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Message par Cédric Istasse le Ven 16 Juin 2006 - 16:07

Informations trouvées sur le site Internet du journal français "Libération".
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Annonce jeudi 15 juin 2006

Message par Cédric Istasse le Ven 16 Juin 2006 - 16:09

La Belgique renoue avec l'angoisse de l'affaire Dutroux
jeudi 15 juin 2006 (Reuters - 13:42)

par Yves Clarisse

BRUXELLES - Dix ans après la découverte des cadavres des quatre victimes de Marc Dutroux, la Belgique s'attend à nouveau au pire depuis l'inculpation d'un pédophile multirécidiviste soupçonné de l'enlèvement de deux fillettes.
Le justice belge a inculpé mercredi soir pour enlèvement et séquestration Abdallah Aït Oud, déjà condamné à deux reprises pour des viols de mineures accompagnées de violences, dans l'enquête sur la disparition, dans la nuit de vendredi à samedi dernier, de Stacy Lemmens, 8 ans, et de Nathalie Mahy, 11 ans.
Leurs parents les avaient laissées sans surveillance dans la rue en pleine nuit alors qu'ils arrosaient une fête locale dans un café de Liège, dans l'est de la Belgique.
Un procureur du roi, Frédéric Visart de Bocarmé, a expliqué sur les ondes de la radio RTBF que l'inculpation d'Aït Oud, âgé de 39 ans, se basait sur des "indices".
"Effectivement, il y a dans les déclarations, dans le comportement, dans les antécédents de l'intéressé un certain nombre de points qui sont obscurs ou qui font penser que cette personne pourrait être (...) impliquée dans la disparition des deux enfants", a-t-il expliqué. L'inculpé nie tout en bloc.
Pour Anne Bourguignont, le procureur du roi en charge de l'affaire, sa "présence sur les lieux", "le fait qu'il ait quitté son domicile pendant plusieurs jours après les faits" et "d'autres éléments propres à l'enquête" sont troublants.
La justice belge se refuse toutefois à n'envisager que le pire et, tout en procédant à de multiples fouilles, notamment sur les berges de la Meuse, qui traverse Liège, elle continue à interroger d'autres témoins de cette disparition.
"Il faut travailler dans l'hypothèse que les enfants sont vivants", a souligné Frédéric Visart de Bocarmé.

NOUVEL ÉCHEC DE LA JUSTICE BELGE?
L'inculpé a déjà été condamné, la dernière fois après un enlèvement en voiture suivi de viol qui s'était déroulé de manière extrêmement violente puisqu'il avait frappé sa victime de 14 ans avec une pierre pour arriver à ses fins.
"Pour nous, c'est un psychopathe qui n'a pas le sens du bien et du mal", a déclaré Jacques Santry, directeur à la police judiciaire, qui semble croire tenir le coupable idéal.
L'homme, qui a été libéré début 2006, se trouvait dans le café avant la disparition de Stacy et Nathalie et s'était évanoui dans la nature immédiatement après.
"Il était chez lui", a déclaré son avocat, Jean-Dominique Franchimont, à la télévision RTL-TVI, une version contredite par la police, qui s'est présentée plusieurs fois à son domicile.
Aït Oud s'est présenté mardi soir à la police en affirmant qu'il ne savait pas être recherché, une version également démentie jeudi dans le journal La Dernière Heure par son amie, Christel, une serveuse du café où se trouvaient les parents.
Elle affirme avoir averti Aït Oud dès dimanche matin qu'il était recherché par la police et que ce dernier n'a pas réagi.
Cette affaire risque de replonger le pays dans l'horreur des actes de pédophiles laissés sans surveillance judiciaire malgré des condamnations à de lourdes peines de prison.
Il y a dix ans, en août 1996, la police belge mettait à jour les cadavres de Julie, Melissa, Ann et Eefje enterrées dans les jardins de différentes propriétés de Marc Dutroux, un pédophile condamné à de multiples reprises.
A l'époque, l'incurie de la justice et de la police belges, qui avaient toutes les données en mains pour l'arrêter, avait suscité l'indignation des Belges, provoquant une "marche blanche" de 300.000 personnes dans les rues de Bruxelles.
Un policier avait même effectué une perquisition dans la cave de Dutroux alors que Julie et Melissa y étaient séquestrées et son intervention bruyante avait fait taire les fillettes.
En juin 2004, l'ennemi public numéro un de Belgique avait été condamné aux travaux forcés à perpétuité et ses complices, dont sa femme, à de lourdes peines de prison.
Dans le cas de Stacy et de Nathalie, la police et la justice ont effectué leur travail avec beaucoup de rapidité après l'enlèvement, recherchant immédiatement tous les condamnés pour faits de moeurs qui habitent Liège.
Mais la question qui se pose à nouveau est celle du suivi de délinquants sexuels dangereux, qui semble défaillant.
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Annonce Mardi 27 juin 2006

Message par Cédric Istasse le Mar 27 Juin 2006 - 18:57

Le souvenir de Dutroux sur les petites disparues de Liège
par Hélène DESPIC-POPOVIC
QUOTIDIEN : lundi 26 juin 2006

Cela fait deux semaines que l'on est sans nouvelles de Stacy et Nathalie.

«Théo, surveille ta petite soeur !» Près du château gonflable multicolore qui attire les enfants en ce jour de fête, ce cri d'une mère vient signaler qu'à Saint-Léonard, un faubourg ouvrier de Liège, rien n'est plus vraiment pareil depuis la disparition, le 9 juin, de Nathalie Mahy et de Stacy Lemmens, deux fillettes de 10 et 7 ans. Samedi, cela a fait deux semaines qu'on est sans nouvelles des fillettes, venues avec leurs parents participer à des festivités locales. Et cela fait aussi exactement onze ans que deux autres petites Liégeoises, Julie et Melissa, étaient enlevées par le pédophile Marc Dutroux, dont l'ombre plane une nouvelle fois sur la cité.

Lutte pour la survie. La fête a été maintenue. «On ne peut pas punir les enfants qui ont préparé l'événement pendant un an», dit Grégor Stangherlin, un responsable de la maison de quartier qui organise le rassemblement. Quartier en déclin d'une ville et d'une région assommées par la mort de la sidérurgie, Saint-Léonard, faubourg de 12 000 habitants qui compte quelque 90 nationalités, lutte pour sa survie à l'aide d'un programme municipal de rénovation. Et du dévouement de quelque 200 associations locales. «C'est injuste. Avant, nous étions un exemple, le dernier village gaulois du monde associatif, dit Gilbert Bours, un animateur. Maintenant, pour la presse, nous ne sommes plus qu'un quartier pourri.» Trop heureux de passer à la télé, les habitants se sont laissés aller à raconter des ragots. «On me demande si ce n'est pas malsain de faire la fête. Mais je sais que la mère de Nathalie comprend, elle qui a été vice-présidente du comité de quartier et qui nous nourrissait tous lors des activités près de chez elle», dit Gilbert Bours. L'argent recueilli lors des fêtes permet à des familles défavorisées de partir en vacances.

Après quinze jours de battues, faute d'indices et de résultats, une partie des médias locaux s'est acharnée sur la famille. Le parquet a été obligé de préciser qu'elle n'est «absolument pas suspecte». Catherine Dizier, ancienne institutrice de maternelle, devenue mère au foyer, et Thierry Lemmens, ouvrier, forment une famille recomposée. Elle a eu trois des cinq enfants d'un premier mariage, dont Nathalie ; lui deux enfants, dont Stacy. Ensemble, ils ont eu un bébé, aujourd'hui âgé de 1 an. Blonde, maigre et longiligne, comme sa fille Nathalie, Catherine Dizier reçoit à longueur de journée les journalistes dans sa maison de la banlieue de Chênée, où elle a déménagé avec son compagnon. «J'en ai marre qu'on me demande combien de temps j'ai été aux toilettes cette nuit-là sans surveiller mes enfants. Est-ce parce que j'ai mangé, pour la première fois dans la journée, à 11 heures du soir qu'on peut me voler mes enfants ?» Restées près du podium où avaient été installées les attractions, les gamines ont disparu entre 1 h 30 et 3 heures du matin, alors que les parents étaient attablés dans le café le plus proche, ouvert toute la nuit. Le lendemain, Catherine Dizier a été surprise au bistrot avec son bébé. Il lui a été retiré, mais elle n'en veut à personne. «Le substitut dit que ce n'est pas une sanction, mais qu'il nous protège. D'ailleurs, on n'a rien à reprocher à la police et à la justice. Les policiers travaillent jour et nuit et nous informent. Ce n'est pas comme pendant l'histoire Dutroux, ici, ils mettent les moyens.»

A Liège, l'affaire Dutroux reste une plaie à vif. «En termes législatifs, on a tiré les leçons, assure le procureur général de Liège, Cédric Visart de Bocarné. Mais le changement principal, c'est le sérieux et les moyens qu'on met en oeuvre dès qu'on a connaissance d'une disparition d'enfant. On a engagé un hélicoptère, fouillé la Meuse, et on a recours à la police scientifique.» Lui qui était procureur du roi à Namur rappelle que, en 1989, seuls deux policiers locaux ont cherché, le premier jour, la petite Elisabeth Brichet enlevée et tuée par le meurtrier en série Fourniret. Cette fois, ils étaient cinq dès la première heure, «puis dix, puis vingt dès le matin».

Hypothèses. La justice détient un suspect, Abdallah Aït Oud, un homme avec un passé d'affaires de moeurs, présent au café où se trouvait la famille le soir de la disparition et qui a erré trois jours avant de se livrer. Non sans avoir changé d'aspect physique et nettoyé ses vêtements. Mais elle travaille aussi sur d'autres hypothèses, notamment celle d'une noyade dans la Meuse ou celle d'«un prédateur du type Dutroux ou Fourniret qui passe en voiture et emmène les enfants». Pour le procureur, il s'agit de «la pire des hypothèses, car dans ce cas on peut encore attendre». Dutroux n'a été arrêté qu'après son quatrième enlèvement et le corps d'Elisabeth Brichet n'a été découvert que quinze ans après sa mort...

Alors que les premières analyses ADN n'ont pas été concluantes, le défenseur du suspect, Me Jean-Dominique Franchimont, demande sa relaxe. Celle-ci sera examinée mardi. La présidente de la chambre du conseil, qui a ordonné la détention préventive, a «parlé du traumatisme social que représenterait sa remise en liberté», souligne-t-il. «J'ai peur qu'on lui taille un costume de responsabilité parce qu'on ne trouve rien.»

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