard colportent «cette carabistouille. Les gens doivent surtout savoir que j'ai d'autres choses à faire et que ce qu'on veut vraiment, c'est retrouver les filles». De fait.

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Annonce Dimanche 18 juin 2006

Message par Cédric Istasse le Dim 18 Juin 2006 - 12:37

Stacy et Nathalie: une nouvelle journée de recherches
Mis en ligne le 18/06/2006 à 11:28

Les recherches se poursuivent ce dimanche pour tenter de retrouver la trace de Stacy et de Nathalie, les petites Liégeoises disparues dans le quartier Saint-Léonard durant la nuit du 9 au 10 juin. Les enquêteurs, qui patrouillent dans le quartier et effectuent des devoirs depuis une semaine, sont en contact permanent avec les riverains. Ceux-ci leur soumettent régulièrement des idées d'endroits à examiner.
Une liste des endroits susceptibles d'être intéressants pour l'enquête a été dressée. Des équipes se rendent ce dimanche matin en reconnaissance dans certains de ces lieux. Une réunion de coordination sera organisée en fin de matinée et les endroits jugés les plus intéressants seront fouillés ce dimanche après-midi. D'autre part, des fouilles auront encore lieu sur les Coteaux de la Citadelle et au fort de la Chartreuse.


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Stacy et Nathalie: l'inculpé interné par erreur
Mis en ligne le 18/06/2006 à 15:03

La libération d'Abdallah Ait Oud par la commission de défense sociale, en décembre 2005 après 4 ans d'internement, a été au centre des débats des émissions télévisées "Controverse" et "Mise au point" dimanche. L'un des experts psychiatres en charge du dossier lors de la libération, Pierre Lux, a souligné qu'il y avait eu erreur de diagnostic lors de l'internement de M. Ait Oud. L'individu a donc été libéré définitivement en décembre 2005, sans passer par les années de libération à l'essai habituellement accordées. Pour Suzanne Moreau, présidente de la commission de défense sociale de Namur, il existe un manque juridique. En effet, si l'interné n'est plus reconnu comme étant en état de démence et est libéré, il est purement et simplement remis en liberté. Il n'est plus passible d'une peine d'emprisonnement pour les mêmes faits. Suzanne Moreau a rappelé que les conditions de la libération étaient l'amélioration de l'état mental et la réalisation des conditions de réadaptation sociale.


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Erreur de diagnostic pour Ait Oud
Mis en ligne le 18/06/2006

La libération d'Abdallah Ait Oud par la commission de défense sociale, en décembre 2005 après 4 ans d'internement, a été au centre des débats des émissions télévisées "Controverse" et "Mise au point" ce dimanche. L'un des experts psychiatres en charge du dossier lors de la libération, Pierre Lux, a souligné qu'il y avait eu erreur de diagnostic lors de l'internement de M. Ait Oud. L'individu a donc été libéré définitivement en décembre 2005, sans passer par les années de libération à l'essai habituellement accordées.

Pour Suzanne Moreau, présidente de la commission de défense sociale de Namur, il existe un manque juridique. En effet, si l'interné n'est plus reconnu comme étant en état de démence et est libéré, il est purement et simplement remis en liberté. Il n'est plus passible d'une peine d'emprisonnement pour les mêmes faits.

Suzanne Moreau a rappelé que les conditions de la libération étaient l'amélioration de l'état mental et la réalisation des conditions de réadaptation sociale. "Dans ce cas, suivant le rapport des psychiatres, l'état mental n'existe pas. On ne peut donc pas dire qu'il s'est amélioré. Ce sont des cas rares, mais hélas pas uniques", a-t-elle précisé, dénonçant les problèmes de moyens dans les établissements de défense sociale, à Paifve et à Namur. Elle a fait état d'un manque de place. "Il faut attendre entre un an et un an et demi pour pouvoir enfin bénéficier d'une place dans un EDS", a-t-elle précisé.

Suzanne Moreau a également remarqué un projet de révison de la loi de défense sociale était à l'examen depuis 1999. "Si le cas n'était pas aussi dramatique, la situation serait risible", a-t-elle conclu.

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Annonce Dimanche 18 juin 2006 (2)

Message par Cédric Istasse le Lun 19 Juin 2006 - 0:26

Les fouilles se poursuivent et les témoignages affluent
Marie Liégeois
Mis en ligne le 18/06/2006

Les fouilles restent vaines alors que les enquêteurs, suite aux nombreux témoignages, inspectent chaque piste.

A un «bilan» des fouilles, Alain Remue, directeur de la cellule fédérale des disparitions, ne veut pas (encore?) se résoudre. «Faire un bilan, c'est admettre qu'on est à la fin de quelque chose, or ici, ce n'est pas le cas», souligne celui qui chapeaute les recherches depuis la disparition, la nuit du vendredi 9 au samedi 10 juin dernier, de Nathalie et Stacy.

Ce week-end, les fouilles se sont poursuivies. Samedi, le site de l'ancien fort de la Chartreuse et les tours inoccupées de Droixhe n'ont rien révélé. Dimanche matin, le bois qui longe le boulevard Ernest Solvay a été analysé, en vain. Le terril de Banneux-Ancien, en prolongement des Coteaux, n'a rien donné non plus, tandis que la soirée était consacrée aux fouilles du terril de la Petite-Bacnure, à Herstal. «C'est suite à un témoignage spécifique que nous nous tournons vers ce terril», a expliqué Alain Remue, précisant que les recherches se dérouleraient «jusqu'à ce qu'il fasse clair».

Les témoignages, en effet, jouent un rôle primordial dans le choix des terrains de fouilles. Quelque 300 appels ou témoignages - multipliés par la médiatisation du drame - parviennent chaque jour aux enquêteurs qui doivent trier et vérifier chaque piste. «Des vérifications en petites équipes ont lieu dans les endroits cités lors des témoignages, dits «spots», tandis qu'une quarantaine de policiers en peloton DVI (NdlR: disaster victims identification) se concentrent sur les grands terrains», a ajouté le responsable.

La police compte-t-elle encore de nouveaux domaines sur ses listes? «Pour les jours à venir, nous avons encore beaucoup de lieux à explorer», a répondu Alain Remue, précisant que, ce lundi, une réunion est prévue avec les magistrats. Par ailleurs, des fouilles sur le lit de la Meuse reprendront ce matin dès 9 heures, là où l'équipe des spéléos s'est arrêtée.

Depuis le samedi 10 juin, ce sont donc les Coteaux de la Citadelle, à plusieurs reprises, le site de Bavière, l'île Monsin, les tours de Droixhe, le quartier Saint-Léonard et les alentours du café «Les Armuriers» où l'on a vu les petites filles pour la dernière fois, des parties de la Meuse, Flémalle, le site de la Citadelle ainsi que les égouts et les baumes de Vivegnis, ces anciennes galeries d'extraction de grès houiller, qui ont été passés au peigne fin.

«Quand on en sera au point de «chercher pour chercher», cela ne servira plus à rien», a noté Alain Remue. «Mais à l'heure actuelle, chaque hypothèse reste valable».


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Neuf heures d'audition pour Catherine
M.Bs et M.Lg. (avec Belga)
Mis en ligne le 18/06/2006

La maman de Nathalie a été très longuement entendue par les enquêteurs, dimanche. Comme le principal suspect, la veille. Il continue à nier toute implication. Pendant ce temps, les fouilles se sont poursuivies à la recherche des 2 fillettes.

Exténuée, le regard fatigué et las, Catherine Dizier, la mère de Nathalie est sortie ce dimanche du Palais de Justice de Liège après près de 9 heures d'audition. Entrée hier matin pour y être auditionnée, ce n'est que peu avant 19 heures qu'elle a pu quitter les lieux, en compagnie de son avocate, Lucrèce Henrard.

«C'était long et il fait chaud, j'ai envie de rentrer chez moi», a simplement commenté Catherine Dizier. Son avocate a précisé que cette audition avait pour objectif «d'apporter un meilleur éclairage pour trouver la vérité, pour trouver la voie qui mènera aux filles». On sait que les enquêteurs ont des difficultés à reconstituer le film de la soirée de la disparition et que cette audition devait recomposer l'emploi du temps du 9 juin et des jours suivants.

Du sms «troublant» que la mère de Nathalie a reçu, nous ne saurons rien. Qui lui a envoyé? Elle a précisé qu'il n'émanait pas d'un membre de la famille mais que son auteur n'était pas anonyme. On ne sait toujours pas non plus si Thierry Lemmens, le père de Stacy, sera auditionné.

«Catherine Dizier souhaite participer du mieux qu'elle peut pour faire avancer l'enquête et la Justice transmettra toutes les informations aux quatre parents», a clôturé son avocate.

Aucune piste n'est négligée. La fugue et l'enlèvement familial restent envisagés. D'après certaines sources, cette dernière piste semble d'ailleurs être prise très au sérieux par les enquêteurs.

Appel aux films et photos
En parallèle aux auditions, la justice a lancé un nouvel appel à témoins en invitant toutes les personnes qui auraient pu prendre des photos ou tourner des vidéos, le jour de la disparition à la braderie locale, à se faire connaître et à présenter leurs images.

Les fouilles se sont poursuivies tout le week-end en fonction d'une liste des endroits susceptibles d'être intéressants pour l'enquête.

Samedi, le principal suspect a une nouvelle fois été entendu. Abdallah Ait Oud a fait l'objet d'un interrogatoire de neuf heures. Il est inculpé d'enlèvement et de séquestration d'enfants de moins de douze ans. C'est d'ailleurs ce lundi que la justice doit décider de son maintien en détention (lire ci-contre). Marocain de 38 ans né en Belgique, il s'était livré à la police mardi dernier, et il continue à nier farouchement toute implication dans les faits.

En outre, les résultats de tests ADN sur des échantillons de sang et de sperme trouvés chez ce principal suspect, après la disparition des deux petites filles, ne seront connus que la semaine prochaine.

Le papa de Nathalie, Didier Mahy, invité des émissions télévisées dominicales, a pour sa part demandé aux médias et à la population de se concentrer sur la recherche des enfants. Il estime que tout débat extérieur, notamment sur le fait de savoir si Abdallah Ait Oud a été interné par erreur, pollue l'enquête à ce stade actuel. Didier Mahy a également déclaré qu'il lui «semblait étonnant que les fillettes aient pu être enlevées par une seule personne».

Le papa de Stacy, Thierry Lemmens, a de son côté passé la matinée sur le marché de la Batte, à Liège, afin de distribuer des nouvelles affiches.

Quant à la maman de Stacy, Christiane Granziero, elle se constituera partie civile ce lundi: Me Philippe Moureau, son conseil, l'a confirmé samedi. En marge de l'enquête qui nous occupe, on a appris ce week-end sa condamnation à une peine de douze mois de prison avec sursis pour séquestration et soustraction d'enfants.

L'avocat regrette que l'actualité risque de se focaliser «sur des choses qui n'ont rien à voir avec la recherche des enfants».


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Savoir plus
La chambre du conseil de Liège doit décider ce lundi du maintien ou non en détention du principal suspect dans ce dossier. Marocain né en Belgique, Abdellah Ait Oud, 38 ans, doit bénéficier à cette heure de la présomption d'innocence. Que sait-on de lui? Décrit comme psychopathe par les autorités judiciaires, il a fait de la prison pour le viol de sa nièce puis, après une violente récidive sur une adolescente de 14 ans, il a été interné en 2001. Considéré comme guéri, il a été libéré en décembre 2005. Sur un plateau de télévision, Pierre Lux, l'un des experts psychiatres en charge du dossier lors de cette libération, a reconnu qu'il y avait eu erreur de diagnostic lors de l'internement. D'où sa libération définitive sans passer par une libération à l'essai. L'homme qui continue à nier toute implication dans cette double disparition n'a, jusqu'ici, fourni aucune piste aux enquêteurs. Il était sur les lieux, dans la nuit du 9 au 10 juin, au café «Les Armuriers» à proximité duquel jouaient les deux petites filles avant qu'on perde leur trace. Catherine Dizier (la mère de Nathalie) et son compagnon actuel, Thierry Lemmens (le père de Stacy), avaient décidé de revenir dans ce quartier où ils ont de nombreuses attaches, pour la braderie annuelle. C'est vers deux heures du matin, voulant rassembler les enfants pour rentrer à la maison, qu'ils se sont rendus compte de la disparition des deux fillettes. La justice a, sans délai, déployé d'importants moyens pour tenter de les retrouver.

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Annonce Lundi 19 juin 2006

Message par Cédric Istasse le Lun 19 Juin 2006 - 13:41

Fillettes disparues à Liège : le principal suspect a comparu
Mis en ligne le 19/06/2006 à 12:10

Abdellah Ait Oud, principal suspect et seul inculpé jusqu'ici dans l'affaire des deux fillettes disparues à Liège, a comparu lundi matin devant la chambre du conseil de cette ville de l'Est de la Belgique, qui devait décider de le relâcher ou de prolonger sa détention.
Le président de la chambre du conseil, un juge unique, devait rendre publique sa décision à la mi-journée.
Tandis que les recherches pour retrouver Stacy et Nathalie, disparues au cours de la nuit du 9 au 10 juin, ont repris en périphérie liégeoise, Abdellah Ait Oud a à nouveau farouchement nié lundi toute implication dans leur enlèvement, a déclaré son avocat à l'issue d'une audience à huis clos d'environ une heure. Depuis dix jours, la police effectue d'intenses recherches dans et autour du quartier Saint-Léonard, l'ancien coeur industriel de la ville où Nathalie (10 ans) et Stacy (7 ans) ont disparu pendant une braderie.
Il n'y a "aucun élément matériel contre mon client", a dit à la presse Me Jean-Dominique Franchimont, en expliquant qu'il avait plaidé la remise en liberté d'Abdellah Ait Oud, un pédophile récidiviste qui était présent sur les lieux du drame. Ce Marocain âgé de 38 ans né en Belgique, qui vivait de l'aide sociale, "ne disposait pas de voiture" et était dans un "état d'ébriété avancé" le jour des faits, a par ailleurs expliqué Me Franchimont, selon lequel ces éléments plaident en faveur de son innocence.
"Il y a d'autres pistes, à commencer par des personnes suspectes dans le quartier", a poursuivi l'avocat. Considérant que les fillettes "n'auraient jamais suivi quelqu'un qu'elles ne connaissaient pas", Me Franchimont a jugé qu'il fallait également faire des recherches "dans des milieux proches de la famille et des gens qu'elles connaissaient". Les sujets de tensions ne manquent pas parmi les proches de Stacy et de Nathalie, une famille recomposée après des séparations douloureuses, selon les médias belges.
Dimanche, la mère de Nathalie, Catherine Dizier, a été entendue pendant 9 heures. Selon son avocate, Lucrèce Henrard, il s'agissait avant tout pour les enquêteurs de préciser l'emploi du temps des différentes personnes présentes au café du quartier Saint-Léonard à proximité duquel les fillettes ont disparu. Lundi matin, c'est Thierry Lemmens, le père de Stacy, qui est arrivé au palais de justice pour être entendu par les enquêteurs.
La décision de la chambre du conseil peut faire l'objet d'un appel devant la chambre des mises en accusation, qui dispose d'un délai de 10 jours pour se prononcer. Abdellah Ait Oud a fait de la prison pour le viol de sa nièce, puis, après une récidive sur une adolescente de 14 ans, a été interné en 2001. Considéré comme guéri, il a été libéré en décembre 2005. Il était présent à la terrasse du café "Les Armuriers", où Stacy et Nathalie ont joué toute la soirée du 9 juin avant de disparaître. L'homme a ensuite disparu pendant quatre jours avant de se présenter de lui-même à la police.


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Stacy et Nathalie: mandat confirmé pour Abdallah Ait Oud
Mis en ligne le 19/06/2006 à 12:42

La chambre du conseil de Liège a confirmé lundi matin le mandat d'arrêt d'Abdallah Ait Oud, inculpé pour l'enlèvement et la séquestration de Stacy et de Nathalie. Il devra donc rester en prison un mois de plus. Son conseil, Me Franchimont a déclaré qu'il allait certainement interjeter appel de la décision.


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Le principal suspect reste en prison
Mis en ligne le 19/06/2006

On attend pour "la fin de la semaine" l'analyse de traces d'ADN prélevées dans l'appartement d'Abdellah Ait Oud, selon Me Franchimont.

La justice a commencé à explorer d'autres pistes, notamment familiale, dans l'affaire des fillettes disparues à Liège, tout en maintenant en détention le suspect Abdellah Ait Oud, inculpé mercredi d'"enlèvement" et de "séquestration".

Le procureur du roi de Liège, Anne Bourguignont, a annoncé lundi à la mi-journée que la chambre du conseil de la ville avait décidé de maintenir en détention Abdellah Ait Oud, principal suspect depuis la disparition dans la nuit du 9 au 10 juin de Nathalie (10 ans) et Stacy (7 ans) lors d'une braderie.

"Le mandat d'arrêt est confirmé", a déclaré Mme Bourguignont, après que le suspect eut comparu à huis clos pendant une heure sur la validité de l'inculpation et l'opportunité de la détention.

Le parquet plaidait pour le maintien en détention préventive, alors que l'avocat du suspect, Jean-Dominique Franchimont, réclamait sa remise en liberté.

Il n'y a "aucun élément matériel contre mon client", a affirmé l'avocat, Jean-Dominique Franchimont, en annonçant qu'il ferait appel de cette décision devant la chambre des mises en accusation, qui dispose de 10 jours pour se prononcer.

"Il y a d'autres pistes, à commencer par des personnes suspectes dans le quartier", a poursuivi Me Franchimont. Ne disposant pas de voiture et ayant bu plus que de raison la nuit de la disparition des fillettes, Abdellah Ait Oud, qui nie farouchement toute implication dans cette affaire, n'était pas en état de kidnapper deux enfants en pleine rue, a expliqué l'avocat.

Considérant que les fillettes "n'auraient jamais suivi quelqu'un qu'elles ne connaissaient pas", l'avocat a estimé qu'il fallait également faire des recherches "dans des milieux proches de la famille et des gens qu'elles connaissaient". Déjà auteur de viols sur mineurs et présent vendredi soir sur les lieux du drame, Abdellah Ait Oud a fait de la prison pour le viol de sa nièce, puis, après une récidive sur une adolescente de 14 ans, a été interné en 2001. Considéré comme guéri, il a été libéré en décembre 2005.

Il était présent à la terrasse du café "Les Armuriers", où Stacy et Nathalie ont joué toute la soirée avant de disparaître. L'homme a ensuite disparu pendant quatre jours avant de se présenter de lui-même à la police. Parmi les autres pistes, les médias belges se perdaient en conjectures lundi sur les multiples sujets de tensions entre les proches de Stacy et Nathalie, une famille recomposée après des séparations douloureuses.

Dimanche, la mère de Nathalie, Catherine Dizier, a été entendue pendant neuf heures par les enquêteurs. Selon son avocate, Lucrèce Henrard, il s'agissait de préciser l'emploi du temps des différentes personnes présentes au café "Les Armuriers".

Lundi matin, c'était au tour du père de Stacy, Thierry Lemmens, d'être interrogé. A la mi-journée, son audition était toujours en cours. "Vous tirez les conclusions que vous voulez, mais je pense qu'il est un peu hâtif" d'évoquer la piste familiale, s'est emporté devant la presse Xavier Druon, l'avocat de Thierry Lemmens.

On attend pour "la fin de la semaine" l'analyse de traces d'ADN prélevées dans l'appartement d'Abdellah Ait Oud, selon Me Franchimont.

Parallèlement, les recherches pour retrouver Stacy et Nathalie ont repris en périphérie liégeoise, notamment près d'un ancien fort. Depuis dix jours, les autorités judiciaires et policières, soucieuses d'éviter un fiasco similaire à celui de l'affaire Dutroux, effectuent d'intenses recherches dans et autour du quartier industriel Saint-Léonard où les fillettes ont disparu.


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Une erreur de diagnostic
(M.Bs.)
Mis en ligne le 19/06/2006

La chambre du conseil de Liège doit décider ce lundi du maintien ou non en détention du principal suspect dans ce dossier. Marocain né en Belgique, Abdellah Ait Oud, 38 ans, doit bénéficier à cette heure de la présomption d'innocence. Que sait-on de lui? Décrit comme psychopathe par les autorités judiciaires, il a fait de la prison pour le viol de sa nièce puis, après une violente récidive sur une adolescente de 14 ans, il a été interné en 2001. Considéré comme guéri, il a été libéré en décembre 2005. Sur un plateau de télévision, Pierre Lux, l'un des experts psychiatres en charge du dossier lors de cette libération, a reconnu qu'il y avait eu erreur de diagnostic lors de l'internement. D'où sa libération définitive sans passer par une libération à l'essai. L'homme qui continue à nier toute implication dans cette double disparition n'a, jusqu'ici, fourni aucune piste aux enquêteurs. Il était sur les lieux, dans la nuit du 9 au 10 juin, au café «Les Armuriers» à proximité duquel jouaient les deux petites filles avant qu'on perde leur trace. Catherine Dizier (la mère de Nathalie) et son compagnon actuel, Thierry Lemmens (le père de Stacy), avaient décidé de revenir dans ce quartier où ils ont de nombreuses attaches, pour la braderie annuelle. C'est vers deux heures du matin, voulant rassembler les enfants pour rentrer à la maison, qu'ils se sont rendus compte de la disparition des deux fillettes. La justice a, sans délai, déployé d'importants moyens pour tenter de les retrouver.

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Annonce Lundi 19 juin 2006 (2)

Message par Cédric Istasse le Lun 19 Juin 2006 - 22:01

"Abdallah Ait Oud s'était coupé les cheveux"
Mis en ligne le 19/06/2006


On attend pour "la fin de la semaine" l'analyse de traces d'ADN prélevées dans l'appartement d'Abdellah Ait Oud, selon Me Franchimont.

La chambre du conseil de Liège a prolongé lundi matin le maintien en détention préventive d'Abdallah Ait Oud, inculpé pour l'enlèvement et la séquestration de Stacy et de Nathalie La chambre du conseil a retenu plusieurs éléments pour justifier le maintien en détention préventive. Elle a notamment pris en compte les antécédents spécifiques de l'inculpé, déjà condamné et interné pour des faits de moeurs, et l'impact qu'aurait sa libération sur le grand public.

La chambre du conseil a également tenu compte de sa présence sur les lieux de l'enlèvement des fillettes le vendredi 9 juin en soirée. Elle a également pris en compte le fait qu'il avait sur les bras et les jambes des griffures et des écorchures, le fait qu'il se soit soustrait à la justice pendant deux jours et qu'il ait voulu changer d'apparence en se rasant les cheveux.

Me Franchimont a interjeté appel de la décision lundi après-midi.

D'autre part, ce lundi, les fouilles se sont poursuivies. Les enquêteurs se sont rendus dans l'après-midi au parc de la Boverie, où l'inculpé a passé une nuit durant le week-end de la disparition des fillettes.

Des fouilles doivent également avoir lieu dans le parc d'Avroy où il a aussi séjourné. «On vérifie l'alibi du suspect sur tous les points; on retrace tout son parcours du soir de la disparition des fillettes au moment où il s'est livré à la police le mardi soir », a précisé le procureur du roi, Anne Bourguignont, au cours d'un point presse.

Les enquêteurs ont entendu la maman de Nathalie dimanche pendant près de 9H. Ils se sont notamment penché sur un sms «troublant » qu'elle avait reçu. Le numéro de l'appelant renvoit vers une carte prépayée. Le parquet a confirmé lundi que les enquêteurs étaient à la recherche de l'auteur du message. «Les renseignements semblent fantaisistes mais cela montre que tout est vérifié, même ce qui semble aberrant », a souligné Mme Bourguignont.

Le papa de Stacy, Thierry Lemmens, est entendu au palais depuis lundi matin. Son audition est longue et «fouillée » mais «légère » selon les enquêteurs. «Il s'agit de retracer ce qu'il s'est passé le soir de la disparition des enfants, et aussi de voir si les enfants ne pourraient pas être chez un aïeul ou un oncle », a souligné le procureur du roi, précisant cependant que les enquêteurs ne privilégiaient pas la piste familiale.

Les résultats d'un devoir d'enquête important, à savoir les analyses ADN des traces prélevées sur le suspect et à son domicile, devraient être connues dans le courant de la semaine, peut-être mercredi. «Cet élément risque d'être déterminant », a remarqué le procureur du roi.

«Les enquêteurs travaillent jour et nuit », a souligné Mme Bourguignont. La cellule d'enquête se compose de 26 policiers fédéraux et de 5 policiers locaux. «Ils sont tous très touchés par cette affaire et veulent retrouver les fillettes saines et sauves », a-t-elle conclu.

Ce dossier de disparition émeut l'opinion publique. Les enquêteurs reçoivent ainsi quotidiennement près de 200 appels. Mais il semblerait que les autorités locales liégeoises s'intéressent aussi de près à cette enquête.


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Les parents encore auditionnés
Mis en ligne le 19/06/2006

Le mandat d'arrêt d'Abdallah Ait Oud a été confirmé mais il a fait appel. Thierry Lemmens a passé la journée au palais; le soir, sa compagne y est revenue.

Stacy et Nathalie n'ont toujours pas réapparu depuis leur disparition dans la nuit de vendredi 9 à samedi 10 juin. Mais lundi fut une journée chargée: la chambre du conseil a confirmé pour un mois le mandat d'arrêt du principal suspect (présumé innocent) Abdallah Ait Oud; son conseil Me Jean-Dominique Franchimont a aussitôt interjeté un appel que la chambre des mises en accusation pourrait examiner le 29 juin; des fouilles ont été menées en différents endroits de Liège (parc de la Boverie, Chartreuse, bords de Meuse); enfin, des interrogatoires et des confrontations ont encore été organisées.A cet égard, l'audition de Thierry Lemmens, le père de Stacy, a le plus retenu l'attention. Comme sa compagne Catherine Dizier dimanche, il s'est présenté au palais de Justice vers 9heures pour n'en sortir qu'après 19 heures. Il s'agissait notamment, pour l'une comme pour l'autre, d'éclaircir l'horaire de cette soirée de braderie fort arrosée. Tellement arrosée que les divers témoignages ne permettent pas de fixer la disparition avec certitude, mais dans une fourchette allant de 23h30 à, peut-être, 2h00. Ce qui n'a rien d'un détail, puisque la précision du moment conditionne la validité des alibis des uns et des autres, par rapport à leur emploi du temps. Il faut donc retracer le déroulement de cette soirée le plus complètement possible. C'est sans doute pour cela que Catherine Dizier, annonçant s'être souvenue d'un détail, a demandé à être à nouveau entendue, ce qu'elle fut dès 21 heures sans qu'on sache, à l'heure d'écrire ces lignes, avec quel résultat. Plusieurs pistes restent à l'étude, qui passent entre autres par l'entourage familial et les connaissances du couple Lemmens-Dizier, se dit-il au palais, même si le procureur du Roi, Anne Bourguignont, a refusé de qualifier cette piste de sérieuse. De même pour un «SMS» suspect reçu entre-temps par Mme Dizier: les renseignements qu'il contenait sont «fantaisistes» , dit Mme Bourguignont.Retour à Abdallah. S'il est maintenu en détention (mais plus en isolement), c'est que la chambre du conseil a, selon le procureur, pris en compte ses antécédents et sa présence sur les lieux, sa propre disparition et le fait qu'il s'est empressé de se raser le crâne pour changer d'apparence. Des griffes aux bras et aux jambes ont aussi été évoquées, mais selon Me Franchimont elles résultent d'un essai d'Ait Oud de rejoindre l'appartement de sa compagne par escalade. L'avocat a par ailleurs estimé que les indices avancés comme «sérieux» en chambre du conseil ne le sont pas et regrette que cette instance ait retenu la notion d'opinion publique, dans le sens où une libération la heurterait, pour son ordonnance.

Lundi toujours, Me Philippe Moureau, avocat de Christiane Granziero, la mère de Stacy, s'est à son tour constitué partie civile. «Qu'on parle de l'avenir des fillettes plutôt que du passé des parents!» , a-t-il répondu aux questions sur l'attitude des multiples parents de cette famille plus ou moins décomposée et reconstituée. On n'attend par ailleurs plus les résultats de l'analyse génétique des traces prélevées chez Ait Oud que pour mercredi. Si elles ne sont pas déterminantes, l'espoir d'une élucidation rapide tombera assurément d'un cran.


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Défense sociale: pas de risque zéro
Mis en ligne le 19/06/2006

Les libérations décidées après erreur de diagnostic sont très rares. Mais le vide juridique ne permet aucun rattrapage.

On l'a déjà écrit: la loi sur la défense sociale stipule qu'un inculpé ou un prévenu qui n'est pas jugé responsable de ses actes peut être interné et faire l'objet d'un traitement spécifique, psychiatrique le plus souvent, dont les modalités sont définies par les commissions de défense sociale.

On compte aujourd'hui environ 3300 internés en Belgique, dont 850 se trouvent en prison et 450 environ dans un établissement de défense sociale. En Wallonie et à Bruxelles, les internés sont répartis au sein des annexes psychiatriques des prisons de Mons, Namur, Jamioulx et Forest, de l'établissement de défense sociale de Paifve et de l'hôpital psychiatrique «Les Marroniers», à Tournai. En Flandre, ils sont répartis dans les annexes psychiatriques des prisons de Merksplas, Turnhout, Gand, Anvers, Louvain et Bruges et au sein de trois cliniques psychiatriques, à Rekkem, Zelzate et Bierbeek.

La capacité d'accueil pour les internés au sein des annexes psychiatriques des prisons est insuffisante, de l'aveu même du cabinet de la ministre Onkelinx. Le conseil des ministres a marqué voici quelques mois son accord pour la création de deux établissements de défense sociale en Flandre (dans les régions d'Anvers et Gand) et pour le lancement de travaux de restauration d'une aile de l'établissement de Paifve.

Le cas d'Abdallah Ait Oud, suspecté dans le dossier Nathalie et Stacy mais bénéficiant jusqu'à preuve du contraire de la présomption d'innocence, répétons-le, est toutefois exceptionnel. Comme nous l'avons déjà écrit plusieurs fois également, il a été libéré en décembre 2005 de l'établissement de défense sociale de Paifve, où il avait été interné en 2001, après que l'expert psychiatre Pierre Lux eut établi dans un rapport que la mesure d'internement résultait d'une erreur de diagnostic. La Commission de défense sociale de Liège n'avait eu d'autre solution que de libérer l'homme qui est aujourd'hui inculpé d'enlèvement mais qui continue à nier les faits.

Fallait-il, une fois la décision de la Commission prise, l'envoyer en prison? Tous les juristes s'accordent à dire qu'il se serait agi d'une hérésie, dès lors que l'on ne juge pas deux fois quelqu'un pour les mêmes faits. «C'est un peu comme quelqu'un qu'on acquitterait et qui se déclarerait coupable quelques mois plus tard, commentait Me Reginald de Beco. La situation est inédite mais extrêmement rare.»

Pour les juristes et les criminologues, le débat tourne autour de l'efficacité de la loi de défense sociale mais aussi du diagnostic des experts, singulièrement quand il s'agit de cas de psychopathie.

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Annonce Mardi 20 juin 2006

Message par Cédric Istasse le Mer 21 Juin 2006 - 11:39

Des analyses génétiques qui ne parlent pas
M.Lg., mis en ligne le 20/06/2006

Négatives selon certaines sources, parcellaires selon les autorités judiciaires.

Les premiers résultats des analyses ADN des microtraces prélevées au domicile d'Abdallah Ait Oud sont désormais connus. D'après le procureur général de Liège, Cédric Visart de Bocarmé, ils ne livrent aucun élément qui permette de faire avancer l'enquête.

Leur caractère parcellaire les rendrait même sans intérêt pour la juge d'instruction chargée de l'enquête sur la disparition des petites Stacy et Nathalie. Le procureur général a rappelé que le processus d'analyse était complexe et qu'il se poursuivait. Le procureur du roi de Liège, Anne Bourguignont, a confirmé la chose mardi soir, disant attendre le rapport écrit du médecin légiste, lequel pourrait se faire encore attendre quelques jours. Mardi soir, le journal télévisé de RTL-TVI affirmait que 90 pc des tests ADN avaient été menés à bien et qu'ils se révélaient négatifs. Du côté des autorités judiciaires, on dément qu'il en soit ainsi.

Les enquêteurs continuent à n'exclure aucune piste: fugue, enlèvement par le cercle familial ou par un prédateur. Toutes les hypothèses restent ouvertes et nombreux devoirs sont encore programmés. Notamment s'agissant de la reconstitution de la ligne du temps de la soirée au cours de laquelle les enfants ont disparu. Même l'heure exacte de la disparition n'est actuellement pas connue avec certitude. Les enquêteurs restent optimistes, tout en précisant qu'avec le temps qui passe, la vérité s'efface.

Sur le terrain, les fouilles semblent se rétrécir sensiblement. «Les enquêteurs quittent le site de la Chartreuse et le lieu de l'incendie qui s'y était déclaré durant le week-end a été déblayé complètement», a expliqué Alain Remue, chef de la cellule fédérale de disparition. L'exploration de la Meuse a permis, mardi, d'extraire six voitures -deux autres ont été localisées- ce qui porte à 37 le nombre total de véhicules repêchés.

De plus petits sites comme la Boverie, les quais de Coronmeuse, Burenville ou Cheratte ont été passés au peigne fin.

En vain. «Nos équipes sont en stand-by et une cellule fait le tri parmi toutes les informations qui nous arrivent. Beaucoup de témoignages ne mènent nulle part», a indiqué Alain Remue.


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Des résultats ADN peu intéressants
Mis en ligne le 20/06/2006

Dans le même temps les enquêteurs poursuivent leurs investigations. Toutes les pistes restent ouvertes: une fugue, un enlèvement par le cercle familial ou au sein des amis, un enlèvement par un prédateur.

Les premiers résultats des analyses ADN des microtraces prélevées au domicile d'Abdallah Ait Oud n'intéressent actuellement pas la juge d'instruction chargée de l'enqupête sur la disparition des petites Stacy et Nathalie, a confirmé mardi soir le procureur général de Liège Cédric Visart de Bocarmé.

Le procureur général a rappelé que le processus d'analyse était complexe et que seuls les tout premiers résultats étaient jusqu'à présent connus et qu'ils se révélaient très parcellaires. Le laboratoire ne communique pour l'instant rien qui intéresse l'enquête, mais les analyses se poursuivent, a-t-il précisé. Il n'y a donc concrètement aucun élément qui permette de faire avancer l'enquête.

Dans le même temps les enquêteurs poursuivent leurs investigations. Toutes les pistes restent ouvertes: une fugue, un enlèvement par le cercle familial ou au sein des amis, un enlèvement par un prédateur. Les enquêteurs ne peuvent actuellement refermer aucune de ces hypothèses, ce qui rend leur travail complexe.

De nombreux devoirs sont encore en cours ou programmés. Notamment quant à la reconstitution de la ligne du temps de la soirée au cours de laquelle les deux enfants ont disparu. Même l'heure exacte de la disparition des fillettes n'est actuellement pas connue avec certitude.

Les enquêteurs restent mobilisés et optimistes, mais ils précisent qu'avec le temps qui passe, la vérité s'efface.

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Annonce Mercredi 21 juin 2006

Message par Cédric Istasse le Mer 21 Juin 2006 - 23:40

Les fillettes auraient été aperçues près d'un immeuble
Mis en ligne le 21/06/2006

Les résultats définitifs de ces tests, qui pourraient être déterminants pour la suite de l’enquête, ne sont cependant pas attendus avant plusieurs jours.

Un important dispositif policier a été mis en place mercredi après-midi autour d’un immeuble de Liège, à proximité du lieu où deux fillettes ont disparu il y a douze jours, selon l’agence Belga.

Des policiers aidés de chiens fouillaient l’immeuble, abandonné, et la rue était bouclée, certains témoins ayant indiqué avoir vu les fillettes sur les lieux avant leur disparition dans la nuit du 9 au 10 juin, à la fin d’une braderie qui s’était déroulée dans ce quartier populaire de Liège.

Le juge d’instruction chargé de l’enquête sur la disparition de Stacy Lemmens (7 ans) et Nathalie Dizier (10 ans) était attendu sur place en fin d’après-midi, ont indiqué des photographes.

La police avait déjà procédé dans la journée à de nouvelles recherches dans le cadre de l’enquête, mais sans un tel déploiement de forces.

Ainsi, sur la base de nouveaux témoignages, une épicerie et une habitation proches du café «Les Armuriers », à proximité duquel les fillettes ont disparu, ont été perquisitionnées mercredi matin, selon l’agence Belga.

Ces fouilles, comme celles entreprises simultanément aux abords de la Meuse, n’ont pas donné de résultat.

Après 12 jours de vaines recherches, les autorités belges disaient mercredi garder espoir de retrouver vivantes Stacy et Nathalie.

Toutefois, les premiers résultats de l’analyse ADN d’échantillons de sang prélevés chez le principal suspect, Abdellah Ait Oud, ne permettent pas de dire que celui-ci a été en contact avec les fillettes, a indiqué mercredi le parquet.

Les résultats définitifs de ces tests, qui pourraient être déterminants pour la suite de l’enquête, ne sont cependant pas attendus avant plusieurs jours.

La justice belge avait prolongé lundi la détention préventive d’Abdellah Ait Oud, un Marocain, âgé de 38 ans né en Belgique, déjà condamné pour des viols sur mineures. Présent aux «Armuriers » dans la soirée du 9 juin, Abdellah Ait Oud nie toute responsabilité dans cette affaire.

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Message par Cédric Istasse le Jeu 22 Juin 2006 - 11:44

Grosse opération de police, en vain
Roland Planchar
Mis en ligne le 21/06/2006


Un témoin aurait vu les fillettes s'engouffrer dans un immeuble en bord de Meuse. On ne les y a pas trouvées. Des parents des disparues ont à nouveau été entendus.

Gros émoi, mercredi après-midi, à propos de la disparition de Stacy et Nathalie, dont on reste sans nouvelles depuis la nuit du 9 au 10 juin.

C'est que la juge d'instruction, Pascale Goossens, le substitut Christian Pâque ainsi que Claude Fontaine, directeur à la police fédérale, se déplaçaient avec plus d'une trentaine d'hommes, des chiens, la protection civile et même un hélicoptère d'observation aux abords des immeubles 24 et 25 du quai St-Léonard, qui borde la Meuse, à deux cents mètres du café «Les Armuriers» où les fillettes ont disparu.

L'un, de cinq étages, est habité sauf au rez-de-chaussée. L'autre, une large bâtisse sans doute du XIX ème siècle, à l'abandon. Par l'arrière et les cours, ils touchent à un grand hôtel liégeois.

Mais pourquoi ce mouvement qui, pour le commissaire Alain Remue («cellule disparition»), était le plus vaste depuis le début des fouilles? Alors que les policiers avaient envahi les lieux massivement, on apprenait qu'un témoignage, dont les enquêteurs avaient été avertis la veille au soir et dont ils avaient eu confirmation le jour même, indiquait que Stacy et Nathalie avaient été vues s'engouffrant dans le premier immeuble, seules, la nuit de leur disparition et après cette dernière. On a donc cru pouvoir les y trouver...

Information digne d'intérêt
Las: les perquisitions et fouilles menées des caves aux toits ne l'ont pas permis. Des prélèvements ont néanmoins été effectués et seront analysés pour voir si elles y sont passées. «Cette information était vraiment digne d'intérêt», a expliqué M. Pâque un peu plus tard, le témoin étant lui-même «digne de foi». Pourquoi s'est-il manifesté tardivement? Le magistrat n'a pas répondu à la question.

Plus tôt dans la journée, d'autres perquisitions avaient été menées, en vain, dans deux immeubles proches des «Armuriers». Et il avait à nouveau été question des résultats des analyses génétiques des traces relevées chez Abdallah Ait Oud (dont le défenseur, Me Jean-Dominique Franchimont, s'est adjoint mercredi l'aide de son confrère carolo Me Michel Bouchat). Ait Oud, toujours considéré comme suspect principal, n'a pas grand-chose à en craindre jusqu'ici: ces résultats, restés partiels, ne disent rien de Stacy ou Nathalie, à ce stade.

Par ailleurs, après que les demi-frères et soeurs de Nathalie l'eurent été, la mère de Stacy, Christiane Granziero, a été entendue durant six heures, mercredi toujours, sans que cela paraisse déterminant. «Cela a permis de fermer certaines portes et, peut-être, d'en ouvrir d'autres», a déclaré Me Philippe Moureau, son avocat.


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Il n'y a pas de vide juridique dans la loi de défense sociale
Kristine KLOECK
Mis en ligne le 21/06/2006

Dans le journal «De Standaard» du lundi 19 juin dernier (page 4), le lecteur a reçu des informations erronées quant à la libération définitive et inéluctable d'Abdallah Ait Oud, l'homme dont le mandat d'arrêt a été prolongé ce même jour par la Chambre du Conseil, dans le cadre de l'enquête sur la disparition de Nathalie et Stacy dans le quartier Saint-Léonard à Liège. Cette même thèse erronée avait déjà été soutenue dimanche dernier par le psychiatre Pierre Lux lors des débats télévisés de Mise au Point (RTBF) et de Controverse (RTL).

Les faits sont les suivants: bien qu'Ait Oud ait été interné en 2001 pour des faits de moeurs, des experts à Paifve en sont venus à la conclusion que l'homme n'était pas malade, mais bien responsable de ses actes et dès lors qu'il n'avait pas sa place à Paifve, un établissement de défense sociale. Il s'agit jusque là d'une histoire vraisemblable: entre être responsable ou non responsable, être normal ou dément, il y a des zones d'ombre. Il s'agit à chaque fois d'un état mental évolutif. L'inverse est également possible: les auteurs d'infractions, qui sont jugés responsables de leurs actes et, en conséquence, condamnés à une peine d'une durée déterminée peuvent montrer, lors d'un examen approfondi ou après un certain temps, des signes de démence, de débilité mentale ou de sérieux troubles psychiques - pour utiliser les termes de la loi. Dans ce cas, le ministre de la Justice peut - après l'avis du psychiatre de la prison et de la Commission de défense sociale - décider de l'internement (art. 21 de la loi de la défense sociale de 1964). C'est ainsi qu'il arrive qu'une personne, même à la fin de sa détention, doive séjourner dans un établissement de défense sociale jusqu'à ce que la Commission de défense sociale décide de sa libération (définitive ou à l'essai).

En cas d'internement non fondé, l'auteur de l'infraction ne peut en effet être envoyé en prison. Où le bât blesse-t-il alors dans l'information donnée aux téléspectateurs et aux lecteurs? Le fait que l'homme n'avait plus sa place au sein de l'établissement de défense sociale n'oblige absolument pas la Commission à le libérer définitivement. En d'autres termes, il n'existe pas de vide juridique et le fait qu'Ait Oud soit responsable de ses actes est un faux argument à sa libération définitive. Pourquoi la Commission ne l'a-t-elle pas libéré à l'essai -comme c'est presque toujours le cas avec les internés- sous la surveillance de la police et de l'assistant de justice, et avec le suivi d'un service spécialisé (comme le prévoit le protocole d'accord entre le ministère de la Justice et les communautés concernant les auteurs d'abus sexuel)? Et pourquoi le ministère public n'a-t-il pas fait appel de cette décision radicale et exceptionnelle de la Commission, afin que le Conseil supérieur de la défense sociale puisse s'exprimer sur l'affaire?Affirmer que l'accompagnement/traitement ne pouvait se faire parce qu'Ait Oud n'était pas malade est erroné. Les comportements graves de déviance sexuelle ne sont pas nécessairement à imputer à une maladie ou une pathologie mais souvent à un mauvais comportement inculqué ou à un traumatisme qui cherche, de façon perverse, une échappatoire. En outre, il était apparemment «suffisamment malade» pour le maintenir pendant quatre ans en institution!Un autre point d'achoppement soulevé pendant le débat télévisé concernait le traitement même des internés. Il est tout à fait compréhensible que, lors d'événements sociaux dramatiques, comme la disparition de deux enfants à Liège et l'arrestation d'un homme récemment appréhendé pour des faits de moeurs, les discussions autour de la libération conditionnelle et de la libération à l'essai soient ravivées eu égard à la protection des victimes potentielles. Toutefois, le point de vue selon lequel les personnes souffrant de problèmes sérieux de comportement doivent bénéficier d'un accompagnement et d'un traitement adéquats trouvera certainement un accueil favorable dans la population si des informations correctes sont données.Après l'affaire Dutroux, la politique concernant la libération conditionnelle des détenus condamnés à une peine de prison, a été sérieusement réformée: les décisions de libération sont prises par une commission multidisciplinaire qui siège de manière permanente; elles sont prises sur base d'un examen approfondi et d'un avis spécialisé; la décision de libération est suivie d'un contrôle et d'une surveillance rigoureux des conditions qui vont de pair avec un traitement axé sur le problème.Il est regrettable - comme l'a mentionné la Présidente de la Commission de défense sociale de Namur lors de l'émission télévisée - que le fonctionnement de la défense sociale n'ait pas subi une modification comparable à celui de la libération conditionnelle.L'affaire De Rochette/Loubna Benaïssa en 1996 (concomitante à l'affaire Dutroux) avait pourtant mené à une remise en question de l'internement dont le fonctionnement avait été qualifié d'inhumain par le Comité européen contre la torture et le traitement dégradant. Les recommandations portant sur l'internement sont d'ailleurs sur la table depuis 1999. Le numéro de juin 2006 de la revue «De Orde van de dag» entièrement consacré à cette problématique de la psychiatrie légale l'explique: ce sont surtout le manque de structures de soins adaptées et le professionalisme boiteux qui sont pointés du doigt. Une information concernant le régime cellulaire d'Ait Oud (22 heures sur 24?) et son programme de traitement (s'il en a eu) pourrait à cet effet être révélateur.La ministre de la Justice, Laurette Onkelinx, a à présent un plan concret pour la mise en place d'un vaste programme de soins pour les internés. Espérons que le drame de Liège puisse faire avancer la politique de tous les ministres concernés (Justice, Santé Publique et Budget) en cette matière.


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Mme Dizier a rencontré le Roi et la Reine
Mis en ligne le 22/06/2006

Mme Dizier a profité de la présence de la Reine des Pays-Bas pour remettre à ses services, à son intention, une affiche trilingue.

La maman de Nathalie, Catherine Dizier, a rencontré jeudi durant quelques minutes le Roi Albert et la Reine Paola. Ceux-ci se trouvaient en visite à Liège à l'occasion de la venue de la Reine Beatrix. Ils ont croisé la maman alors qu'elle sortait du palais de Justice.

A la demande que Mme Dizier a adressée à un membre de la députation permanente liégeoise, les souverains ont rencontré la maman, en compagnie du gouverneur, Michel Foret, et du député permanent Olivier Hamal, dans un salon du palais provincial peu après midi.

Le Roi Albert et la Reine Paola ont entendu Catherine Dizier et l'ont réconfortée.

Mme Dizier a profité de la présence de la Reine des Pays-Bas pour remettre à ses services, à son intention, une affiche trilingue. Elle a invité les autorités néerlandaises à faire diffuser les photos dans la presse et à demander aux Néerlandais de les découper et de les coller sur leurs véhicules, dont certains sillonneront les routes de Belgique et de France pendant les vacances.

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Message par Cédric Istasse le Ven 23 Juin 2006 - 14:35

Plusieurs pistes mais rien de concret
Roland Planchar
Mis en ligne le 22/06/2006

Deux semaines après le rapt, on reste sans nouvelles de Stacy (7 ans) et Nathalie (10 ans).
Leurs parents ont à nouveau été reçus par la justice. Quant aux pistes, elles sont nombreuses. Les plus suivies passent par les pédophiles.


Il y aura deux semaines, ce vendredi soir, que Stacy Lemmens (7 ans) et Nathalie Mahy (10 ans) ont disparu lors d'une braderie festive organisée au quartier liégeois de St-Léonard. Or, malgré l'investissement - plus vif qu'en d'autres temps - de la police et de la justice, on ne sait toujours rien de leur sort. Mais cet investissement reste constant. Vendredi, le procureur du Roi de Liège, Anne Bourguignont, a par exemple reçu tour à tour les parents pour s'assurer « qu'ils sont suffisamment informés et soutenus », nous a-t-elle dit. Ce qui semble être le cas.

Par ailleurs, plusieurs avocats intervenant dans le dossier ont été reçus, vendredi aussi, par leur bâtonnier, Me Vincent Thiry, qui leur a rappelé certains devoirs déontologiques. En cause: les limites de leur liberté d'expression envers la presse -même s'ils n'ont pas dit grand-chose, jusqu'ici.

Mais bref, si les enquêteurs comptent sur le résultat d'analyses pour avancer (et notamment pour les prélèvements effectués mercredi dans un immeuble du quai St-Léonard; voir LLB 22/06) et si des informations (parfois farfelues) continuent d'arriver du public vers la justice à raison de plus de 100 par jour, rien de concret n'a mis fin à l'affaire. Pour autant, les enquêteurs ne restent pas inactifs et poursuivent plusieurs pistes. Voici lesquelles.

1 Abdallah Ait Oud reste le suspect principal. Pédophile récidiviste, il était présent au café « Les Armuriers » le soir de la disparition. Mais dans un état tel - alcool et drogue mélangés - que ses souvenirs sont confus. Il jure cependant n'avoir pas été en contact avec les petites. Et, s'il a disparu pendant 4 jours à la suite des événements (ce qui a contribué à son arrestation, le 14 juin), rien ne le désigne factuellement comme coupable, malgré de longs interrogatoires, des perquisitions et des analyses. Son avocat, Me Jean-Dominique Franchimont, comptait demander jeudi sa libération par mainlevée à la juge d'instruction Pascale Goossens. En vain, peut-être parce que la chambre des mises examinera la validité du mandat mardi 27.

2 Les autres pédophiles du quartier St-Léonard connus de la justice sont eux aussi dans le collimateur. On peut même dire qu'ils y reviennent : une équipe de policiers est d'autant plus chargée de ce travail qu'on pense maintenant possible que, parmi la dizaine qui habitent le quartier, un autre qu'Ait Oud se soit rendu le soir fatidique à proximité des « Armuriers ». Des condamnés résidant ailleurs - et même hors Liège - font aussi l'objet de l'attention policière.

3 Un prédateur façon Dutroux ou Fourniret, mais inconnu de la justice, n'est pas non plus exclu. Le nombre de disparitions non élucidées en Belgique fait croire qu'il peut y en avoir encore.

4 Les « gitans » de St-Léonard... sont-ils vraiment gitans? Sans doute, non. Mais c'est en tout cas sous ce vocable que, en Cité ardente, on désigne volontiers des itinérants peu fortunés. Toujours est-il que certains ont désigné ces « gitans » comme auteurs potentiels. La piste est loin d'être prioritaire, mais est scrutée.

5 Une « fugue » ?La volonté de quitter une « fête » qui, pour des enfants de 7 et 10 ans, peut devenir insupportable à 2 heures du matin, a pu pousser les fillettes à vouloir rentrer chez elles, à Chênée, ou à rejoindre un autre parent, à Liège. Elles pourraient avoir été abordées en chemin...

6 Un drame intrafamilial ? Le bruit en a couru au moment des auditions du père de Stacy, Thierry Lemmens, et de la mère de Nathalie, Catherine Dizier, au début de la semaine. La justice liégeoise a cependant tout à fait infirmé la chose.

7 La thèse de l'accident, enfin, ne peut être formellement écartée. Les fillettes auraient par exemple pu décider d'une promenade en bord de Meuse et s'y noyer. Mais si le fleuve est proche du café, y accéder à sa hauteur n'a rien d'aisé. Thèse peu plausible.

L'horreur menace en tout cas toujours deux enfants et deux familles. Et fait frémir le pays.

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Annonce Vendredi 23 juin 2006

Message par Cédric Istasse le Sam 24 Juin 2006 - 0:49

Des fouilles jusque dans les poubelles
Roland Planchar
Mis en ligne le 23/06/2006

Quelque 600 tonnes d'ordures retournées à l'incinérateur d'Intradel (Herstal). La piste du quai St-Léonard n'est pas abandonnée.

Entouré par ses enfants - sauf Nathalie, bien sûr -, Didier Mahy a quitté le palais de justice de Liège vendredi peu avant 13 heures, sans montrer de signe permettant de croire qu'une bonne nouvelle serait arrivée. Qu'était-il venu y faire? «Ecoutez, on m'a demandé de ne rien dire», nous a-t-il répondu avec une voix gentille mais, on le sentait, gorgée d'inquiétude.

Sans doute venu aux nouvelles - on le comprend -, il s'était déjà présenté la veille chez le procureur du Roi, Anne Bourguignont, qui a reçu cette semaine d'autres parents de Stacy (7 ans) et Nathalie (10 ans).

Bref, une heure avant cette discrète sortie, on avait vu les policiers quitter eux-mêmes la cour du palais en nombre. Direction: le quartier liégeois du Fond des Tawes, couché sur le flanc d'une colline qui se fond vers Herstal. Pour de nouvelles fouilles, restées vaines à l'heure d'écrire ces lignes en tout cas.

Vendredi n'allait donc pas apporter de grandes nouvelles et semblait même être jour de réflexion, par exemple en l'attente des résultats d'analyse des prélèvements effectués mercredi dans un immeuble du quai St-Léonard, où un témoin dit avoir vu entrer les fillettes pendant la nuit du 9 au 10 juin.

Ce témoin, dont il a été dit vendredi qu'il serait un gamin de 8 ans, est en réalité une autre fillette, âgée de 6 ans. Peu importe, d'ailleurs: ce qui compte, c'est que les enquêteurs tiennent pour vrai ce qu'elle rapporte, vu sa proximité avec Stacy et Nathalie. D'où l'espoir, toujours d'actualité, de pouvoir faire rebondir l'enquête au départ du quai St-Léonard. A cet égard, il faut relever que, quoi qu'il en ait été dit dans leur entourage, des déclarations montrent que Stacy et Nathalie, malgré leur jeunesse, étaient capables de décider de partir seules dans la nuit.

Les enquêteurs ne peuvent exclurequ'elles aient soit voulu rentrer chez elles, soit aller chez un parent, en ville. Par quel chemin? Avec quelle éventuelle mauvaise rencontre à la clef?

Et Ait Oud?
Quant au suspect inculpé, Abdallah Ait Oud, il n'a plus été interrogé depuis 3 jours et attend de passer en chambre des mises en accusation, mardi prochain, pour savoir s'il restera détenu.

Son défenseur, Me Jean-Dominique Franchimont, a en effet demandé vendredi matin sa libération à la juge d'instruction Pascale Goossens, mais celle-ci a refusé la mainlevée. Né dans une famille nombreuse - il a 9 frères et soeurs -, Ait Oud reçoit toujours le soutien de celle-ci, malgré son passé chargé en la matière. Il est vrai que, s'il est coupable, les faits matériels manquent pour le confondre. Ainsi, il a été fait état de ce qu'il aurait caché une paire de chaussures somme toute pour faire disparaître des traces. Il assure qu'elles lui ont été dérobées dans son immeuble (où, il est vrai, son amie Christel s'est même fait dérober sa... machine à laver six semaines plus tôt!) La protection civile, elle, a été mandée vendredi par la justice à l'incinérateur d'Intradel (Herstal), pour y chercher ces godasses (et éventuellement des vêtements des fillettes) parmi 600 tonnes d'ordures.

Quant au pantalon mouillé trouvé chez lui (LLB 17/06), l'explication tient selon lui en ce qu'il avait vomi et l'avait rincé à même l'évier. Vrai, faux? Les enquêteurs ont prélevé l'eau du siphon et on attend le résultat d'analyse - comme d'autres - peut-être pour ce week-end.


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Des fouilles à la décharge d'Intradel
Mis en ligne le 23/06/2006

Ils tentent aussi de mettre la main sur une paire de chaussures qu'Abdallah Ait Oud a achetées à la braderie Saint-Léonard et qui ont disparu.

Les fouilles se poursuivent dans le dossier de la disparition de Stacy et de Nathalie. Vendredi après-midi, des équipes de la protection civile se sont rendues dans une décharge d'Intradel contenant quelque 600 tonnes de déchets. Les fouilles sont en cours.

Les enquêteurs recherchent des vêtements d'enfant. Un pantalon taché de sang, découvert à proximité de la rue Vivegnis, aurait été jeté aux ordures. C'est notamment ce vêtement que les équipes de la protection civile tentent de retrouver.

Ils tentent aussi de mettre la main sur une paire de chaussures qu'Abdallah Ait Oud a achetées à la braderie Saint-Léonard et qui ont disparu. Les baskets "fausses Nike", acquises au prix de 13 euros, ont été ramenées à son domicile. Il les a abandonnées dans son immeuble, selon lui. Il dit qu'elles pourraient avoir été volées. Les enquêteurs recherchent pour leur part d'éventuelles traces sur ces chaussures

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Annonce Samedi 24 juin 2006

Message par Cédric Istasse le Lun 26 Juin 2006 - 15:30

Les enquêteurs dénoncent les appels malveillants
Mis en ligne le 24/06/2006

Les enquêteurs chargés du dossier de la disparition de Stacy et Nathalie ont dénoncé ce samedi des appels malveillants qu'ils recevaient de plusieurs personnes.

Les forces de l'ordre se sont rendues à Schaerbeek et n'ont pas retrouvé les fillettes. L'appelante a été identifiée. Elle a déclaré qu'elle avait inventé le message de toute pièce.

D'autre part Child Focus a également reçu des appels de deux personnes déclarant détenir les fillettes, ces personnes ont également été identifiées.

Les autorités judiciaires se heurtent à ces appels malveillants et les dénoncent. Ils rappellent que ces personnes risquent des peines d'emprisonnement.

D'autre part la maman de Nathalie, Catherine Dizier, a évoqué plusieurs fois le souhait de rencontrer Abdallah Ait Oud l'inculpé dans le dossier de la disparition des fillettes. "Avec mon coeur de maman, si je le regarde dans les yeux, je saurai le faire parler", a-t-elle déclaré.

Au stade actuel de l'enquête, une telle confrontation est cependant impossible, selon l'avocat de la mère, Me Henrard.


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Saint-Léonard veut retrouver des couleurs ce week-end
Thierry De Gyns
Mis en ligne le 24/06/2006

Solidarité et convivialité sur le devant de la scène dans un quartier meurtri.


Certains qui ne faisaient hier que traverser le quartier n'ont vu que le côté noir: une prison, des entreprises fermées, des ateliers à l'abandon, des chiens tournant autour de réverbères. Le drame familial qui, à travers la disparition de deux petites filles, a drainé une meute de plumes et micros ne vivant que de misères sociales, humaines a alimenté cette image fausse et réductrice.

Il faut gagner la Citadelle -168 m au-dessus du niveau de la mer pour 68 à la Meuse- pour avoir une autre vision. Et se balader dans les ruelles, parfois un peu froides, pour humer la solidarité des familles africaines, parler avec les Méditerranéens à la recherche de ce soleil qui manque à leurs membres endoloris par le travail lourd, à leur souffle embué de silicose.

Si certains trouvent mal venu de faire la fête là où des familles sont en souffrance, d'autres veulent montrer une autre face de leur quartier. «Sant'Egidio (1), dit son responsable liégeois François Delooz, est actif depuis dix ans dans le quartier à travers l'Ecole de la paix, une école de devoirs pour enfants du quartier basée sur un projet d'éducation à la paix et par l'accompagnement d'ados et de personnes âgées. Il faut construire une culture du vivre ensemble.»

Président du comité des habitants de quartier St-Léonard, Jean-Marie Delhaye insiste sur l'activité qui a régné ici, à la porte de la Ville, avec la fabrication de locomotives, l'usine Vieille Montagne (zinc), la linière devenue Bedford après avoir abrité l'imprimerie de la Ville, les mines à côtés de la gare de Vivegnis où débarquèrent des milliers d'Italiens voici 60 ans avant les Espagnols, Grecs, Maghrébins et Africains. «Un quartier cosmopolite, dit-il, c'est le propre d'une ville.»

Des projets d'accueil de nouvelles entreprises se font jour à l'ancienne Brasserie Haecht ou par le biais de la Spi+ sur un terrain entre le quai et la rue Saint-Léonard, la plus peuplée de Liège avec 1 700 résidents.

Et la culture y foisonne à travers les centres culturels fondés par les immigrés avant que tout cela soit coordonné et la Maison des jeunes, la Bibi qui compte près de 35 printemps. On y trouve aussi 5 écoles primaires, du secondaire, beaucoup d'ASBL tournées vers l'informatique ou d'entreprises de formation par le travail.

(1) La Communauté Sant'Egidio, fondée à Rome en 1968, se base sur la prière et les relations d'amitié avec les plus pauvres des villes. Elle prône le dialogue entre religions et la résolution pacifique des conflits.


Dernière édition par le Lun 26 Juin 2006 - 15:33, édité 1 fois

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Annonce Lundi 26 juin 2006

Message par Cédric Istasse le Lun 26 Juin 2006 - 15:31

De faux espoirs déçus
Mis en ligne le 26/06/2006

Des perquisitions ont été menées à Bruxelles mais c'était, hélas, un canular...

Il n'y a guère eu d'éléments nouveaux, pendant le week-end, dans le dossier de la disparition de Stacy et Nathalie. A Liège, le quartier de Saint-Léonard avait maintenu sa fête mais l'ambiance était lourde, comme on s'en doute.

Samedi, de faux espoirs avaient surgi suite à une série d'appels précis que les autorités judiciaires ont tenu à vérifier. Ainsi après le coup de fil d'une Bruxelloise qui avait déclaré qu'elle allait rendre les fillettes dans un immeuble de l'avenue Louise, des forces de police se sont rendues sur place. Dans un hôtel aujourd'hui fermé, ils n'ont pas retrouvé les deux disparues. Entre-temps la même dame avait rappelé les forces de l'ordre pour signaler cette fois que les fillettes se trouveraient à Schaerbeek. Cela déboucha sur une nouvelle intervention aussi infructueuse. L'appelante a été identifiée; elle a avoué avoir inventé le message.

De son côté, Child Focus a également reçu des appels de deux personnes déclarant détenir les fillettes. Sans davantage de succès mais ces personnes ont également été identifiées. Les autorités judiciaires, face à ces canulars et délations de mauvais goût ont tenu à rappeler que leurs auteurs risquent des peines d'emprisonnement.

D'autre part la maman de Nathalie, Catherine Dizier, a encore évoqué le souhait de rencontrer Abdallah Ait Oud l'inculpé dans le dossier de la disparition des fillettes. «Avec mon coeur de maman, si je le regarde dans les yeux, je saurai le faire parler» a-t-elle déclaré. Au stade actuel de l'enquête, cette confrontation est cependant impossible, selon l'avocat de la mère, Me Henrard.


=======================================

Le parquet est pour le maintien en prison du suspect
Mis en ligne le 26/06/2006

Des habits ont déjà été envoyés pour analyse à l'Institut de médecine légale, mais les résultats ne devraient pas être connus avant une dizaine de jours, selon l'agence Belga.

Le parquet de Liège devrait demander mardi le maintien en détention du principal suspect dans l'affaire de la disparition de deux fillettes, a indiqué lundi le procureur du roi de Liège, Anne Bourguignont.

Le parquet demandera "très certainement" devant la chambre du conseil de Liège le maintien en détention d'Abdellah Ait Oud, a déclaré Mme Bourguignont.

M. Oud, un Marocain de 38 ans qui nie toute implication dans l'affaire, s'est présenté lui-même à la police le 13 juin, soit plus de trois jours après la disparition de Nathalie, 10 ans, et Stacy, 7 ans.

Les deux fillettes ont disparu dans la nuit du 9 au 10 juin à l'issue d'une braderie organisée dans le quartier populaire liégeois de Saint-Léonard, à proximité du café "Les Armuriers" où Abdellah Ait Oud, déjà condamné pour viols sur mineures, était présent ce soir-là. Mme Bourguignont a cependant reconnu que les enquêteurs ne disposaient d'aucun élément nouveau contre M. Oud.

"Les arguments du parquet sont toujours les mêmes à savoir qu'il a disparu de façon étrange, pendant trois jours, de son domicile alors qu'il se savait recherché, et que nous attendons toujours les résultats de la médecine légale", a indiqué le procureur.

Les enquêteurs attendent notamment "dans le courant de la semaine" les résultats définitifs des analyses ADN sur des échantillons de sang et de sperme trouvés dans son appartement, a-t-elle souligné. Le procureur a cependant démenti que l'enquête soit dans une impasse. "L'enquête ne piétine pas, elle va tous azimuts", a-t-elle affirmé. "On vérifie aussi d'autres pédophiles" qui auraient pu être présents dans les environs, même si aucun autre n'a été inculpé à ce stade. "Ils sont dans la panade", a déclaré de son côté l'avocat de M. Oud, Jean-Dominique Franchimont.

Il a toutefois reconnu que son client, détenu dans une cellule isolée de la maison d'arrêt de Lantin, en périphérie de Liège, avait peu de chances d'être libéré. "Je doute que les magistrats le remettent en liberté," a-t-il indiqué. Si la chambre du conseil de Liège décidait de le garder derrière les barreaux, M. Oud pourrait encore être gardé un mois en prison sans que le parquet n'ait à justifier sa détention.

Lundi, la police a repris dès 06h00 locales les recherches dans une décharge du quartier Saint Léonard, a indiqué le commissaire qui supervise ces fouilles, Alain Remue. "Nous continuons de vérifier les déchets, ça va prendre encore deux jours", a-t-il indiqué par téléphone, alors que 180 tonnes de déchets avaient déjà été examinées dimanche soir.

Des habits ont déjà été envoyés pour analyse à l'Institut de médecine légale, mais les résultats ne devraient pas être connus avant une dizaine de jours, selon l'agence Belga. Les policiers espèrent ainsi retrouver des vêtements des fillettes ou d'Abdellah Ait Oud, ou d'autres éléments qui permettraient de faire avancer l'enquête.

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